Livres et romances LGBT
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STEDITIONS c'est quoi, c'est qui ?

Depuis fin 2008, le site STEDITIONS est la vitrine privée des romans lesbiens de Kyrian Malone et Jamie Leigh. Depuis 2014, les auteurs ont débuté le processus d'adaptation de leurs titres en romans gays (MxM) et plusieurs titres érotiques seront également adaptés en romans homme/femme courant 2015 et publiés sur le site EROS-EDITIONS.COM actuellement en cours de mise à jour.

STEDITIONS participe à la promotion et à la visibilité d'autres auteurs lesbiens, gays, bi et trans francophones.

Pourquoi STEDITIONS ?

Après la création du site de fanfictions Slayers' Time en 2006, Kyrian et Jamie ont décidé de publier leurs textes originaux sur un nouveau site dédié exclusivement à ces derniers, inspirés des acteurs/actrices qui ont nourri(es) leurs muses des années durant. STEDITIONS est une fenêtre sur la culture populaire romancée pour les LGBT.

"ST" est l'abréviation pour Slayers' Time.

STEDITIONS en quelques chiffres

- 3428 : Nombre d'abonnés à nos newsletters.

- 532 : Nombre de commentaires laissés sur le site.

- 7081 : Nombre de fois où le titre "Mon amie, mon amante, mon amour", a été consulté.

- 651 : Nombre de membres devenus Premiums depuis 2014. 

Le staff du site STEDITIONS 

Béatrice Guillart : Chargée de communication, Béatrice répond à vos mails, aux demandes de support du forum et s'occupe des mises à jour du site.

Kyrian Malone : Quand elle n'écrit pas, Kyrian est en charge de la maintenance du site, de la gestion des publications, des Webzines et de la création des couvertures et autres designs promotionnels.

Les intervenants de STEDITIONS 

Jamie Leigh : Co-auteure de Steditions, Jamie adapte et révise les titres FxF et MxM

David Cooper : Auteur québécois, il a participé courant 2014 à l'adaptation MxM de plusieurs titres phares du site.

Dan Hegman : Auteur français en charge des adaptations HxF depuis 2015 et prochainement publié sur Eros-éditions.

Jennifer Baragouin : Correctrice officielle de tous les textes FxF, Jennifer s'occupe également de la gestion du site de fanfictions partenaire Slayerstime.net

Michelle Laroche : Correctrice officielle de tous les textes FxF, MxM et MxF.

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Pour mieux connaître les auteurs et leur travail, voici des interviews parues dans les médias LGBT, Yagg et Fugues entre 2010 et 2015. 

INTERVIEW DU 22 MARS 2011 sur le site YAGG

Si vous aimez la fanfiction, vous connaissez probablement le site Slayers’ Time. Depuis sa création en 2006, ses fondatrices, Kyrian Malone et Jamie Leigh ont lancé STEditions, vitrine de leurs romans lesbiens, et la plateforme d’actualités, de discussions et d’échanges pour les femmes lesbiennes/bi francophones Lez Echanges (site supprimé). Originaires respectivement de Guyane française et du sud de la France, les deux jeunes femmes (29 ans) viennent de quitter l’Irlande où elles vivaient depuis fin 2007 pour le Canada. Entre trois cartons de déménagement et deux démarches administratives, elles ont pris le temps de répondre – par la voix de Kyrian – aux questions de Yagg.

Entre Lez Echanges, Slayers’ Time et STÉditions, vous ne seriez pas un peu hyperactives? Dieu merci, nous ne gérons pas tous les sites. Une dizaine de personnes bénévoles assure l’administration de Lez Echanges et Slayers’ Time; nous fournissons simplement un serveur et assurons l’entretien technique. Le seul site que nous devons mettre à jour de temps en temps est celui de nos romans, STEditions.

Vous êtes avant tout auteures de fanfiction, et en particulier de femslash. Mais c’est quoi, le femslash? C’est un sous-genre des fanfictions, ces récits inspirés de séries télé, de films, de livres, de mangas. Dans le femslash, les auteurs mettent en scène deux personnages féminins et développent des intrigues centrées sur des relations saphiques. Pour les relations entre hommes, on parle de slash.

