Accéder au contenu principal

Romans Gays

Nos recommandations de livres gays


| Admin | Romans Gays

    

Tome 1 : Les Trois Premières RèglesLe Marshall Jon Foster a perdu sa raison d’être et sa santé mentale le jour où il a vu l’apparition de son frère décédé. La distraction a sauvé la vie de Jon, mais a coûté la vie à de nombreuses personnes innocentes, dont celle de son meilleur ami et partenaire. C’était un prix à payer auquel Jon, le survivant, ne pouvait faire face et n’était pas sûr de pouvoir comprendre un jour. Rongé par le remord et la culpabilité, il essaie d’échapper à son passé en se réfugiant dans une petite ville, perdue au milieu de nulle part. 

| Admin | Romans Gays

Roman de 220 000 car. Deux adolescents s’aiment d’un amour romantique, mais transgressent dans leur village les principes d’une morale intransigeante. Leur amour résistera à l’intolérance, à la séparation, aux errances dégradantes et même à la mort. Dans ce roman, amour et passion se mêlent au surnaturel. Jean-Paul Sermonte insuffle dans cet ouvrage sa foi en un au-delà et son esprit de tolérance et de liberté, indissociable de toute évolution spirituelle.

| Admin | Romans Gays

Dans un monde où un virus félithrope a changé toute la société, Roan McKichan, infecté-né et ancien flic, est un détective privé qui élucide des crimes impliquant d’autres infectés. Le meurtre d’un autre ex-policier attire Roan dans une enquête étrange où une espèce non-identifiée de félin semble faire montre d’un degré inhabituel d’intelligence. Il doit jongler entre cette affaire et celle de la disparition d’un adolescent qui, à l’insu de ses parents, était obsédé par « les chats ». Travailler sur ces enquêtes va mener Roan à travers un labyrinthe de haine, de rancunes personnelles, et de dangers mortels. Avec l’aide de son partenaire, Paris Lehane, un infecté par la souche-tigre, Roan fait de son mieux pour survivre dans un monde qui hait et craint leur espèce… et qui parfois la vénère.

| Admin | Romans Gays

Morgan Drake est témoin d’un meurtre dans une ruelle. C’est la seule personne qui peut témoigner lors du procès du flic responsable du crime. Quand la maison sécurisée où le FBI le cache est compromise, il suit les instructions de l’agent en charge et s’enfuit. Nik Valentinov travaille pour le Sanctuaire, une fondation qui offre une protection aux témoins quand la sécurité promise par le FBI est remise en cause. Lorsque le flic responsable de Morgan l’envoie à Nik pour assurer sa sécurité, ni Morgan ni Nik n’auraient pu imaginer que deux semaines seuls dans une cabane perdue dans les bois bouleverseraient leurs cœurs avec autre chose que le simple fait d’essayer de garder Morgan en vie. Nombre de mots : 41,000

| Admin | Romans Gays

4 auteurs, 4 histoires.. 
Mario & Leopold : le loup de mon cœur – VD Prin (3ème opus des Loups)
Léopold Bradley, après le fiasco « Angel » dont il se sent responsable, décide de quitter sa meute pour un certain temps. Loin d’eux, il espère ainsi comprendre pourquoi il n’a pas vu le drame du louveteau arriver. Il va se rendre à New York et rencontrer un homme qu’il n’aurait jamais même pensé côtoyer en temps ordinaire : Mario Kalibi. Mario est tout ce que Léopold n’est pas : amical, humaniste, généreux et surtout très… gay. Ils sont comme le Ying et le Yang , comme le jour et la nuit. Alors, fatalement… 

| Admin | Romans Gays

Adolescent, Robert McKinnon a quitté son Écosse natale pour déménager aux États-Unis. C'était il y a seize ans et le professeur McKinnon ne s'est jamais vraiment intégré à la population de Boston. Il est peut-être vieux avant l'âge, mais il a son chat et ses livres, et c'est bien assez pour lui. Et puis Chris Ford arrive en grande pompe dans sa vie. Ce jeune homme est l'opposé exact du flegmatique Écossais ; des tatouages colorés couvrent sa peau, il porte une crête et joue de la batterie pour un groupe de rock. Mais il est une touche de couleur dans la vie en noir et blanc de Robert, et Robert devient la seule personne sur laquelle Chris pourra toujours compter. Même si Robert ne recherchait pas l'amour, surtout pas avec quelqu'un qui a presque dix ans de moins que lui, il ne peut pas nier qu'être avec Chris est parfait. Mais parfois, le besoin de liberté de Chris laisse Robert trop vulnérable. S'ils ne peuvent pas trouver un équilibre entre tatouages et tasses de thé, leur histoire d'amour ne durera pas – et le bonheur tout juste trouvé de Robert non plus.

 

| Admin | Romans Gays

Sens et Sensations, numéro hors série. Quelle est la voix de l’amour ? Si vous l’entendez, saurez-vous répondre à son appel ? L’inspecteur de police Jordan Waters tente de se remettre d’une blessure durant son service en changeant d’appartement, de boulot et de ville. En bref, il se sent seul. Son premier réflexe est de soulager son angoisse en faisant des rencontres sans suite… Jusqu’à ce qu’il rencontre un homme tellement à l’opposé de ses proies habituelles que pour la première fois, Jordan est déstabilisé. L’agent civil Sebastian Sumner a beau être malentendant, il a assez de force intérieure et d’humour pour pouvoir affronter tous les obstacles, y compris les défenses émotionnelles de Jordan Waters. Mais c’est son histoire familiale qui représente le plus grand des défis. Parviendra-t-il à accorder sa confiance à Jordan, ou son éducation le rendra-t-il sourd aussi à la voix de l’amour ?

| Admin | Romans Gays

CHARLES & CHRISTIAN : l'amour malgré tout - V.D. PrinÀ quatorze ans, le monde de Christian de Saxe, vole en éclat, après que son père soit accusé d’un crime horrible et qu’il se suicide. Chassé de sa demeure avec ses deux petites sœurs, Éloïse et Marie, ils trouvent refuge auprès d’une famille aimante qui va les aider à surmonter cette épreuve. Éloïse, va tomber amoureuse de Hans de Chanoine, le frère de l’homme qui a accusé leur père : le duc Charles de Chanoine. Christian et Charles, malgré leur passé, vont devoir trouver un terrain d’entente pour le bonheur de leur proche. Pas facile, quand une telle animosité règne entre les deux hommes.

| Admin | Romans Gays

Un chemin violet et or - Chris VerhoestIl s'appelle Livio et c'est le chef d'une troupe de saltimbanques qui ont tous un point commun : ils ont été rejetés à cause de leurs différences ou de leurs dons. Jehan décide de suivre les baladins au fil des paysages et des représentations. Le jeune homme fait tout pour trouver son propre talent, donc sa place, et l'amour, aussi, dans les yeux violet et or de Tanuccio, qui est aussi torturé que lui. Au contact de ces artistes hors du commun, Jehan s'initie aussi à leurs mystères et apprend leur passé. Et si la vérité était encore plus incroyable qu'il l'imaginait ?

| Admin | Romans Gays

Roman de 87 000 car. Justin, subjugué, perdu dans la profondeur bleue du regard qui ne le lâchait pas, fit un premier pas en avant, puis un deuxième pour emboîter le pas au fascinant étranger. Telle la proie du serpent, il n’eut aucune réaction quand une main vint prendre la sienne et pressa doucement ses doigts. Seul, son cœur prit un rythme fou.

| Admin | Critiques romans MxM

Résumé : Deven a retrouvé Kian après avoir traversé tout le pays. Mais les combats, les origines de son sang dans ses veines, le temps qui ne cesse de défiler ramènent le souvenir de Sellan dans l'esprit de Kian. Celui-ci va devoir affronter ses responsabilités et des rappels incessants d'un long passé devenu de plus en plus présent. Son amour pour Deven l'aidera-t-il à admettre enfin ce qu'il est, le Seigneur de tout un clan ?

Je remercie Béatrice et Stedition pour l'envoi de ce service presse. Avoir la suite des aventures de Kian et Deven me démangeait et c'est ainsi fait.

Tous les deux se sont retrouvés, avec pertes et fracas, mais ils sont de nouveau ensemble. Le précédent tome avait mis en lumière d'autres personnages, tels Kate, Kara, Kathleen, Danielle, Gabrielle – pas dur de l'oublier ce prénom – Alice et bien d'autres. Je me suis un peu perdue avec les prénoms en K, car il y en a encore d'autres dans le livre et à un moment donné je ne savais plus qui était qui.

Pas d'actions, juste une suite logique de ce qui s'était produit, à savoir des retrouvailles pour la plupart des protagonistes. J'ai aimé voir Kian et Deven sous un autre angle, par le biais du bébé recueilli, mais aussi en fonction de leur passé commun. Kian est vampire depuis un an et demi et il garde toujours une part de son humanité, mais elle diminue un peu plus chaque jour. Sellen prend un peu plus le pas sur Kian. Il faut dire aussi que des siècles à être Sellan revient plus facilement, malgré une si longue absence. Quant à Deven, si maitre de lui, il montre parfois un côté plus vif. J'ai aimé retrouver Lena, cette jeune mère qui est à un stade très avancé dans sa maladie et qui, bien qu'ayant un pied dans la tombe les aide autant qu'elle peut pour rattraper ses années à les combattre. Probablement aussi pour rattraper les erreurs commises par son père.

| Admin | Critiques romans MxM
Lune de Sang - Tome 2 - David CooperRésumé : Deven se lance à la recherche de son amour reconquis. Mais sa nouvelle quête va le mener vers d'anciens ennemis de son clan. Entre combats mortels, vengeance et espérances, il devra affronter des rappels d'un passé aussi bouleversé qu'extraordinaire. »  

Avant toute chose, je tiens à remercier Béatrice de Stéditions pour ce service presse.

