Être lesbienne : 10 réalités que personne ne te dit

Être lesbienne ne ressemble pas à ce que la plupart des gens imaginent, ni même à ce que beaucoup de contenus "bienveillants" racontent. Entre les clichés, la fétichisation, l'invisibilisation et les injonctions, il reste un angle mort : le réel, celui qui pique, qui fait rire jaune, qui soulage, qui met la honte, qui met la rage, qui met la paix. Voici 10 vérités concrètes, utiles, parfois inconfortables, sur le fait d'être lesbienne, la relation lesbienne, le couple lesbien, la visibilité et les dynamiques sociales qui collent à la peau.
Sommaire
- Qu’est-ce qu’une femme lesbienne ?
- Comment savoir si on est lesbienne ?
- Pourquoi le mot « lesbienne » reste chargé socialement aujourd’hui ?
- Comment savoir si on est lesbienne quand on doute de son orientation ?
- Quels sont les signes qu’on peut être lesbienne ?
- Pourquoi les couples lesbiens restent souvent invisibles dans la société ?
- Pourquoi les relations lesbiennes sont souvent fétichisées ?
- Comment se passe le coming out lesbien dans la vie réelle
- À quoi ressemble une première relation lesbienne ?
- Comment fonctionne un couple lesbien dans la réalité ?
- Être lesbienne au travail : visibilité, discrétion et stratégie
- Les formes de rejet que rencontrent les femmes lesbiennes
- Pourquoi les récits et romans lesbiens sont importants ?
- Pourquoi certaines femmes deviennent lesbiennes au cours de leur vie ?
- Être lesbienne au quotidien : questions qui reviennent vraiment
- Test : suis-je lesbienne ?
- Pourquoi tant de contenus sur "les lesbiennes" sonnent faux
- Ce que cette page change, concrètement
- Comment reconnaître une lesbienne ?
- Questions fréquentes sur le fait d’être lesbienne
- Lire des histoires d’amour entre femmes
Qu’est-ce qu’une femme lesbienne ?
Une femme lesbienne est une femme qui ressent une attirance amoureuse ou sexuelle envers d’autres femmes. Cette orientation sexuelle fait partie des identités reconnues au sein de la communauté LGBT.
Certaines femmes découvrent leur orientation très tôt, tandis que d’autres prennent conscience de leur attirance plus tard dans leur vie. Il n’existe pas une seule façon d’être lesbienne : chaque parcours est différent.
Comment savoir si on est lesbienne ?
Beaucoup de femmes se posent la question « suis-je lesbienne ? » ou « comment savoir si je suis lesbienne sans expérience ». Il n’existe pas de test universel, mais certains ressentis reviennent souvent dans les témoignages.
- Vous ressentez une attirance émotionnelle ou romantique forte pour des femmes.
- Vous imaginez plus facilement une relation ou une intimité avec une femme qu’avec un homme.
- Les relations hétérosexuelles vous semblent forcées, confuses ou peu naturelles.
- Vous avez parfois eu des crushs féminins, même discrets ou difficiles à reconnaître.
- Vous vous reconnaissez davantage dans les récits de relations entre femmes.
Certaines femmes comprennent leur orientation très tôt, d'autres beaucoup plus tard. Se poser la question ne signifie pas forcément avoir toutes les réponses immédiatement.
Pourquoi le mot « lesbienne » reste chargé socialement aujourd’hui ?
Dans les requêtes les plus tapées, on voit toujours la même tension : "lesbienne" est un mot simple, mais il déclenche des réactions disproportionnées. Il est sexualisé, moqué, réduit à un fantasme ou à une insulte, puis récupéré par des discours qui prétendent "respecter" tout en demandant de se faire petite. Résultat : beaucoup de femmes peuvent désirer des femmes et pourtant éviter de se dire lesbiennes, parfois pendant des années, parce que le mot a été abîmé avant même d'être choisi.
Ce poids n'est pas qu'une affaire d'opinion. Il a des effets concrets : sur la manière dont on se présente, sur la peur du regard, sur la façon dont on raconte sa vie, sur le choix du silence au travail, sur la prudence en famille. Et même quand on est à l'aise avec soi, il suffit d'un dîner, d'un commentaire, d'un "c'est juste une phase", d'un "vous êtes amies ?", pour rappeler que le mot n'est pas reçu comme un simple descriptif, mais comme une provocation.