Pourquoi la fanfiction a-t-elle été inventée? Imaginez-vous à la fin du dernier épisode de Desperate Housewives ou à la dernière page du dernier James Ellroy… Quand il n’y pas de suite, naît la frustration du lecteur/téléspectateur… à moins d’avoir été déçu-e par une œuvre. C’est cette frustration qui est le principal moteur chez les auteur-e-s de fanfictions. Une frustration à laquelle se mêlent des fantasmes de voir se réaliser un scénario imaginé ou attendu. Le fantasme est à la base de tout et se conjugue avec l’impatience. Un auteur de fanfiction pourra non seulement écrire ou réécrire l’épisode d’une série mais il pourra réinventer toute une intrigue destinée à satisfaire son imagination et donc ses fantasmes: empêcher la mort d’un personnage, le tuer, le réconforter etc…

Dans 80% des histoires femslash et slash, l’idée est de mettre en exergue une relation sentimentale avec un autre personnage.

Sans pouvoir tous les citer, parmi les couples de femslash on retrouve Xena/Gabrielle, Buffy/Faith (Buffy contre les vampires), Alex/Oliva (New York Unité Spéciale SVU), Emily Prentiss/JJ. Jennifer Jareau (Esprits criminels), Hermione/Minerva (Harry Potter) etc.. Pour les couples slashs Lex Luthor/Clark Kent (Smallville), Hotchner/Reid (Esprits criminels), Harry Potter/Ron Weasley…

Beaucoup d’auteur-e-s commencent par l’écriture de fanfictions avant de s’exercer à la rédaction d’histoires originales. Cela permet d’apprendre à écrire, de peaufiner son style, de recevoir des critiques constructives ou des conseils des lecteurs. Avant de se lancer dans une fanfiction, il est préférable d’avoir une bonne maîtrise des personnages originaux: connaître leur personnalité, respecter leurs traits de caractère, leur psychologie à un stade précis du scénario. Les lecteurs sont parfois intransigeants dans leurs critiques.

Dans vos récits originaux, on retrouve un peu toujours les mêmes noms de personnages. Pourquoi? C’est une marque de fabrique et surtout un repère pour nous et nos lecteurs. Comme pour la fanfiction, à chaque nom, Sarah Leary, Faith Ryan, Danielle Reevers ou Kristen Adams, équivaut des traits de caractère, un physique, un tempérament. Les lecteurs identifient ces personnages d’une histoire à une autre comme ils pourraient suivre la filmographie de leurs actrices favorites au cinéma. Ils visualisent le physique qu’ils ont imaginé dans un roman précédent.

Qui est votre public? Celui qui vous lit est-il celui pour lequel vous écrivez? Il est agréable de constater que notre public ne se restreint pas aux lesbiennes, aux hétéros ou aux femmes âgées de 20 à 30 ans. Nous écrivons des récits où les relations saphiques ont une place prédominante, mais nos récits abordent des thèmes et des genres variés qui s’adressent à tout le monde. Nos héroïnes sont flic, geek, prostituée, chef d’entreprise, voleuse professionnelle ou tueuse en série. Surtout, elles sont lesbiennes, parfois bi, nous les aimons femmes et leur sexualité est amenée de la plus naturelle des façons sans artifices ou interrogations existentielles.

Pourquoi le top 10 du box office ne présente-t-il pas des héroïnes sexy qui embrassent de jolies femmes? Pourquoi est-il si complexe de trouver des romans lesbiens qui ne soient ni des récits dramatique, ni des autobiographies relatant les joies sordides du coming-out? C’est ce manque de représentation lesbienne, telle que nous la concevons au cinéma, à la télé ou dans les livres, que nous comblons dans nos romans. Nous écrivons ce que nous cherchons dans notre culture populaire et supposons que notre public apprécie cette façon de la réactualiser.

Buffy dans un lit avec Faith, Bella qui toise Edward et sort avec sa sœur Alice ou Gabrielle qui tombe enceinte de Xena parce qu’une déesse de la fertilité l’aura décidé… C’est ce que nous voulons voir ou lire. Nous le produisons afin de partager notre vision des choses avec nos lecteurs.

Maintenant, savoir si ceux qui nous lisent sont ceux pour qui nous écrivons, la réponse est « non » et la raison en est simple: nous écrivons pour nous. C’est une approche égoïste, mais comment prendre du plaisir à écrire et être performant dans notre écriture si nous écrivons pour les autres? Tout le monde est libre de nous lire et nous prenons la liberté d’écrire ce que nous voulons… Kurt Vonnegut a dit « You don’t write for the whole world, and you don’t write for ten people, or two. You write for just one person » (« On n’écrit pas pour le monde entier, ni pour 10 personnes, ou 2. On écrit pour une seule personne. »).