Nous nous retrouvons cinq mois après l'enlèvement de Kian. Ce dernier est prisonnier de Richard, jusqu'à ce qu'il accepte de donner la main de la femme qui porte leur enfant, à Deven et lui. De son côté Deven n'a de cesse de le rechercher, mais il doit rester maître de lui et surtout surveiller ses arrières, surtout en la personne de Kara. Elle ne les a pas trahit au sens strict du terme, mais sa relation avec Kayhlan ne simplifie pas les choses. Quant à Kayhlan, elle a disparu, laissant derrière elle une "enfant" qui se retrouve accusée de traîtrise envers Richard, et par conséquent à la peine capitale en la laissant pourrir sur place sans une goutte de sang.

Le ton est donné dans les premières pages, changeant de protagonistes régulièrement, beaucoup trop à mon gout. Je n'ai pas eut le temps de m'attacher aux personnages de Kian ou Deven qui pourtant sont les mêmes que dans le premier tome, parce que cela va trop vite. La recherche de Kian/Sellan est compliquée, certes, mais changer de vision dans le même chapitre ne m'a pas perturbée à ce point-là, mais pas le temps d'intégrer les scènes. J'ai aimé la façon dont nous entrons dans la tête en partie de Richard. Nous n'avons pas son point de vue, mais ses gestes et actes sont montrés, expliqués. Tout n'est que jeu de pouvoir. Il est jaloux - ce qui sera le mot complet de ce tome - la jalousie va amener certains protagonistes à contrer leurs proches. Nous voyons Kara différemment, tour à tour sauvage, passionnée, romantique, aveuglée par la haine ou l'amour, c'est une femme qui ne se laisse pas faire. Elle est une guerrière, sachant user des armes sans pitié, mais elle sait écouter son cœur. La "rencontre" entre Kayhlan et Lena, fille  de l'Ordre des inquisiteurs ne se fait pas sans mal, pas de confiance, pas de solution, pas d'avenir...

Les luttes sont différentes également, le jeu de séduction n'existe plus et les retrouvailles sont passées un peu à côté. Se serait résumer un peu vite, mais l'idée est là. Lutter pour survivre, surtout lorsque vous avez un Richard qui sait comment vous forcer la main à dire oui, afin que ce dernier puisse montrer ses pleins pouvoirs, et ainsi asseoir sa position dans le monde des vampires. D'ailleurs certains d'entre eux n'hésitent pas à retourner leurs vestes quand cela leur chantent. La séduction est inexistante, sauf dans les moments passés entre Kara et Kayhlan que j'ai beaucoup aimé. Sur ce point, le livre est essentiellement féminin, nous retrouvons donc ces deux jeunes femmes et également Alice notre feu follet, mais aussi des nouvelles, telles Danièle (ou Daneel), Paige. Les retrouvailles n'ont pas été explosive. Après tout ce temps passés loin l'un de l'autre, je ne pensais pas au fait qu'ils n'allaient pas dormir de la nuit, mais plutôt aux sentiments de se retrouver enfin ensemble. Hors là, j'ai eut l'impression que Deven couchait son enfant dans son lit pour le border, il ne manquait plus qu'il lui raconte une histoire et le tableau aurait été complet.

Contrairement au premier tome dont j'ai eut un vrai coup de cœur, ce second, je l'ai trouvé en dessous. Moins complet, moins d'approfondissement, le fait de vouloir tout montrer en même temps pour donner de la vitesse, de la précipitation dans les événements m'a perdue. Je sentais parfaitement bien le fait qu'il fallait se dépêcher pour le retrouver et ainsi éviter qu'il ne se fasse tuer, mais je n'ai pas réussi à entrer dans cette partie d'histoire. J'ai été plus touché par l'histoire Kara/Kayhlan. Ces deux femmes ont un passé difficile, surtout qu'aucune des deux ne veut partir de son propre clan.

Elles étaient ennemies, savaient pertinemment qu'elles ne pouvaient se faire confiance, mais les règles semblaient changer quand elles se retrouvaient l'une avec l'autre. Kayhlan examina le carreau qui perforait la peau parfumée et le vêtement de Kara. Sa proximité et ses effluves particuliers ravivaient déjà ses souvenirs et émotions perçues un an plus tôt dans le comté de Leitrim. Elle dut pourtant y faire abstraction. Dans un geste sec et précis, elle brisa la pointe métallique et tira d'un coup vif sur le fut de bois qu'elle jeta dans un coin de la pièce. Son regard bleu se posa à nouveau sur Kara qui n'avait pas émis le moindre son, puis sur ses mains recouvertes de son sang. Tant de senteurs en émanaient, qu'elle se retenait de ne pas le gouter. Kara avait serré les dents sans jamais quitter Kayhlan des yeux, comprenant combien les frontières entre douleur et plaisir étaient mince. Si l'aide de Kayhlan l'avait surprise, sa réaction et son regard en cet instant répondaient à ce qu'elle était venue chercher...

Disons que j'ai eut l'impression de lire un second tome qui prépare le terrain pour la suite, un peu comme certaines séries où l'un des volumes est présent juste pour dire "attention la suite va être pleine de rebondissements, reposez-vous dans celui-ci". Il y a une scène d'action importante qui est bien décrite, comme tout le reste. L'auteur sait manier les mots pour nous amener là où il le désire. Le moment où tous se battent pour récupérer les siens, sauver ceux qui restent, faire en sorte que les méchants de l'histoire ne soient pas les gagnants sont des moments que j'ai beaucoup apprécié. Les scènes de combats sont rapides, les échanges de coups fatals, même si nous n'avons la vision réduite que de certains personnages. Beaucoup de trahisons vont se dévoiler de personnes dont nous n'aurions pas soupçonné jusqu'à ce qu'une guerre interne se prépare. Quelques surprises, beaucoup de jalousie et une fin qui donne encore plus envie de savoir la suite. Que va-t-il se passer? Comment Richard va tenter de se venger, car de cela il n'y a aucun doute. Ce second tome n'est pas aussi palpitant que le premier, certes, mais il apporte de quoi nous donner envie d'en connaitre plus sur leurs histoires à tous et plus particulièrement entre Kara et Kayhlan, pour ma part.

Source

Format Ebook Epub + PDF -  bénéficiez de 10% avec le code : MAMxMDC (Vous devez être enregistré pour utiliser ce code de réduction)

Format livre : 

 

| Admin | Romans Gays

Un Nouveau Rêve (Rêves t. 1) - Alex C. ClarkeTrois ans après la mort de sa femme dans un accident de voiture, David décide de prendre un nouveau départ et laisse son costume trois pièces d’avocat d’affaires pour embrasser sa nouvelle carrière de gérant d’un bar à Boston. Dans l’avion qui l’emmène aux Etats-Unis, il rencontre James, qui s’avère être l’un de ses nouveaux patrons. Une attirance inattendue naît immédiatement, ce qui va compliquer d’autant la réalisation de son nouveau rêve. 

Avertissement : Ce livre contient (aussi mais pas que !) des scènes explicites à caractère sexuel entre hommes.

| Admin | Romans Gays

Roman de 170 000 caractères

À nouveau, les loups s’élancèrent une dernière fois pour la curée. Une nouvelle fois, le métal craqua sans céder, le pare-brise explosa, me noyant d’é­clats de verre. Je fermai les yeux pour ne pas être aveuglé. L’air frais de l’extérieur me fouetta le visage. La brèche était ouverte, ils allaient pouvoir se ruer pour le festin.
— Laurent ! N’aie pas peur, j’arrive !
La voix avait jailli, venue je ne sais d’où. Au milieu de mon cauchemar, il me semblait rêver. J’ouvris des yeux incrédules. Loup était là, devant la voiture, écartant les bras pour faire reculer la meute. Il était fou ! Qu’allait-il pouvoir faire, seul, sans arme, contre ces bêtes sauvages et sanguinaires ?

| Admin | Romans Gays

Roman de 221 000 car. - Attention certaines de cette ouvrage sont déconseillées aux âmes sensibles. Gérard, esthète, dominateur hypermembré aux perversions raffinées, rôde dans les milieux gays parisiens, fascinant lopettes adolescentes et baraqués bien montés. Didier, gendarme, bête de sexe rurale et brutale écume la campagne, se soulageant avec les ouvriers agricoles, les tapins d'autoroute ou ses copains de foot. Les deux starfuckers partageront une chevauchée d'hommes extatique qui les mènera des paradis sodomites aux confins d'un enfer à la gueule d’ange, jeune travesti au doux nom de Baby Face.

| Admin | Romans Gays

Ethan et Reynaud sont amis d'enfance. Les problèmes familiaux que rencontre ce dernier l'amènent à tout quitter dès la fin de l'adolescence. S'ils ont réussi à maintenir des liens solides, ils ne se sont pourtant pas revus depuis des années. Dix ans plus tard, ils se retrouvent dans des circonstances un peu particulières. Si Ethan admet par devers lui être amoureux de son meilleur ami depuis toujours, ce n'est pas le cas de Reynaud. Pourtant, la force de ses sentiments, contre lesquels il a sans cesse bataillé, l'oblige à se remettre en question et à faire un choix ; le choix d'une vie.