Ce que personne ne dit franchement : tu ne choisis pas seulement une étiquette, tu choisis aussi le paquet complet de projections que les autres vont coller dessus. Cela ne signifie pas qu'il faudrait s'en protéger à vie. Cela signifie qu'il faut arrêter de faire semblant que ce n'est qu'un détail.
Comment savoir si on est lesbienne quand on doute de son orientation ?
Les pages qui cartonnent sur "signes lesbienne" sont souvent des listes creuses : un détail de look, une "énergie", un test à points, comme si le désir se réduisait à un quiz. La réalité est plus simple et plus brutale : ce qui trouble le plus, ce n'est pas "est-ce que je corresponds", c'est "pourquoi j'ai mis autant de temps à me l'autoriser". Et ce n'est pas toujours une révélation spectaculaire. C'est parfois un glissement, une évidence tardive, une série de micro-renoncements qui deviennent soudain visibles.
Ce que personne ne dit : le doute peut être un mécanisme de protection. On peut désirer, aimer, imaginer, fantasmer, et pourtant douter, non pas parce que ce n'est pas vrai, mais parce que c'est coûteux socialement. Et inversement, on peut ne pas douter du tout et tout de même avoir peur des conséquences. Le doute n'est pas une preuve, ni dans un sens ni dans l'autre. C'est juste un état mental qui apparaît quand une vérité intérieure rencontre un mur extérieur.
Si tu as déjà une page hub "suis-je lesbienne", la différence ici est nette : on ne cherche pas à trancher, on décrit le mécanisme, la pression, le brouillard, les récits imposés. On parle de la manière dont le désir se construit sous contrainte, pas d'un diagnostic.
Quels sont les signes qu’on peut être lesbienne ?
Beaucoup de femmes se demandent quels sont les signes qui peuvent indiquer une attirance pour les femmes. Il n’existe pas de règle absolue, mais certains ressentis reviennent souvent dans les témoignages de femmes qui découvrent leur orientation.
Ces signes ne sont pas des preuves définitives. Ils peuvent simplement être des pistes pour mieux comprendre ses émotions et son attirance.
| Ressenti ou situation | Ce que cela peut révéler |
|---|---|
| Être souvent attirée par certaines femmes | Une attirance émotionnelle ou physique possible |
| Se projeter plus facilement dans une relation avec une femme | Une orientation amoureuse vers les femmes |
| Être touchée par les histoires d’amour entre femmes | Une identification possible |
| Avoir déjà eu des sentiments pour une amie | Un signe fréquent dans les parcours lesbiens |
| Se sentir en décalage dans les relations hétérosexuelles | Une interrogation sur son orientation |
Chaque parcours est différent. Certaines femmes comprennent très tôt leur orientation, tandis que d’autres mettent des années à mettre des mots sur leurs sentiments.
Pourquoi les couples lesbiens restent souvent invisibles dans la société ?
On s'imagine que le pire, c'est l'attaque frontale. En réalité, l'invisibilité quotidienne te ponce plus lentement, mais plus profondément. Elle arrive sous forme de politesse, de sous-entendus, de présomptions hétéro, de conversations où ta vie est traduite dans une autre langue sans te demander ton avis. Un couple lesbien devient "deux colocataires". Une compagne devient "ta copine" au sens d'amie. Une histoire d'amour devient "un choix de vie".
Ce que personne ne dit : cette invisibilité se glisse même dans les endroits censés être "safe". On peut être entourée de gens qui se veulent ouverts et pourtant sentir que tout est toléré tant que cela ne dérange pas, tant que cela ne s'affiche pas, tant que cela ne demande rien. Cela peut rendre cynique, et ce cynisme n'est pas un défaut. C'est un système immunitaire.
Pourquoi les relations lesbiennes sont souvent fétichisées ?
Il existe une zone grise dont beaucoup parlent à demi-mot : la fétichisation. Elle peut venir d'hommes qui se croient "cool", de couples qui fantasment un "plan", de médias qui cadrent l'amour entre femmes comme un spectacle, de commentaires qui sexualisent une simple photo. Et le pire, c'est que cela se présente parfois comme de l'admiration. Comme si on devait dire merci.