Vous avez lancé un concours d’écriture contre l’homophobie. Il est trop tard pour s’inscrire mais les internautes peuvent voter pour les textes proposés. Pourquoi un tel concours? Pour plusieurs raisons: encourager l’écriture, faire connaître le femslash peu représenté dans les pays francophones et enfin apprécier la créativité des auteurs sur le thème de la discrimination lesbophobe. Chaque auteur présentera un point de vue différent selon des horizons et des inspirations différentes. Là est tout l’intérêt de ce concours: comparer cette perception de l’homophobie sur un fond de fiction et permettre aux auteurs de dénoncer, inciter les lecteurs à prendre conscience que l’homophobie reste omniprésente.

Quels sont les deux récits (romans originaux ou femslash) que vous avez préféré écrire? Les deux pour lesquels vous avez le plus souffert? D’un point de vue affectif et émotionnel, j’ai aimé écrire la saga Serial Killer qui mélange thriller psychologique et romance sapho-érotique. Nous avons refusé de nous censurer et nous sommes inspirées d’histoires vraies afin de représenter au mieux la réalité sur les tueurs/tueuses en série. La réalité dépasse la fiction (de très loin) et c’est cette réalité que nous voulions décrire. Le plus difficile est de découvrir, de retranscrire comment un individu décide un jour de tuer, violer, torturer ou même manger une ou plusieurs personnes avec ou sans états d’âmes. Pour décrire les faits et expliquer ce phénomène, il nous a fallu comprendre, étudier plusieurs cas de tueurs en série afin d’inventer des personnages cohérents, ressemblants, pour notre fiction. Inventer de tels individus en revient à réfléchir à leur enfance, leur genèse, à tous les antécédents qui ont mené à leur passage à l’acte, la naissance de leurs fantasmes, l’élaboration de leurs crimes, de leur mode opératoire. Ces démarches n’étaient pas seulement complexes mais éprouvantes parce que nous devions penser comme eux, réfléchir comme eux et parvenir à avoir cette fameuse empathie dont parle Micki Pistorius, une profileuse qui a exercé en Afrique du Sud entre 1994 et 2000.

Dans un genre différent puisque fantastique ou « bit-lit », la saga De Guerre, d’Amour et de Sang réactualise entièrement le mythe du vampire. Il se s’inspire pas de classiques tels que Underworld, Entretien avec un vampire ou Twilight. Nous avons attribué des explications scientifiques à l’existence des vampires et avons construit leur genèse depuis l’an 936 jusqu’à nos jours afin d’ancrer nos personnages dans la réalité. De Guerre, d’Amour et de Sang évoque des moments clefs de l’Histoire d’Angleterre, de France, d’Irlande, d’Allemagne, de la naissance de l’Inquisition à la montée du nazisme. Cette saga est aussi une invitation au voyage, de New York à l’Alaska en passant par la Nouvelle-Zélande et l’Europe.

Et les deux que vous conseilleriez à celles et ceux qui vous découvrent? Conseiller l’un de nos récits est assez délicat puisque notre répertoire est éclectique et le choix dépendra des goûts de chacun. À ceux qui souhaitent lire un policier, je conseilleraiRemember Me qui a eu beaucoup de succès. À ceux qui préfèrent les romances légères, je suggère You and Me Against The World et dans le genre fantastique, Have Faith qui traite de la vie après la mort, de la réincarnation, le tout, sur un fond de romance entre femmes. L’idéal est de venir lire les résumés et extraits disponibles sur notre site.

Source 


INTERVIEW FLASH DU 25 MARS 2010 pour le magazine FUGUES

Quelle lesbienne n’a jamais rêvé que Julia Roberts dans Pretty Woman tombe amoureuse d’une femme et que Richard Gere soit relayé au plan secondaire de l’intrigue? Que Buffy Summers, au lieu d’aller chasser les vampires un soir, ait une relation torride avec sa meilleure amie lesbienne Willow? Que le lesbianisme intègre la culture populaire, sans n’être qu’un «accommodement raisonnable», ou fantasme chimérique hétérosexuel?