| Admin | Romans Gays

Valentine Michaels vient de faire un vœu de célibat. Adrian Gris entend profiter pleinement de ce vœu pour recréer sa relation avec Val. Val est à un tournant de sa vie. Ayant abandonné l'université, il est allé aussi loin qu'il l'a pu dans sa carrière en tant que cosmétologue, possédant son propre salon. Il n'y trouve plus de satisfaction alors qu'il a passé des années à prouver à ses parents fanatiques qu'un diplôme d'études universitaire et se conformer au vernis de la société n'étaient pas les seules routes vers le succès. Ils lui avaient tourné le dos et il leur avait prouvé qu'il n'avait pas besoin d'eux pour réussir. Sa vie amoureuse n'est pas mieux que sa vie professionnelle. Ses relations commencent toujours avec un 'bang' et s'éteignent dans l'ennui, ou pire, la colère. Adrian a son propre programme pour aider Val : il est amoureux de lui depuis qu'ils étaient étudiants en première année. Les années d'écoute de commérages à propos des amants de Val et de ses relations ont appris à Adrian ce qu'il avait fait de travers durant toutes ces années et il pense que cette fois, il sait exactement comment obtenir – et garder – son homme.

| Admin | Romans Gays

Logan, un jeune de 22 ans est en couple avec Jonathan depuis 3 ans. Suite à une rupture plus ou moins volontaire, Logan se retrouve sans ressource. Il décide alors de rebondir très rapidement en offrant son corps sur des sites de petites annonces. Bientôt, les clients affluent et Logan tombe sur Fabrice, un riche homme d’affaires qui paie des sommes astronomiques pour quelques nuits. Mais sur les conseils de son meilleur ami, Benjamin, Logan, va passer par une agence d’Escort spécialisée et va faire la rencontre d’un célèbre joueur de football. Entre temps, son ex tentera le reconquérir après un événement tragique. Entre amour, sexe, argent et sentiments, découvrez cette histoire où tout peut arriver…

| Admin | Romans Gays

Depuis plusieurs mois, un tueur en série sévit, faisant des victimes parmi les étudiants en médecine de plusieurs Etats. Quand un nouveau corps est retrouvé à Chicago, les agents du F.B.I., restés bredouilles après le précédent meurtre, sont de nouveau mis sur le coup. Et ils sont bien décidés à l’arrêter, cette fois... Cameron Gilroy, l’un des deux agents chargés de l’enquête, tombe rapidement sous le charme d’un des professeurs de la dernière victime. Kyren Lakelan est gay, célibataire, séduisant et intelligent. Il est aussi tout sauf un Humain normal. C’est un Thérianthrope. Une espèce dont l’existence est inconnue des Humains. Rompre le silence serait passible de mort. Contrairement à Cameron, c’est un partisan des histoires sans lendemain : leur histoire aurait dû s’en tenir à une nuit de sensualité. Mais quand le destin s’en mêle...

| Admin | Romans Gays

Roman de 311 000 caractères - En rentrant au village, il sentit l’envie de passer à la rivière se cacher dans les fourrés. Ça lui venait comme ça, soudain, sans même qu’il sache pourquoi. Il sentait comme une chaleur dans son bas-ventre. Il coupa alors à travers la broussaille jusqu’à être en vue de la rivière puis il se dirigea vers « son » endroit. De là il pourrait voir sans être vu quiconque approcherait et à temps pour refermer son pagne. Une fois là, il regarda à l’entour : personne. Il souleva sa tunique, la coinça sous son menton et dénoua son pagne.

| Admin | Romans Gays

Addictions - Romance livres romans Gay MxM

Résumé : Inspecteur à la criminelle de New York, Hayden Evans a déjà entrevu les ombres de son existence, les obstacles d'une vie tourmentée. Entre des sentiments étouffés, la mort d'un fils et les horreurs de son travail, il navigue à l'aveugle et s'abandonne à des plaisirs obsessionnels et éphémères. Lorsqu'il tente de s'arracher à ses démons, son passé le rappelle à l'ordre et le place au pied du mur. Il suffit d'une seule personne, d'un seul être pour vous aider et vous extirper des ténèbres. Shawn Queen, son ami et coéquipier, sera-t-il sa lumière au bout du tunnel ?

Format ebook

Format livre

 

 

| Admin | Romans Gays

Il y a trois ans, la mère de Bear McKenna a mis les voiles avec son dernier petit ami en date, laissant à Bear la tâche d’élever son petit frère de six ans Tyson, surnommé le Moustique. Depuis, les deux frères ont appris à se débrouiller seuls. Mais, dévoué corps et âme au Moustique, Bear a fini par mettre sa vie de côté — à quelques exceptions près, il s’est isolé du monde et a presque accepté cette situation. Jusqu’à l’arrivée d’Otter. Otter est le frère aîné du meilleur ami de Bear et, comme toujours, chacune de leurs retrouvailles se solde par un affrontement aux conséquences inattendues pour tous les deux. Cette fois, pourtant, ils n’ont nulle part où fuir l’intensité des émotions qui les assaillent. Bear est persuadé que sa place est auprès du Moustique, en tant que tuteur, mais il ne peut s’empêcher de penser que quelque chose d’autre l’attend dans ce monde… quelque chose ou quelqu’un.

| Admin | Romans Gays

Ce que nous sommes - TJ KluneSuite de L’Ours, la Loutre et le Moustique - Bear, Otter et le Moustique ont survécu à l’été précédent en conservant leur cœur et leur âme intacts. Ils ont emménagé dans la Monstruosité Verte, et Bear est enfin capable d’admettre son amour pour l’homme qui l’a sauvé de lui-même. Mais ce n’est pas la fin de leur histoire. Comment cela pourrait-il l’être ? Les garçons découvrent que la vie ne s’arrête pas uniquement parce qu'ils ont obtenu leur happy-end. Il reste encore la bataille pour la garde du Moustique. Le retour des parents d’Otter. Une première virée dans un bar gay. Le Moustique suit une thérapie, et Mme Paquinn décide que Bigfoot est réel. Anna et Creed font… eh bien, leurs trucs d’Anna et Creed. Il y a de nouvelles jalousies, le retour de vieux ennemis, de la mauvaise poésie et des mouettes misanthropes. Et au milieu de tout ça, Bear se débat pour comprendre pourquoi sa mère les a abandonnés lui et son frère, uniquement pour plonger encore plus loin dans leur passé commun. Ce qu’il y découvre va changer leurs vies à tout jamais et l’aider à réaliser ce qu’il leur en coûtera pour devenir ce qu’ils sont censés être. La famille n’est pas toujours déterminée par le sang. Elle est déterminée par ceux qui nous construisent – ceux qui font de nous ce que nous sommes.

| Admin | Romans Gays

L'art de la respiration (L'Ours, la Loutre et le Moustique t. 3) - TJ KluneSuite de "Ce que nous sommes" - Tyson Thompson a fini le lycée à seize ans et a quitté la ville de Seafare, dans l’Oregon, pour aller accomplir ce qu’il supposait être de meilleures et plus grandes choses. Il a rapidement découvert que le monde extérieur avait des crocs, et il revient sur la côte en traînant derrière lui quatre ans d’échecs, une addiction et un diagnostic de trouble panique. Bear, son frère, et Otter, l’époux de son frère, croient que revenir chez eux est exactement ce qu’il faut à Tyson pour qu’il se retrouve. Entouré de sa famille dans la Monstruosité Verte, Tyson tente de remettre en place les bouts de sa vie brisée. Mais peu de temps après son retour, Tyson se retrouve face à l’inévitable sous la forme de son ami d’enfance et son premier amour, Dominic Miller, qu’il n’a pas revu depuis le jour où il a quitté Seafare. Tandis que leurs chemins se croisent, de vieilles blessures se rouvrent, de nouveaux secrets sont révélés, et Tyson découvre que sa propre histoire cache davantage que ce qu’on lui a dit toutes ces années. Dans une mer de visages familiers, de nouveaux amis et les souvenirs du choix dévastateur d’une mère, Tyson va apprendre qu’afin d’avoir un quelconque espoir en l’avenir, il doit combattre les fantômes de son passé.

| Admin | Romans Gays

Peut-on coucher avec un marchand de kebab quand on est végétarien ? Est-on plus sexy en lisant du Kundera ou du Marc Levy ? Le sauna ou l'agence matrimoniale ? Givenchy ou Margiela ? Ellias va voir 25 ans et ça l'angoisse. Depuis qu'il est enfant, il est convaincu que c'est l'âge où l'on devient adulte. Il s'est toujours imaginé avec une femme, un fils, une décapotable. Aujourd'hui, il est gay, célibataire, et n'a pas le permis. Il lui reste donc un an pour trouver l'amour, le vrai. Jeremy Lorca nous invite dans le milieu gay de la capitale, avec ses codes, ses adresses, sa vie trépidante et son esprit extravagant. Oui, Paris est encore une fête ! Mais derrière l'insouciance et les soirées branchées, pointe la gravité des solitudes au petit matin... Un portrait drôle, touchant et sans concession d'un célibataire d'aujourd'hui.

| Admin | Romans Gays

Roman de 257 000 caractères

— Je peux te toucher ? demanda Diego d’une voix émue.

— Bien sûr, viens ici, viens, répondit Massimo avec un sourire engageant, en lui ouvrant ses bras.

Diego roula sur la serviette de bain, jusqu’à se serrer contre le corps de son ami.

— Ça m’a l’air presque impossible, c’est trop beau, murmura Diego en se blottissant entre les bras et les jambes de son ami, et il se serra contre son corps. Je suis si plein de désir, mais j’ai peur, aussi.