Ce que personne ne dit : la fétichisation t'entraîne vers des négociations absurdes. Tu dois décider si tu réagis, si tu fatigues, si tu passes pour "susceptible", si tu laisses couler. Tu dois parfois protéger ton couple de scénarios écrits par d'autres, où ta relation lesbienne est considérée comme une porte ouverte, une expérience, un objet public.
La conséquence est très concrète : certaines femmes deviennent hyper prudentes, d'autres adoptent l'attaque, d'autres jouent l'humour, d'autres coupent les ponts avec des amis "sympas". Et tout cela, c'est du travail mental non rémunéré.
Comment se passe le coming out lesbien dans la vie réelle
La culture populaire a vendu un coming out cinématographique : une grande annonce, des larmes, un câlin, fin du film. Dans la vraie vie, c'est souvent une succession d'épisodes, parfois minuscules, parfois lourds, parfois franchement ridicules. Tu peux te retrouver à "revenir" dix fois, parce que chaque nouveau collègue, chaque nouveau médecin, chaque nouvelle voisine repart du principe que tu es hétéro.
Ce que personne ne dit : tu n'es pas obligée de faire de ton intimité un communiqué de presse. Tu n'es pas non plus obligée de supporter la curiosité invasive au nom de la "pédagogie". Ce n'est pas ton travail d'être un module de formation. Et quand tu choisis de parler, tu peux découvrir que certaines personnes ne réagissent pas par haine, mais par petit contrôle : questions insistantes, reformulations, tentatives de te recadrer, "tu es sûre ?", "tu n'as pas rencontré le bon". Cela peut être plus corrosif qu'un "j'aime pas ça", parce que cela se maquille en sollicitude.
À quoi ressemble une première relation lesbienne ?
Beaucoup de femmes imaginent que la première relation lesbienne doit "réparer" tout le reste. Qu'elle va être plus douce, plus fluide, plus mature, plus compréhensive. Et parfois oui. Mais parfois c'est l'inverse : c'est intense, rapide, bancal, hypersensible, chargé de peurs, de comparaisons, de rôles appris sur des couples hétéros, d'attentes de "fusion" parce que, enfin, quelqu'un comprend.
Ce que personne ne dit : la nouveauté peut amplifier la confusion. Tu peux être profondément attirée et pourtant ne pas savoir comment faire simple. Tu peux être très à l'aise dans la vie et te sentir adolescente dans l'intime. Tu peux idéaliser, puis être vexée par un détail, puis te juger, puis t'accrocher. Ce n'est pas un signe d'échec. C'est un signe que tu apprends sans mode d'emploi, dans une société qui a rarement montré des modèles réalistes de relation lesbienne.
Comment fonctionne un couple lesbien dans la réalité ?
Il existe une mythologie : deux femmes ensemble seraient forcément plus empathiques, plus communicantes, plus respectueuses. C'est flatteur, mais c'est aussi une pression. Le couple lesbien est souvent pris en étau entre deux caricatures : soit la relation "parfaite" et mature, soit la relation "toxique" et dramatique. Dans les deux cas, on refuse la banalité : les compromis, les défauts, les disputes ordinaires, la fatigue.
Ce que personne ne dit : être deux femmes n'annule ni les problèmes de pouvoir, ni la jalousie, ni la possessivité, ni les blessures d'attachement. Cela peut même ajouter une couche : la peur de donner raison aux stéréotypes, la peur que la rupture soit lue comme une preuve que "ce n'était pas sérieux". Cette pression pousse parfois à rester trop longtemps, ou au contraire à fuir trop vite, juste pour éviter le regard extérieur.
Être lesbienne au travail : visibilité, discrétion et stratégie
Dans les requêtes, "lesbienne au travail" et "coming out travail" reviennent sans cesse. Et pour cause : le monde pro adore les "valeurs" tant que cela ne change rien aux dynamiques. La visibilité n'est pas un grand geste héroïque. C'est une suite de décisions : ce que tu dis, à qui, quand, comment, et avec quel risque. Parfois tu peux être tranquille. Parfois tu es dans un secteur, une région, une entreprise où le moindre détail devient une rumeur, une blague, un frein.
Ce que personne ne dit : certaines femmes se protègent, non par honte, mais par lucidité. Elles ont vu comment un collègue parle "en off". Elles ont entendu les insinuations sur une manager. Elles savent que la neutralité n'existe pas, mais que la discrétion peut être un bouclier temporaire. Le débat n'est pas moral. Il est pragmatique.