Dans l’univers très clos des maisons d’éditions, le sujet lesbien est souvent relayé au plan d’une littérature secondaire; vu d’un côté comme une littérature «de l’ombre, ultra spécialisée» pour un public ciblé (poésie, écrits théoriques, féministes), ou aux antipodes, vous l’aurez bien sûr deviné, une «littérature» qui n’en est pas une, avec les Playboys et compagnie. Dans les années 70, issu de la fanfiction, du slash et yaoi, apparaît le femslash, genre de subversion littéraire en réponse à la culture dominante, où les lesbiennes viennent titiller, voire provoquer l’ordre établi en se faisant leurs propres scénarios. Si cette sous-culture lesbienne et littéraire est aujourd’hui peu commune, de jeunes auteures n’hésitent pas à revisiter le genre. C’est d’ailleurs le cas de Kyrian Malone et Jamie Leigh, deux auteures françaises de vingt-huit ans, basées en Irlande, qui coécrivent déjà depuis quelques années : « L’écriture à deux mains est venue comme un jeu où nous nous donnions la réplique. Kyrian m’a fait découvrir les fanfictions sur Internet il y a quelques années et nous nous sommes mises à écrire ensemble», précise Jamie d’entrée de jeu. Si la crédibilité des fanfictions a parfois souffert de la comparaison avec les romans Harlequin, ou de l’étiquette «littérature prépu-bère», Kyrian et Jamie ne ciblent pas de public particulier, puisque mixte, il varie généralement entre 16 et 50 ans, selon les genres et thèmes abordés. 

Quels sont les principaux thèmes abordés dans vos romans, le style préconisé? 

K : Nous avons commencé par écrire des fanfictions. Le principe est simple : une scène d’une série ou d’un film nous frustre? Nous la réécrivons à notre goût. 

J : Après quelques années nous avons créé nos personnages et nos intrigues. Les genres sont divers : thriller, comédie, drame, fantastique, aventure, le tout sur un fond de romance lesbienne où la psychologie des personnages est mise de l’avant. 

K : Notre style n’est pas des plus conventionnels. D’après nos lecteurs, il est théâtral, visuel, et nous aimons écrire des scènes érotiques, ne pas nous censurer, sans rentrer pour autant dans le vulgaire. 

Quelles sont vos influences ? 

J : Notre inspiration peut venir de n’importe quoi: d’un film, d’une série, d’un événement de la vie, d’une actualité, d’un livre, d’un documentaire, etc. Nous revisitons la culture populaire en y intégrant un couple de femmes. Nous abordons l’homosexualité féminine de manière naturelle, au même titre qu’un couple hétéro peut être mis en scène. 

K : Nos derniers romans (notamment la trilogie des «Serial Killer») sont marqués par l’influence d’auteurs tels que Stéphane Bourgoin ou Helen Morrison. Des séries telles que Cold Case, Medium, Criminal Minds sont aussi de grandes sources d’inspiration. Julie VAILLANCOURT 

Pour achats et informations, visitez leur site www.steditions.com > Pour la version étendue de ce texte, visitez Fugues.com 

Source


 

INTERVIEW DU 24 JANVIER 2015 de Jamie Leigh pour le magazine FUGUES

Il y a près de 9 ans, le couple que forment les auteures Kyrian Malone & Jamie Leigh unissait leurs mains au plaisir de l’écriture. Débutait ainsi une aventure de l’écriture à quatre mains, où les deux femmes se sont exercées à la fanfiction; sur le site slayerstime.net, elles proposaient des récits basés sur des œuvres existantes notamment les séries télévisées et les films. D’un cercle d’admirateurs croissant, les lecteurs demandent des « histoires originales » aux auteures. Elles autopublieront plus d’une cinquantaine de romans lesbiens en tout genre, via leur plateforme web STEDITIONS. Mais voilà que les deux jeunes femmes ne se limitent plus au monde lesbien, elles plongent cette fois dans la romance gaie et l’aventure de l’écriture à six mains. Jamie nous raconte le début de cette nouvelle aventure littéraire.

Vos romans lesbiens se vendent bien et avez une base d’admirateurs à travers la francophonie. Comment en êtes-vous venues à cette idée de « transposer » vos histoires pour un lectorat gai, ou du moins, à raconter des histoires gaies?