— Peur ? Peur de quoi ? De moi ?

— Non. Mais as-tu déjà fait l’amour avec un homme ?

— Oui.

— Et c’est comment ? C’est beau ?

| Admin | Romans Gays

Famille d'Accueil - Jaime SammsGrandir dans des familles d’accueil a privé Kerry Grey de confiance en soi et lui a laissé peu d’espoir en ce qui concerne son avenir. Ayant dû abandonner ses études à l’université, Kerry occupe un emploi à temps partiel dans une pépinière. Son amitié avec sa patronne et l’attention qu’il porte aux plantes constituent les seuls moments importants de sa vie. Il couche avec l’homme qui l’humiliait lorsqu’ils étaient ensemble à l’école, et le jour où son petit ami l’abandonne à une fête, Kerry erre sur la plage pour noyer son chagrin dans une bouteille de scotch. Malcolm Holmes et Charlie Stone sont ensemble depuis quinze ans. Malgré la volonté de Charlie d’accepter tacitement la domination de Malcolm dans leur lit, quelque chose manque à leur couple. Tôt un matin, ils secourent un Kerry évanoui, manquant d’être emporté par la marée, et Charlie reconnaît immédiatement une âme sœur en ce jeune homme perdu. Lorsque le colocataire de Kerry le jette à la rue, les deux hommes l’invitent dans leur maison. Alors que Charlie et Kerry tissent des liens autour de leur passion pour le jardinage, Malcolm voit en Kerry celui qu’ils cherchaient pour compléter leur couple. Tout ce qu’ils ont à faire c’est de se dévoiler au jeune homme et d’espérer que les penchants de Kerry pour la soumission vont s’adapter à leur dynamique. Seulement, quelqu’un cherche la moindre occasion de nuire à Kerry. Et tandis qu’il cherche le coupable, il s’inquiète pour la sécurité de ses nouveaux amis. Et si Malcolm et Charlie ne peuvent pas l’aider, leur recherche assidue du parfait troisième pourrait ne pas se terminer par la fin heureuse qu’ils avaient imaginé.

| Admin | Romans Gays

Les Ignobles - Conilh HuguetteIls sont les ignobles, victimes de leur différence, souffre-douleur des cours d’école, les proies de l’ignorance que l’intolérance met en marge de la société. Pour échapper au tableau des opprobres, Camille a préféré couper les ponts avec sa famille. Jusqu’au jour où la mort de ses parents dans l’incendie de leur maison l’oblige à reprendre le chemin de la Vienne. Il recueille alors son frère cadet, Mathis, un adolescent torturé par la culpabilité de n’avoir pu sauver ses parents. En 2014, nous vous avons offert la nouvelle d’Huguette Conilh « Cas mille », en 2015, achetez « Les Ignobles » et découvrez toute la richesse de l’écriture de l’auteure.

| Admin | Romans Gays

De nouveau - Mary CalmesIl y a six ans, Noah Wheeler est allé à la rencontre de son petit ami, Dante Cerreto, à l'aéroport et son monde s’est écroulé. Dante embrassait quelqu'un dont il prétendait être amoureux. Noah avait repris son chagrin d’amour et les échographies de leur enfant et fermé la porte sur l’image de ce qu'il pensait être sa vie future, se concentrant plutôt sur le morceau de rêve qu’il avait réussi à sauvegarder : devenir père. En vacances à Las Vegas, Noah rencontre accidentellement la famille Cerreto, puis l'homme en question, et apprend que non seulement il avait été trompé, mais que Dante l’avait été également. Maintenant Dante veut rattraper le temps perdu, l'équivalent de six années, et pour ce faire, il a besoin que Noah, le seul homme qu'il ait jamais aimé, et que Grace, la fille dont il ne connaissait pas l’existence, lui laissent une chance pour trouver le bonheur. Mais Dante va devoir prendre un cours accéléré de communication et de séduction. Parce que Noah ne va pas tomber amoureux juste pour être à nouveau anéanti.

| Admin | Romans Gays

Quand l'horizon a disparu - Brad BoneyBen Walsh est en voie de devenir l’un des plus célèbres avocats de New York, il a un compagnon et fréquente les cercles les plus huppés de la ville. Bref, tout est parfait dans sa vie jusqu’à ce qu’il reçoive un funeste appel téléphonique, quelques jours avant Noël : ses parents viennent de décéder dans un accident de voiture. Il doit de toute urgence retourner à Austin, Texas, pour élever trois jeunes frères qu’il connaît à peine. Pendant les funérailles, Ben rencontre Travis Atwood, un voisin ouvrier au grand cœur. Leur relation commence sur les chapeaux de roue avant les premiers écueils inévitables, mais lorsque Ben fléchit sous le poids de ses responsabilités c’est vers Travis qu’il se tourne. L’urgence de la situation façonne leur amitié en un sentiment qui ressemble à l’amour. Ben pense avoir trouvé le moyen d’associer ses deux vies, l’ancienne et la nouvelle, et d’y incorporer Travis, mais le chemin de l’amour a ses obstacles. Ben comprendra-t-il que le bonheur arrive parfois quand on s’y attend le moins, au cœur des pires catastrophes ? Saura-t-il reconnaître la dynamique d’un destin qui l’emmène, au-delà de l’horizon, là où est sa vraie place ?

 

| Admin | Extraits romans gays

Résumé : Seul, avec pour seul bagage un sac de sport et sa passion pour le Mixed Martial Arts, un sport de combat réputé aux Etats-Unis, Enzo Cortese rejoint Las Vegas avec une seule idée en tête : entrer dans la cage pour se battre. A son arrivée, il pousse la porte d'une salle d'entraînement modeste et familiale où il découvrira bien vite que la cage où se rencontrent les combattants n'est plus le seul objectif de sa vie. Entre exercices intenses, efforts démesurés et redoutables face à face, Enzo devra tester ses propres limites, affronter des passions enfouies qui n'ont pas leur place dans un sport masculin et viril pour répondre à son attirance pour Chris, le fils de son entraîneur.

 

Extrait N°1 

Le bâtiment se dressait telle une barricade avant l’immensité du désert sablonneux, à la limite de la ville plantée au beau milieu de nulle part dans le Nevada. Placardées sur la taule, au-dessus d’une porte d’entrée aussi accueillante que celle d’une prison, de grandes lettres salies par le climat et le temps appelaient les personnes en manque d’exercice et disaient : « BOXING, MMA, GYM ». Le vent chaud soufflait quelques bourrasques de sable, amenant les bruits incessants du centre-ville à quelques pâtés de maisons de là.

Las Vegas, la ville du péché par excellence, où tous les vices se retrouvaient confinés dans un seul périmètre de 340 km carrés seulement. Enzo Cortese ne s’y trouvait pas pour les casinos, l’appât du gain ou les boîtes de strip-tease, mais parce qu'il n’avait nul autre endroit où poser son unique sac. Las Vegas l’avait attiré comme une bouteille de whisky placée devant les yeux d’un alcoolique. Poser le pied sur le territoire américain et ne pas rejoindre Las Vegas lui avait été inenvisageable. Ses poches vides ne devaient contenir que trois ou quatre billets de dix pas plus et ils étaient tout ce qu'il lui restait pour vivre. Le ticket de bus qui l’avait amené de New York jusqu’ici avait eu raison de ses maigres économies, mais il se trouvait là, devant la porte du bâtiment et c’était tout ce qui comptait pour l’instant. Les yeux plissés sous le vent chaud vicié de sable, il inspecta le quartier autour de lui, moins attrayant que le Strip, oppressé par la température torride du désert environnant. En quelques pas, il rejoignit la porte et la poussa sans plus hésiter une seconde. Un souffle frais, climatisé, lui fouetta le visage avant de respirer un air alourdi par des odeurs de transpiration, de poussière et de plastique humidifié par les efforts. Des senteurs familières qui le renvoyèrent à des milliers de kilomètres de là. La porte se referma d'elle-même après son passage, repoussant la lumière intense du soleil du Nevada. À l’intérieur de la grande salle, la pénombre gardait la fraîcheur avec elle, blottie entre ses murs et ses poutrelles de taule. En son centre, un ring se dressait, délimité par trois cordes, sur lequel se battaient deux hommes. Autour, des machines de musculations, des tapis, des sacs, des poires, des bancs occupaient les trois quarts des lieux. D’autres hommes s’y entraînaient, concentrés dans leurs exercices. Il croisa très vite leurs regards curieux, intrigués par le fait de voir un inconnu chez eux. Son sac de sport pendu à l’épaule, il fit quelques pas en direction de ce qui semblait être un bureau d’accueil ou d’inscription. Un vieux store aux lames plastifiées tombait devant une vitre opaque, rendue floue par la poussière des lieux. Arrivé sur le seuil de la porte ouverte, il frappa malgré tout et posa les yeux sur un jeune homme aux cheveux blonds qui n’avait pas loin de vingt-cinq ou vingt-six ans, à peine plus jeune que lui. Il fut surpris par sa silhouette mince et élancée, en totale contradiction avec les types qui fréquentaient ce genre d'endroit.

— Bonjour, fit-il après une brève pause, j’aimerais voir le gérant…

Cet homme devant lui ne pouvait être le gérant de cette salle d’entraînement, il lui semblait trop jeune pour gérer des boxeurs. D'ailleurs, son allure d'étudiant contrastait avec l’ambiance des lieux. Enzo croisa ses yeux bleus et clairs avant de l’entendre lui répondre :

— Il est dans la salle.