Et il y a une autre réalité : la visibilité est souvent attendue des lesbiennes, comme une preuve qu'elles sont "modernes", "assumées", "cool". Comme si la société voulait la performance du courage, sans offrir la sécurité qui va avec.
Les formes de rejet que rencontrent les femmes lesbiennes
Le rejet frontal, tout le monde le comprend : insultes, menaces, agressions verbales. Le rejet poli est plus difficile à repérer, donc plus facile à subir. Il ressemble à une tolérance conditionnelle : on t'accepte tant que tu ne "ramènes pas ça", tant que tu n'affiches pas, tant que tu ne parles pas de ta compagne comme les autres parlent de leur mari, tant que tu évites certains sujets, certaines blagues, certaines photos.
Ce que personne ne dit : ce rejet poli peut venir de gens qui se disent alliés. Il peut venir d'une famille qui "ne veut pas de problèmes". Il peut venir d'amis qui font les progressistes mais se crispent dès que ton couple lesbien devient visible. Le rejet poli peut aussi se manifester par un excès de curiosité : questions intimes, stéréotypes "douces" ("qui fait l'homme ?"), comme si ton histoire était un jeu de rôle à décoder.
Il y a une phrase qui revient chez beaucoup de lesbiennes : elles apprennent à distinguer l'acceptation et la tolérance. La tolérance veut la paix sociale. L'acceptation veut la vérité.
Pourquoi les récits et romans lesbiens sont importants ?
Quand on réfléchit au fait d' "être lesbienne", aux "relations lesbiennes", ou au fait de devenir "couple lesbien", il y a souvent un sous-texte : la solitude. Pas forcément la solitude physique, mais la solitude narrative. Le manque d'histoires réalistes, variées, imparfaites, où l'amour entre femmes n'est pas un gimmick, ni une punition, ni un décor.
Pour celles qui cherchent des récits où les relations entre femmes sont racontées sans filtre ni édulcoration, certains romans lesbiens contemporains prennent le parti de montrer des personnages complexes, imparfaits et pleinement humains.
Ce que personne ne dit : les récits servent à réguler le cerveau. Ils donnent une carte, même si elle n'est pas parfaite. Ils offrent des scénarios de conversation, des manières de dire, des manières d'aimer, des manières de rompre, des manières de tenir. Et parfois ils offrent aussi quelque chose de moins avouable : une joie sombre, un humour noir, une vérité qui ne demande pas d'être "inspirante" pour être légitime.
Dans la fiction lesbienne, dans la romance FxF, dans les thrillers sapphiques, dans les récits de femmes qui ne sont pas là pour rassurer, il se passe une chose simple : on se reconnaît sans avoir besoin d'être exemplaire. Et cela, ça change une vie. Pas parce que cela "guérit", mais parce que cela enlève une couche de mensonge social.
Pourquoi certaines femmes deviennent lesbiennes au cours de leur vie ?
Une question revient souvent : pourquoi une femme devient-elle lesbienne ? La réalité est que l’orientation sexuelle n’est pas un choix que l’on décide du jour au lendemain. Dans la plupart des cas, il s’agit plutôt d’une prise de conscience progressive.
Certaines femmes ressentent une attirance pour les femmes depuis longtemps sans l’avoir pleinement reconnue. D’autres découvrent cette attirance plus tard, parfois après des relations avec des hommes.
Plusieurs facteurs peuvent expliquer pourquoi cette prise de conscience arrive à un moment particulier de la vie.
| Situation fréquente | Explication possible |
|---|---|
| Une attirance déjà présente mais ignorée | Certaines femmes réalisent plus tard ce qu’elles ressentaient déjà |
| Une rencontre marquante avec une femme | Une relation peut révéler une orientation déjà existante |
| Moins de pression sociale ou familiale | Le contexte peut permettre de s’accepter plus facilement |
| Un parcours amoureux hétérosexuel insatisfaisant | Certaines femmes comprennent alors mieux leurs sentiments |
Dans tous les cas, l’orientation sexuelle se comprend souvent avec le temps. Il n’existe pas d’âge précis pour découvrir ou accepter son attirance pour les femmes.