L'idée de transposer nos textes nous est venue cet été, lors de la Fierté Littéraire où j'ai participé à une table ronde sur le sujet « Le sexe me fait lire ». Durant la discussion, nous étions plusieurs auteurs invités et avons débattu sur la capacité à écrire des histoires lesbiennes, gaies ou hétéros, à interpréter des personnages sans tenir compte de notre propre orientation sexuelle. Pour Kyrian et moi, cela prenait des allures de défi. Serions-nous capables de revoir nos personnages féminins lesbiens pour en faire des personnages masculins gais ? Nous nous sommes alors tournées vers nos connaissances, notamment un ami gai qui nous aide et qui réadapte nos livres en version gaie. Bien sûr, toutes nos histoires ne seront pas réécrites puisque nos romans lesbiens ne sont pas tous « transposables ». Ce concept inédit a très bien été accueilli par nos lecteurs et de nombreux projets sont à venir afin de proposer des titres mettant en avant la diversité dans la littérature LGBT. 

Il y a 3 mois, vous avez commencé à adapter vos histoires et avez déjà publié 6 romans, signés David Cooper. Faites-vous dans l'écriture à 6 mains?

David Cooper est le pseudonyme de notre ami que nous désignons comme consultant puisqu'il est mieux placé que nous pour adapter nos histoires en version gaie. Nous partageons le même désir de rendre la littérature LGBT plus visible. On pourrait à certains égards, considérer cela comme une écriture à 6 mains puisque David doit parfois réécrire des scènes entières ou en ajouter de nouvelles afin d'approfondir certains personnages et asseoir leur cohérence dans les intrigues. 

Pour vous, en tant que couple lesbien, quelles sont les principales difficultés d'écrire des histoires MxM (Masculin x Masculin)?

En tant que couple lesbien, écrire des histoires gaies ne vient pas forcément naturellement. Pour cette raison, et parce que nous voulons garder le plus de cohérence possible, nous collaborons avec David. Les personnages masculins ne sont pas radicalement différents de nos personnages féminins qui ont très souvent une bonne partie de masculinité en eux. Mais l'approche, la relation charnelle, certaines réactions changent forcément. Là réside l'importance de la réécriture, de l'adaptation, de l'intervention d'une personne extérieure. Le fond de l'histoire en lui-même, les thèmes abordés, les obstacles rencontrés seront les mêmes parce que les difficultés de la vie en général touchent autant les hommes que les femmes. Tous les individus sont égaux face à la mort ou l'amour, seuls les fondements de notre éducation, de nos personnalités respectives entraînent des réactions plus ou moins similaires chez les uns ou les autres.

Étant deux femmes lesbiennes qui écrivent des histoires gaies mettant en scène des hommes, avez-vous peur d’être jugées, ou considérées comme des imposteurs?

Nous avons appris que l'écriture d'histoires gaies n'appartenait pas forcément à la gent masculine. En effet, beaucoup de femmes se sont lancées dans la rédaction de romans gais et suscitent autant l'intérêt des lecteurs. De la même façon que les gais lisent des livres hétéros, nombre d'hétéros lisent des romans LGBT. L'important n'est pas tant le sexe de l'auteur, mais l'histoire qu'il raconte, l'acceptation des couples d'hommes comme n'importe quel couple. Pour cette raison, nos histoires, et celles qui ont été adaptées, plongent le couple principal dans une intrigue que l'on pourrait voir au cinéma ou à la télévision.

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La collection de romans des auteurs Kyrian Malone et Jamie Leigh est disponible sur leur site: http://steditions.com/ebooks-gays/romans-et-nouvelles-gays.html

Six titres MxM sont disponibles sur STEDITIONS, en version ebook numérique et imprimée. Les livres sont aussi accessibles sur Amazon, kobobook et lulu.com. Plusieurs titres en cours d'adaptation, dont la saga bit-lit en 9 tomes, « Lune de sang » avec des couples MxM, FxF et MxF. Un extrait gratuit est accessible sur le site ainsi qu'un lien de précommande :http://steditions.com/livres-gays/lune-de-sang-david-cooper.html

Depuis mai 2014, STEDITIONS ouvre ses portes à tous les auteurs LGBT souhaitant gagner en visibilité. Si vous souhaitez faire connaître et afficher votre travail sur le site, les détails sont disponibles ici.

Vous pouvez vous aussi poser vos questions dans le forum

 


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