Son interlocuteur contourna le bureau et approcha d'Enzo avant de passer devant lui pour l’accompagner.

— Suivez-moi, ajouta-t-il.

Enzo s’exécuta après avoir détaillé son guide. Il l’entendit interpeller un homme trapu d’une quarantaine d’années bien pesées.

— Papa ? Quelqu’un voudrait te voir.

L’homme se tourna vers son fils et posa ses yeux sur Enzo qu’il dévisagea de la tête aux pieds. En plein entraînement avec un des membres de sa salle, il parut agacé et peu enclin à de longues présentations détaillées.

— Bonjour, l’accueillit-il pourtant, qu’est-ce que je peux faire pour vous ?

Enzo avait déjà croisé ce genre d’hommes, passionné par leur travail, endurci par l’atmosphère du « milieu », l’intensité de certaines journées. Ses cheveux grisonnants sur le côté témoignaient d’une expérience indéniable autant que ses muscles tendus sous son polo.

— J’aimerais m’entraîner, répondit-il sans détour.

Le regard du gérant se teinta d’une lueur incrédule et peu réceptive tandis qu’il parcourait la silhouette d'Enzo. À vue d'œil, ce dernier ne devait pas avoir plus de vingt ans et, en dehors de sa taille, il ne semblait pas avoir la carrure des hommes qu'il entraînait ici.

— Vous entraîner à quoi faire ? demanda-t-il d’un ton peu chaleureux.

Une main posée sur la boucle de son sac, Enzo ne fut nullement impressionné par l’expression défiante et désapprobatrice de cet homme.

— Au combat… J’ai lu que vous faisiez aussi du Mixed-Martial-Arts.

— Je n’entraîne pas les gamins…

Enzo ne sut comment prendre cette réplique et se défendit aussitôt :

— Je suis majeur, je sais me battre, laissez-moi vous montrer ce que je sais faire !

Autour d’eux, certains membres avaient arrêté leurs exercices pour se concentrer sur la conversation entre lui et l’entraîneur, curieux de savoir ce que ce garçon avait à offrir à cette salle. Le gérant passa une main sur sa barbe naissante sans quitter Enzo du regard. Il le posa sur l'un de ses gars qui se tenaient sur le ring et l'interpella :

— Harris, descends, je te prie…

L’individu ne tarda pas à quitter le ring et le gérant reprit à l’attention d'Enzo :

— Si tu y tiens, vas-y !

Enzo comprit qu’il s’agissait d’un défi, d’une provocation destinée à le décourager, à lui prouver qu'il n’avait pas sa place dans cette salle en raison de son jeune âge. Et c’était justement la chose à ne pas faire avec lui. La jeunesse signifiait souvent manque d'expérience ou d'entraînement, mais il comptait bien montrer à cet homme de quoi il était capable. Il laissa son sac tomber sur le sol, attrapa son pull par la capuche pour l’ôter et se pencha sur son sac. À l’intérieur, il trouva ses gants de frappe, ne couvrant seulement que la moitié des doigts, et les enfila. Sans hésiter, il grimpa sur le ring en passant sous la corde et fit face à l’homme torse-nu qui s’était battu avec l’autre jusqu’à maintenant. Celui-ci sembla incertain quant à la décision de l’entraîneur et lui lança un regard confus avant de recueillir son approbation. Enzo ramena ses mains l’une contre l’autre, cala ses gants bien au fond jusqu’à la jointure de ses doigts et se mit en position.

— Vas-y, Mike, annonça le gérant.

L’homme devant Enzo n’hésita qu’une malheureuse seconde avant de débuter son attaque. Il tenta un crochet du droit, mais Enzo l’évita en sautillant sur lui-même. Son bras gauche partit en direction du visage de l’homme qui le para, mais distrait, il ne vit pas le poing droit du gamin arriver à pleine puissance. Sa joue fut écrasée sous l’impact et son visage se détourna. Il recula de deux pas, pris par surprise. Vexé, Mike redoubla d’intensité dans ses mouvements et reprit l’attaque en avançant vers son adversaire. De nouveau, Enzo esquiva, para le deuxième coup, puis le troisième avant de reculer, prendre de l’élan et décocher un coup de pied circulaire qui toucha sa cible à hauteur de cuisse. La béquille douloureuse força l’homme à s’écarter un peu, chancelant. Enzo demeura concentré, les poings rapprochés devant le menton. Cette fois, il prit l'avantage et attaqua son adversaire en déchaînant deux premiers coups à faible puissance, puis un second coup de pied suivi finalement d’un direct du droit en plein visage.

Le fils du gérant ne l’avait pas quitté des yeux, de l’instant où l’inconnu s’était adressé à son père, au moment où il avait débuté le combat. Son regard avait d’abord paru inquiet avant de refléter tout son étonnement. D’autres membres du club s’étaient approchés ou avaient simplement arrêté leurs exercices pour regarder ce qui se passait. 

Extrait N°2

— Ça fait combien de temps ? lui demanda-t-il, curieux. Je veux dire… Que tu t’entraînes comme ça ?

Enzo s’était perdu dans ses pensées en regardant le paysage défiler de l’autre côté de la vitre. Dans la voiture, les parfums de Chris devenaient permanents et envahissaient ses narines. Ils l’enivraient presque. Il tourna les yeux sur lui, prit le temps de comprendre sa question et répondit :

— Depuis tout petit… Depuis toujours, en fait.

Et c’était vrai. Il ne comptait plus les années d’apprentissage, de coups donnés dans les sacs, de gants usés jusqu’à la corde, de protège-dents changés. Son équipement faisait partie de lui, bougeait avec lui et ne le quittait jamais, comme l’arme d’un inspecteur de police chevronné. Le silence retomba dans la voiture jusqu’à ce que Chris la gare sur le parking du motel.

— Ma chambre est juste là, ajouta Enzo en montrant une des portes alignées le long du parking. C’est la 403.

Tous les deux quittèrent le véhicule avec leur sac et Enzo passa devant pour déverrouiller la porte et allumer la pièce. Il s’écarta avant de reprendre :

— Après toi.

Une fois Chris entré, Enzo referma derrière eux et posa son sac le long du mur près du lit. Les lieux ne comportaient pas de meubles luxueux, juste assez de commodités pour y vivre et dormir. Le lit faisait face à la télévision posée sur son meuble et la salle de bains se trouvait sur la gauche en entrant. Enzo l’indiqua à Chris sans tarder :

— Tu peux y aller en premier si tu veux.

Chris le regarda un instant et le vit ôter son pull sous lequel Enzo était torse nu. Son regard fut captivé par les muscles de son dos, les courbes de ses abdominaux parfaitement dessinés. Il se trouva presque hypnotisé par le corps d'Enzo. Celui-ci n’avait rien d'un body-builder trop gonflé que Chris n'appréciait pas. Mais Enzo dégageait une puissance impressionnante sûrement accentuée par sa taille. Sous ses vêtements, il avait l'allure de ce gamin venu d'ailleurs et si tôt son torse dévoilé, il devenait ce que Chris avait vu sur le ring le jour de son arrivée. Enzo possédait ce petit quelque chose de rassurant que Chris n’avait jamais noté chez un autre homme. Quand son regard noisette remonta dans le sien et qu'il réalisa être pris en flagrant délit d’observation, il se ressaisit et ramena son sac sur l’épaule :

— J’y vais…

Il s’enfuit littéralement dans la salle de bains dans laquelle il s’enferma. La trousse de toilette d'Enzo était posée sur la table près du lavabo et des parfums sucrés de noix de coco planaient autour de lui. Chris se déshabilla et se glissa dans la cabine de douche. L'eau fraîche mettrait sûrement de l'ordre dans ses idées déplacées.

De l’autre côté, Enzo était resté immobile après la fuite de Chris dans la salle de bains. Il n’avait pas rêvé : il avait surpris son regard sur lui, parcourir son torse. Pourtant, Chris n’avait rien d’un homme attiré par les hommes, d’un gay en d’autres termes. Il n'était pas expert en la matière, mais rien ne laissait supposer dans l'allure de Chris que celui-ci appréciait la compagnie d'autres hommes. Alors, il repensa à leur bref tête-à-tête dans les vestiaires, à l'embarras qu'il avait lu sur les traits de Chris pendant leur discussion. Enzo demeurait intrigué plutôt que d'être choqué. Chris était un bel homme, possédait tous les atouts pour se démarquer et même quelques côtés très attirants qui n'avaient pas échappé à Enzo. Celui-ci mit ses affaires sales dans une poche et s’assit au bout du lit avant d’allumer la télévision pour patienter. Depuis la chambre, il entendait l’eau couler dans la salle de bains et son esprit s’égara dans son imagination fertile. 

A suivre dans la version intégrale

Format Ebook pour les membres premium.

Format livre disponible sur : 

 

 

| Admin | Extraits romans gays

Résumé : Oliver Nollan, 23 ans, part en Amérique du sud pour surfer le versant nord de l’Aconcagua avec plusieurs de ses amis. Les vacances prennent fin et il se retrouve à bord du vol 571 en direction de Los Angeles. Ce qu'il ignore, c'est que dans les prochaines minutes qui suivront le décollage, le pilote va perdre le contrôle de l'appareil en survolant la Cordillère des Andes. Lui et huit autres passagers survivront au crash à plus de six mille mètres d'altitude, espérant l'arrivée des secours qui ne viendront jamais. Ils réaliseront qu'ils ne pourront compter que sur eux-mêmes pour sortir vivant de ce piège de glace.