Être lesbienne au quotidien : questions qui reviennent vraiment
Être lesbienne et se sentir "en décalage"
Un des angles morts des contenus grand public, c'est le décalage. Pas le décalage folklorique, mais le décalage discret : quand tout est pensé pour l'hétérosexualité par défaut. Invitations de mariage, conversations au bureau, questions sur "le futur mari", formulaires, presqu'évidences. On peut s'y habituer et pourtant ressentir une fatigue de fond, une vigilance permanente, parfois une ironie défensive. Le cynisme n'est pas une posture. C'est une manière de ne pas exploser.
Lesbienne et bisexualité : la confusion, les projections, les frontières
Une recherche massive tourne autour de la "différence lesbienne bisexuelle". Le sujet est souvent mal traité parce qu'il devient un concours d'identités. Dans la vraie vie, la confusion vient surtout de l'extérieur : l'idée qu'une lesbienne serait "anti-hommes", qu'une bisexuelle serait "indécise", que le désir devrait être stable comme un code postal. En réalité, les trajectoires sont multiples : certaines femmes se sont dites bi avant de se dire lesbiennes, d'autres se disent bi toute leur vie, d'autres refusent les cases, d'autres alternent entre silence et mots précis selon les contextes. Le point clé : personne n'a à prouver quoi que ce soit par performance ou par historique de relations.
Lesbienne et réseaux sociaux : visibilité, harcèlement, autocensure
Les réseaux ont donné une visibilité rapide, mais aussi une violence rapide. Une photo innocente peut déclencher des commentaires sexualisants. Une story peut être signalée. Un couple peut devenir un sujet de débat dans les DM. Beaucoup de femmes naviguent entre envie de montrer et envie de se protéger. Et là aussi, il n'y a pas de leçon morale. Il y a des arbitrages. Certaines choisissent le silence public, d'autres la provocation, d'autres une esthétique neutre, d'autres des espaces communautaires fermés. L'important n'est pas d'être visible partout. L'important est de ne pas se trahir pour plaire à un public qui ne paiera jamais le prix à ta place.
Quelle différence entre lesbienne et bisexuelle ?
La confusion entre lesbienne et bisexuelle est fréquente, notamment parce que l’orientation sexuelle peut évoluer ou être comprise progressivement. Pourtant, ces deux identités ne désignent pas la même chose.
| Orientation | Définition simple |
|---|---|
| Lesbienne | Une femme qui ressent une attirance romantique ou sexuelle principalement envers d’autres femmes. |
| Bisexuelle | Une personne attirée par plus d’un genre, généralement les femmes et les hommes. |
Certaines femmes passent par une période où elles se définissent comme bisexuelles avant de se reconnaître lesbiennes. D’autres restent bisexuelles toute leur vie. Ces trajectoires sont normales et très fréquentes.
Test : suis-je lesbienne ?
Certaines femmes cherchent un test lesbienne ou un test d’orientation sexuelle pour comprendre leurs sentiments. Ce type de questionnaire n’est pas un diagnostic, mais il peut aider à réfléchir à ses émotions et à ses attirances.
| Question | Votre ressenti |
|---|---|
| Vous avez déjà ressenti une attirance romantique ou physique pour une femme. | Oui / Non / Parfois |
| Les relations entre femmes vous touchent ou vous parlent davantage que les relations hétérosexuelles. | Oui / Non / Parfois |
| Vous vous êtes déjà imaginée dans une relation amoureuse avec une femme. | Oui / Non / Parfois |
| Certaines femmes provoquent chez vous un trouble émotionnel ou physique. | Oui / Non / Parfois |
| Vous vous êtes déjà demandé si vos sentiments pour une femme dépassaient l’amitié. | Oui / Non / Parfois |
Si plusieurs réponses sont « oui » ou « parfois », cela peut simplement indiquer que votre attirance pour les femmes mérite d’être explorée plus calmement. L’orientation sexuelle se découvre souvent avec le temps.
Pourquoi tant de contenus sur "les lesbiennes" sonnent faux
Parce qu'ils parlent aux hétéros avant de parler aux lesbiennes
Beaucoup de textes, même "progressistes", sont écrits comme des brochures. Ils expliquent, ils rassurent, ils simplifient. Ils prennent un ton pédagogique, comme si la priorité était d'être comprise, plutôt que d'être vraie. Résultat : les lesbiennes lisent et se disent : "Ce n'est pas ma vie." Le réel est plus rugueux, plus drôle, plus contradictoire.