 

Jour 1

Aéroport de Santiago.

— Le vol 571 en direction de Los Angeles. Embarquement immédiat porte D.

En entendant l'annonce résonner dans la salle d'embarquement, Colin Queen rangea son magazine dans sa mallette et se redressa en prenant son bagage à main. Il jeta un rapide coup d’œil sur son portable et l’éteignit avant de se diriger vers une jeune hôtesse. Celle-ci lui prit son billet, vérifia son passeport et lui fit un grand sourire avant de le lui rendre.

— Merci monsieur, et bon voyage sur United Airlines.

Une fois installé à bord de l’avion, à la place 45E, Colin Queen attacha sa ceinture puis lança un coup d’œil sur les autres passagers. Quelqu'un s'assit près de lui et le salua avec un léger accent espagnol.

— Bonjour.

Colin esquissa un léger sourire à la femme qui prenait place sur le siège voisin et tourna les yeux vers le hublot. Il voulait s’imprégner une dernière fois des paysages du Chili. Il n’était resté que trois jours et il lui tardait déjà de rentrer chez lui et de retrouver le luxe et le confort de sa maison. Après de longues minutes, il sentit les moteurs de l’avion se mettre en route. L’appareil roula en direction de la piste de décollage.

— Mesdames, messieurs, bonjour, je suis le commandant Foreman. Bienvenue sur le vol United Airlines 571 en direction de Los Angeles. Le vol durera sept heures et notre équipage se tiendra à votre disposition pour vous apporter des collations. Pendant le décollage, nous vous prions de rester assis et d’attacher vos ceintures. Merci d’avoir choisi notre compagnie et bon vol.

Colin soupira, déjà fatigué à l’idée de devoir passer les sept prochaines heures enfermé dans cet avion. Il sortit néanmoins une revue économique, et la posa sur ses genoux, bien décidé à faire passer le temps.

 

*  *  *

 

Plus loin, dans les rangées, près du hublot, Oliver Nollan soupirait lui aussi. Il allait passer tout ce temps coincé dans cet appareil près d’un homme qu’il détaillait du coin de l’œil. Déjà, il regrettait de ne pas avoir pu rester avec ses amis pour le reste des vacances. Ses yeux se tournèrent vers l’extérieur pour voir l’asphalte défiler plus rapidement. Son avion s’apprêtait à quitter le sol du Chili.

Quelques secondes après le décollage, il put détailler les montagnes au loin, déjà amer et nostalgique. Toute cette neige, ce grand air, ces plaines de verdure formaient un paysage à mille lieues de celui de Los Angeles. Il détourna les yeux tandis que l’ennui le guettait déjà. Balayant du regard l’avant et l’arrière de l’avion, il s’aperçut qu’ils n’étaient pas nombreux dans l'appareil ; cinquante personnes tout au plus, et il avait fallu qu’il se retrouve à côté d’un homme en costume cravate qui ne serait certainement pas très agréable.

 

*  *  *

 

Après que l’avion eut pris sa vitesse de croisière, vers l’avant de l’appareil, Kate Mitchell sortit plusieurs magazines de son sac. Elle baissa la tablette devant sa fille et lui tendit ses crayons.

— Tu restes là ma puce, je reviens.

— Oui maman. 

Elle lui sourit en caressant ses cheveux bruns et se leva afin de marcher entre les rangées. Elle vit un ballon de football tomber à ses pieds et le ramassa avant de le rendre aux deux jeunes hommes qui venaient de se redresser.

— Tenez !

— Merci madame ! répondit l’un d'eux, un sourire charmeur aux lèvres.

Kate lui renvoya son sourire et continua d'avancer afin de rejoindre les toilettes. Dans son dos, un des deux garçons penchait la tête pour la suivre des yeux. Il commenta à son ami :

— Putain ! Ça, c’est mon style de nana !

Son copain lui prit le ballon des mains et se réinstalla dans son siège avant de répondre :

— Je préfère celle qui est deux rangées derrière !

 

*  *  *

 

Ses lunettes sur le nez, Danielle restait concentrée sur son livre. Elle ne prêtait pas la moindre attention à ce qu’il se passait autour d'elle. Il ne lui tardait qu’une chose : arriver à Los Angeles. Elle était venue voir l'un de ses amis qui tenait un haras, et avait voulu s’aérer l’esprit à la suite d’une rupture sentimentale. Elle fut interrompue par un jeune homme qui s'arrêta à sa hauteur :

— Excusez moi ? Je peux m’asseoir ?

Sur le silence de Danielle, il se permit de reprendre:

— J’aurais bien trouvé une excuse bidon du genre que la personne assise à côté de moi prend trop de place, mais je veux pas faire le lourd.

Danielle avait levé ses yeux pour détailler un instant son interlocuteur. Elle finit par lui sourire :

— Vous pouvez… Mais à vos risques et périls, je suis pas du genre bavarde.

Il s'assit, ravi, et lui tendit la main.

— Je ferai la conversation pour deux. Je suis Josh. Enchanté.

— Danielle.

Josh la détailla et se remit correctement sur son siège.

— Alors ? Tenta-t-il. Vous veniez faire quoi au Chili ?

Il hésita et rajouta :

— On peut se dire « tu » ? Parce que j’ai assez donné dans les politesses depuis que je suis là !

Amusée, Danielle tourna une page de son livre et leva les yeux sur lui.

— Ça vous arrive souvent de passer d’une question à une autre comme ça ?

— Je suis du genre pas très clair dans ma tête.

Il réalisa soudain le double sens de sa réponse.

— Enfin non ! Pas du genre psychopathe, non parce que…

Il leva les sourcils et força un sourire, sans réponse à donner.

— Je me perds là!

Danielle sourit davantage, amusée par l'emportement et le caractère plus timide de ce jeune homme qui, elle devait l’admettre, était inhabituel. Lui de son côté, en profita pour la détailler un peu plus.

— Et… Tu veux boire un truc ? reprit-il. Je vais aller voir les hôtesses.

— Tu veux que je réponde à quelle question en premier ? renvoya Danielle.

— La dernière, je vais chercher à boire et tu répondras aux autres après.

—  Oui… Va te rafraîchir un peu.

Josh lui sourit en se levant et une annonce résonna:

— Mesdames, messieurs, nous allons traverser une zone de perturbations. Veuillez regagner vos sièges s’il vous plaît, merci.

Josh se rassit, un peu dépité, et fixa Danielle.

— La fraîcheur attendra !

Danielle garda ses yeux sur son livre, tourna une page et lui répondit sans le regarder :

— Tu as le temps de souffler comme ça.

Josh afficha un air incertain et leva les sourcils. Il prit quelques secondes pour assimiler sa réplique.

— Souffler ?

L’incompréhension du jeune homme fit sourire Danielle. Elle releva son regard sur lui :

— Te calmer, expliqua-t-elle... On dirait que t’es monté sur du deux cent vingt volts là, donc tu peux souffler. Détends-toi.

Josh baissa les yeux en secouant la tête. Visiblement, cette fille le rendait nerveux.

— Ouais, me détendre, c’est ça le problème ! Tu sais ? Ce truc que vous avez les filles à mettre toujours les garçons mal à l’aise. On sait plus quoi faire !

Danielle sourit et plissa les yeux. Elle prit une expression plus secrète et se pencha un peu sur lui.

— Tu veux savoir quelque chose ?

Josh se tendit sur cette proximité et referma ses doigts à l’accoudoir. Il avait ce besoin soudain de se tenir à quelque chose suite aux frissons provoqués par le parfum de Danielle.

— Ouais.

— Au début, les premières semaines, c’est nous qui vous mettons mal à l’aise… Puis, le temps passe, les mois, les années… Les aises se prennent et à la fin, c’est nous que vous mettez mal à l’aise.

Elle se recula dans son siège et ajouta d'un signe de la main.

— Dans un sens très désagréable qui nous oblige à quitter le pays pour ne pas faire de dépression.

Josh leva les sourcils en essayant de comprendre cette longue tirade. Le ton de cette jeune femme avait sonné très accusateur et son malaise ne le quittait plus. L’avion commença à s’agiter sous les turbulences annoncées, mais il ne la quitta pas des yeux.

— Je sais pas trop.

Dieu savait que Danielle ne parlait pas pour ne rien dire. Elle était la mieux placée pour aborder ce type de sujet depuis sa rupture avec son compagnon. Une rupture qui l’avait poussée à quitter les États-Unis pour plusieurs semaines. Mais elle avait compris : elle avait fait le bilan de trois ans de vie commune et rentrait chez elle en pleine forme. Elle reporta son regard sur le livre.

— Tu sais quoi ? Laisse tomber, Joey…

— Josh… Je m’appelle Josh ! corrigea le concerné.

Il préféra ne rien ajouter en voyant qu’il la dérangeait.

*  *  *

 

— Mesdames, messieurs, nous allons de nouveau entrer dans une zone de turbulences. Merci de rester assis, vos ceintures attachées.

Colin soupira d’agacement et continua de tourner les pages de son livre. Il détestait les avions, surtout quand le ciel était nuageux ou perturbé par les intempéries.

Une heure passa, puis deux.

Tandis qu’il mangeait son sandwich, il tourna son regard vers le hublot. Le ciel était dégagé. Les nuances entre le bleu azur du ciel et le manteau blanc des montagnes enneigées étaient éblouissantes. Le chariot de ravitaillement s'arrêta à son niveau.

— Vous désirez prendre un thé, un café, un chocolat ?

Colin regarda l’hôtesse puis l’homme assis à ses côtés qui lui faisait un léger signe de tête.

— Allez-y, je vous en prie, lui fit-il poliment.

— Ce sera un thé, s’il vous plaît.

Dès que l'hôtesse se tourna vers son chariot pour récupérer une tasse, une légère secousse se fit ressentir. Colin fronça les sourcils, inquiet. Ces perturbations depuis le décollage ne le rassuraient pas, d'autant qu'il n'était jamais vraiment à l'aise en avion. Il prit son gobelet, mais n’eut pas le temps de l’amener à ses lèvres qu’une autre secousse, plus violente, secoua l’appareil. Le liquide chaud se renversa sur ses cuisses, lui brûla la peau à travers le tissu de son pantalon. Son regard fut attiré par le hublot où il put voir le sommet des montagnes se rapprocher dangereusement. L'instant suivant, l’appareil se retrouva brutalement secoué. Des cris retentirent dans la cabine. Des masques à oxygène tombèrent du plafonnier devant les passagers. Une autre secousse se fit ressentir, puis une autre plus violente. Les mains agrippées aux accoudoirs, le regard rivé sur le hublot, Colin fut saisi d'effroi en voyant l'aile arrachée. Des sacs et des valises s’écroulèrent sur le sol, relâchés par les soutes ouvertes à cause des turbulences. Les lumières de l’appareil clignotèrent, court-circuitées. Pris de panique et tétanisé par la peur, Colin se recroquevilla sur son siège, le visage baissé, les paupières fermées.

Tout se passa vite, trop vite, trop brutalement. Entre deux secousses, au milieu des cris affolés des passagers, un long craquement se fit entendre au niveau de la queue de l’avion. Alors le froid s'engouffra dans l'appareil. Avec la vitesse, le vide aspira les sièges, les passagers, les valises et tout ce qui se trouvait à sa portée. Le froid pénétra l’appareil et Colin reçut de la neige en plein visage, lui glaçant le sang. Il tourna la tête vers l’homme à ses côtés. Il le savait, l’avion allait s’écraser. Il mourrait dans les prochaines secondes. De l'immense trou béant à la place de la queue derrière lui, une force le tira, l’aspira. Seule sa ceinture le maintenait encore dans son siège. D’autres cris retentissaient, d’autres bruits de fracas résonnaient. Il n'entendait plus le moteur à présent. Le sifflement venait-il du vent ? De la vitesse ? L’appareil glissait-il sur l’air ? Était-il déjà mort ? Il eut le malheur de tourner le visage pour voir l’ampleur de cette catastrophe. Les autres passagers derrière eux n’étaient plus là. La queue de l’avion s’était brisée, détachée. Il vit une femme sur son siège disparaître dans les airs. Il se détourna, bouleversé, désemparé. La seconde suivante, un choc brutal le plongea dans l'inconscience.

 

A suivre dans la version intégrale

 

Epub + Pdf : COMMANDER DANS NOTRE BOUTIQUE et bénéficiez de 10% avec le code : C2014NOV (Vous devez être enregistré pour utiliser ce code de réduction valable jusqu'au 30 novembre 2014)

FORMAT LIVRE IMPRIME FORMAT POCHE Intégrale tomes 1 + 2 = 453 pages disponibles sur :

 

 

ou

Tome 1 - FORMAT EBOOK 206 pages (PDF + Epub) : COMMANDER SUR LE SITE

Tome 2 - FORMAT EBOOK 223 pages (PDF + Epub) COMMANDER SUR LE SITE

 ou AMAZON.CA

Note de l'auteur : Un roman inspiré d'une histoire vraie, celle du crash d'un avion dans la Cordillère des Andes en 1972, réadapté dans une romance moderne mettant à l'honneur l'amour au masculin.

| Admin | Extraits romans gays

Mon ami, mon amant, mon amour - David Cooper

Résumé : Evan Monroe est agent fédéral au Bureau d'Analyse Comportementale de Quantico. Son ami et collègue, Corey James, surnommé CJ, se tourne vers lui il décide de quitter sa compagne. Evan accepte de l'accueillir chez lui avec son fils Hugo. Mais CJ va doucement comprendre que leur relation amicale et si particulière va devenir de plus en plus ambiguë.

 

Extrait N°1 

L’agent Corey James avait vérifié tous les vols commerciaux en partance pour Arlington, mais chacun d’eux était annulé suite aux violentes tornades qui sévissaient dans la région depuis plusieurs jours. Ces mêmes tornades les avaient amenés à enquêter sur des meurtres masqués par les dégâts causés lors des intempéries. L’homme qu’il recherchait avec ses collègues fédéraux s’attaquait à des jeunes adolescentes âgés de 15 à 17 ans. Seules, elles vivaient dans des foyers ou dans la rue. Trois victimes avaient été retrouvées, démembrées de leurs jambes, de leurs bras ou de leur tête. Le profil élaboré depuis la veille, l’agent Hanson, superviseur de l’unité d’analyse comportementale du FBI, avait autorisé Corey James, surnommé « CJ », à rejoindre sa famille à Arlington en Virginie, mais comment le pourrait-il avec de telles conditions météorologiques ? Conduire jusqu’à Arlington lui prendrait des jours. Accoudé au rebord du bureau face à un ordinateur du commissariat, il repoussa ses cheveux blonds d’un air fatigué. Son fils Hugo était malade. Lucy, sa conjointe, s’occupait de lui, mais CJ savait que son rôle, en tant que père, était d’être auprès de son fils. Une dispute avait éclaté entre son amante et lui à ce sujet. Lucy Valentine n’acceptait pas sa réintégration au sein du BSU (Bureau d’Analyse Comportementale). Mais Corey James aimait son travail et il lui était impossible de faire un choix entre sa vie privée et sa vie professionnelle. Il vit son collègue, Evan Monroe venir vers lui :

— Tu n’es pas encore parti ?

L’agent James se leva, la mine fatiguée :

— Tous les vols pour Washington sont annulés. Ils prévoient de violentes tornades dans les prochaines heures.

Evan acquiesça d’un signe de tête, désolé. Il voyait Corey désarmé, impuissant alors que son fils était malade. Il n’aimait pas le voir ainsi.

— Hanson m’a demandé d’aller jeter un œil du côté d’Asbury. Notre suspect pourrait s’y trouver.

Corey récupéra sa veste et répondit :

— Je viens avec toi…

— Tu n'es pas obligé, répondit Evan.

— Je ne vais pas rester là à attendre que la tempête se calme, ça ne servirait à rien.

— Comme tu veux, concéda son collègue.

Il suivit Evan à travers les couloirs du commissariat qu’ils avaient investi le temps de l’enquête. Dehors, des bourrasques de vent soufflaient, soulevaient poussière, détritus, journaux et faisaient rouler quelques mégots de cigarettes. Evan s’installa derrière le volant et Corey monta à côté de lui, peu rassuré par les intempéries annoncées à la radio.

— J’espère qu’on ne croisera pas le chemin d'un de ces monstres climatiques, lança-t-il.

Evan démarra sans attendre et prit la direction d’Asbury au Nord de Lawton.

— J’ai une carte du comté. On a deux portables avec nous. Avec un peu de chance, on saura les éviter.

D'après le profil dressé, leur suspect se déplaçait en continu. Des corps avaient été retrouvés à différents endroits autour de Lawton et le tueur devait utiliser un camping-car pour parcourir autant de kilomètres entre ses meurtres.

La route fut difficile jusqu’à Asbury, un petit village niché en plein cœur du Kansas. Dans cet État peuplé de champs de céréales, d’espaces inhabités à perte de vue, les tornades étaient fréquentes. La nuit tombée, la vision se réduisait au fil des minutes et Evan devait redoubler de vigilance pour ne pas s’écarter de la voie. La voiture se faisait secouer par la force des vents, des éclairs illuminaient parfois le ciel gris et sombre.

Evan jeta un coup d'œil sur Corey qu'il voyait concentré sur leur enquête, mais perturbé par l’état de son fils. Il tourna son regard vers lui. Sur la route il aperçut un tube nuageux se former à quelques kilomètres de leur position. Il freina aussitôt et stoppa le véhicule.

— Bon sang !  Manquait plus que ça !

Une tornade leur coupait la route et avançait droit dans leur direction. Il jeta un regard dans le rétroviseur et fit une violente marche arrière pour faire demi-tour.

— On ne va pas y arriver avec ce temps, ajouta-t-il, excédé par la météo.

Il fit demi-tour tandis que Corey tentait de comprendre les déplacements atmosphériques transmis par l’appareil satellite mis à leur disposition. Il releva ses yeux pour les observer, constata combien le ciel était bas, gris et orageux. Au loin, au-dessus des champs, des éclairs craquelèrent le ciel puis le tonnerre déchira le silence et la pluie se mit à tomber. Les bourrasques se firent plus violentes autour du véhicule.

— Désolé, mais je ne sais pas lire une carte météo, dit Corey qui tentait d’analyser l’écran posé sur ses cuisses. Si je m’en tiens à toutes ces masses rouges qui se déplacent autour de nous, on ferait mieux de se mettre à l’abri Ev'.