Parce qu'ils remplacent le vécu par des slogans
Les slogans ont leur utilité en manif, en campagne, en urgence. Mais au quotidien, ils peuvent devenir une manière de ne rien dire. On peut être lesbienne et avoir honte. On peut être lesbienne et être fière. On peut être lesbienne et être fatiguée. On peut aimer une femme et être lâche un jour, courageuse le lendemain. Le vécu n'est pas un poster. C'est un mélange. Les récits qui "pulvérisent tout" sont ceux qui acceptent le mélange.
Ce que cette page change, concrètement
Si tu es arrivée ici en tapant "être lesbienne" ou "relation lesbienne", il y a de grandes chances que tu cherches une chose précise : une vérité qui ne te prenne pas pour une enfant. Pas une leçon, pas une liste de clichés, pas un test ridicule, pas un discours sucré. Juste des réalités utiles, posées, parfois tranchantes, parfois tendres, mais vraies.
Ces 10 points n'ont pas vocation à te dire qui tu es. Ils ont vocation à nommer les pressions, les scripts sociaux, les pièges et les zones grises. Parce que quand on sait où sont les pièges, on arrête de se croire "trop sensible" ou "trop compliquée". On comprend que le problème n'est pas uniquement intérieur. Il est aussi dans le décor.
Comment reconnaître une lesbienne ?
Beaucoup de personnes se demandent s’il existe des signes permettant de reconnaître une femme lesbienne. Cette question revient souvent, mais la réponse est plus simple qu’on ne l’imagine : il n’existe aucun signe physique universel qui permette de deviner l’orientation sexuelle d’une femme.
Contrairement aux clichés, une lesbienne peut avoir n’importe quel style, n’importe quelle personnalité et n’importe quel parcours. Certaines sont très visibles dans leur orientation, d’autres non. Les stéréotypes sur les vêtements, la coupe de cheveux ou le comportement sont souvent trompeurs.
La seule manière fiable de savoir si une femme est lesbienne reste qu’elle le dise elle-même ou qu’elle partage cette information avec son entourage.
Cependant, certaines situations peuvent parfois donner des indices, sans constituer une preuve.
| Situation | Ce que cela peut signifier |
|---|---|
| Elle parle ouvertement de relations avec des femmes | C’est souvent l’indication la plus claire |
| Elle mentionne une petite amie ou une partenaire | Elle peut être lesbienne ou bisexuelle |
| Elle fréquente des espaces LGBT ou sapphiques | Cela peut indiquer une proximité avec la communauté |
| Son apparence correspond à certains clichés | Ce n’est pas un indicateur fiable |
En résumé, il est impossible de reconnaître une lesbienne uniquement à son apparence. L’orientation sexuelle est une dimension intime qui ne se lit pas sur le visage ou dans le style vestimentaire.
Questions fréquentes sur le fait d’être lesbienne
Peut-on être lesbienne sans le savoir ?
Oui. Certaines femmes prennent conscience de leur orientation sexuelle progressivement, parfois après plusieurs relations hétérosexuelles. Les normes sociales et les attentes peuvent retarder cette prise de conscience.
Comment reconnaître une lesbienne ?
Il n’existe aucun signe physique ou comportemental universel. L’orientation sexuelle ne se devine pas à l’apparence ou au style de vie.
Peut-on devenir lesbienne ?
On ne « devient » pas lesbienne au sens d’un choix volontaire. Cependant, certaines femmes découvrent ou acceptent leur attirance pour les femmes plus tard dans leur vie.
Comment savoir si une femme est lesbienne ?
La seule manière fiable de le savoir est qu’elle le dise elle-même. Les suppositions basées sur des stéréotypes sont souvent fausses.
Ressources
Comment savoir si je suis lesbienne
Rapports et ressources de SOS homophobie
Défenseur des droits - discriminations et droits
ILGA World - données et rapports internationaux
Lire des histoires d’amour entre femmes
Si tu cherches des récits où les relations entre femmes sont racontées avec réalisme, humour et intensité, la littérature peut offrir un espace précieux pour se reconnaître.
Les romans lesbiens, la romance FxF et les récits sapphiques permettent de découvrir des personnages complexes, des histoires d’amour imparfaites et des parcours qui ressemblent davantage à la réalité.
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