Evan jeta un œil sur l’appareil que Corey tenait devant lui. En effet, plusieurs grosses taches rouges occupaient la moitié de l’écran et indiquaient l’arrivée de puissantes tornades. Contrairement à lui, il savait lire une carte satellite et comprenait à quel point CJ avait raison. Mais au milieu des champs du Kansas, au milieu de nulle part, où pourraient-ils trouver un abri ? Il fouilla les alentours des yeux, réfléchit rapidement et bifurqua sur une petite route de terre qui traversait un énième champ. Selon la carte satellite, ils étaient au beau milieu du secteur le plus dangereux. Il se rappelait avoir passé un pont quelques minutes plus tôt. Si ses souvenirs étaient exacts, ils n’en étaient plus qu’à une centaine de mètres. Le pont apparut enfin au prochain virage et Evan s’y réfugia dessous

— Tu restes là, fit-il à Corey.

— On n'a pas le temps ! Refusa ce dernier, on doit trouver un abri !

— Je sais ce que je fais, rétorqua Evan.

Il sortit de la voiture avec difficulté, les bourrasques violentes le plaquaient contre la carrosserie et l’empêchaient d’avancer. Luttant contre les éléments, il s’approcha enfin du pont pour vérifier un détail.  Sans aucune explication, il revint dans le quatre-quatre et redémarra. Le pont franchi, il quitta la route et se retrouva dans le champ qui la bordait. À cet instant, une tornade se forma devant eux, à deux ou trois kilomètres de leur position. L’immense tube nuageux devait être  de forte amplitude  et ne les épargnerait pas s'il les atteignait. Evan accéléra bien que CJ n'eut pas la moindre idée de ce qu'il faisait. L’instant d’après la voiture piqua du nez tandis qu’Evan les avait conduit jusqu’à un large fossé. La tornade  les rattrapait. Ils l’observaient, et sentaient toute sa puissance à travers le véhicule qui tremblait.

— Fais-moi confiance, dit-il CJ…

Il donna un coup de volant, s’engouffra dans un gros tunnel d’évacuation d’eau qui passait sous le champ et  roula sur plusieurs mètres avant de stopper le véhicule. Bloqués dans cet abri de fortune, ils allaient pouvoir juger de son efficacité.

CJ n'en revenait pas de l'audace d'Evan, mais espérait que son idée les sauve. Il ôta sa ceinture de sécurité, se tourna et passa sur la banquette arrière du quatre-quatre pour  observer ce qui se passait derrière eux. Evan le rejoignit, malgré tout incertain. Il pouvait entendre les mugissements du vent, les grondements du tonnerre depuis l'extérieur de la cavité. Le ciel continuait de s’obscurcir, les éclairs se multipliaient et déchiraient le ciel. Depuis leur emplacement, ils voyaient des branches d’arbres rouler, d’autres voler par-dessus le fossé et la tornade n’était pas encore sur eux. En réalisant ce qui arrivait, CJ récupéra son téléphone et tenta de numéroter :

— Je vais prévenir les autres, leur dire où nous sommes !

Mais la communication s’interrompit et CJ comprit qu’il n’y avait pas de réseau.

— Je ne capte pas.

L’écran météorologique ne retransmettait plus les signaux satellites ce qui signifiait qu'ils étaient désormais seuls, coupés du monde tant que la tornade ne  faiblirait pas. Evan vérifia également l’écran de son portable, mais aucun signal ne perçait leur abri de fortune.

— L’antenne réceptrice a dû s’envoler elle aussi.

Autour d'eux, ils sentaient les tremblements provoqués par l’approche du monstre, entendaient un grondement grave, impressionnant résonner à travers le tuyau. Evan reposa son téléphone et tourna les yeux vers l’arrière où le paysage continuait de s'assombrir dangereusement. Le quatre-quatre se mit à vibrer sur lui-même comme si toute sa mécanique ressentait l’intensité de la tornade extérieure. Evan jeta un autre regard rapide vers l’arrière et dans un réflexe, poussa CJ à baisser la tête vers l’avant. Il fit de même afin de se protéger d’éventuels bris de glace si le pare-brise arrière venait à éclater. Il ne pouvait mesurer l’impact que la tornade aurait sur leur abri et préférait ne prendre aucun risque. Avant même qu’ils n’eurent le temps de se redresser, un projectile lourd atteignit  la vitre qui explosa dans leur dos. La poussière et le froid s’engouffrèrent dans le quatre-quatre, mais CJ continua de se protéger le visage. Les vrombissements se poursuivirent quelques secondes et le calme retomba aussi brutalement. Prudents, ils se redressèrent pour regarder derrière eux. Plusieurs branches étaient entrées dans le tunnel et si les vents s’apaisaient ils étaient suffisamment puissants pour que leurs tourbillons charrient des débris de toutes sortes à la vitesse de missiles. Ils n’osaient imaginer ce qui se passait dehors, et ce qui serait arrivé s'ils avaient été à l’extérieur de ce tunnel. Ce spectacle était à la fois terrifiant et hypnotisant, mais c’était un spectacle de désolation.  Il  tourna son regard vers Evan :

— Ça va ? Tu n’as rien ?

— Non, je n’ai rien.

Il détailla CJ près de lui et retourna la question :

— Et toi ?

CJ acquiesça, encore secoué par ce qui se passait :

— Ouais, ça va… Enfin… Je crois.

Il regarda derrière eux, déglutit avec difficulté et demanda à Evan :

— Tu crois que c’est terminé ?

Evan détailla CJ un instant de plus afin de s’assurer qu'il ne soit pas blessé et jeta un œil à l’arrière.

— Pour cette tornade, oui, mais je ne te garantis rien pour le reste de la soirée…

Evan se recula de son siège qu'il tira vers lui pour le replier. Il se mit à moitié debout dans la voiture et tendit le bras vers l’intérieur du coffre. La branche coincée dans le pare-brise l’empêchait d’ouvrir le coffre. Il attrapa son sac et remit le siège à sa place.

— Le principal pour l’instant, c’est nous…

Il trouva un pull et le tendit à CJ.

— Enfile ça, ça te protègera du froid le temps qu’on sorte de là.

CJ le prit, touché de voir qu’Evan s’occupait de lui comme Greer, Deven ou Marshall l’auraient fait.

— Mais toi ? demanda-t-il.

Evan ne pensait pas à lui pour l’instant, mais à la situation dans laquelle ils se trouvaient tous les deux.. Le vent s’engouffrait dans le véhicule, la pluie humidifiait l’air et faisait chuter la température. La nuit n’arrangeait rien et serait sans doute plus longue que prévue.

— Ne t’en fais pas pour moi…

Après tout, il avait connu des situations bien pires au service de la CIA… Il enjamba les sièges et alluma les phares avant et arrière du véhicule. Il récupéra son bonnet dans le vide-poche de sa portière et le vissa sur sa tête avant d’expliquer :

— Tu as une bouteille d’eau et une barre de chocolat dans le sac… Au cas où on resterait ici plus longtemps que prévu.

Il ouvrit la portière et sortit du quatre-quatre pour évaluer son état. Il soupira lorsqu'il posa ses yeux sur le pneu crevé à l’arrière et s’approcha de la longue branche qui avait perforé leur pare-brise. Avant de vouloir partir de cet endroit confiné, il devrait dégager ce morceau de bois projeté sur le sol. Il se posta sur le côté et lui donna un franc coup de pied. Le bois  craqua sous l’impact et il s’en débarrassa.

CJ maintint la portière ouverte tandis que le vent semblait souffler à nouveau. Peut-être une autre tornade approchait dans leur direction. Il interpella Evan :

— Ne reste pas dehors, c’est trop dangereux… On ferait mieux d’attendre que ça se calme.

Evan hésita, mais finit par revenir dans le véhicule. Où il ferma la portière. CJ expliqua :

— On doit empêcher l’air de rentrer, surtout si on doit passer la nuit ici.

— C’est ce que je pense aussi, lui répondit Evan en revenant à l’arrière du véhicule. Tu veux bien m’aider ?

Avec CJ, ils repoussèrent la branche vers l’extérieur jusqu’à la sortir complètement. Une fois la plage arrière dégagée, Evan la dégonda et la releva contre le pare-brise pour faire obstacle à l’air froid. Il se tourna vers CJ et annonça :

— On va devoir attendre ici…

Evan était désolé pour CJ qui devait s’inquiéter pour son fils,  espérer le retrouver au plus tôt. Au lieu de cela, il restait coincé dans un tuyau d’évacuation d’eau, menacé par les tornades du Kansas. Evan rejoignit son siège et alluma le moteur.

— On va réchauffer l’habitacle quelques minutes.

Tous les deux commençaient à avoir froid. CJ ôta sa veste et enfila le pull qu’Evan lui avait prêté. Le vent se remettait à souffler, moins fort que précédemment, mais menaçant. Tous les deux étaient  assis l’un à côté de l’autre et heureusement, le moteur de la voiture enclenché permettait de réchauffer l’intérieur du véhicule.

— Une barre chocolatée et un peu d’eau en guise de repas ? répéta CJ.

Il tenta un léger sourire malgré tout et taquina Evan afin de dédramatiser la situation :

— J’aurais espéré un peu mieux pour notre premier rendez-vous.

Evan eut un instant d’hésitation sur la remarque de CJ. Venait-il bien de parler de rendez-vous ? Après toutes ces années durant lesquelles Evan lui avait fait nombre de sous-entendus sur son orientation sexuelle, ses préférences en matière d'homme, CJ le taquinait-il ou entrait-il à son tour dans ce petit jeu de provocation ? Son cœur s’était affolé à cette idée, mais le moment était mal choisi pour se perdre dans des réflexions intensives. Son sourire fut à la fois nerveux et amusé avant qu'il ne réponde :

— Et je me trouve particulièrement doué pour le coup de la panne… 

CJ ne put s’empêcher de rire sur cette réponse. Il appréciait l’humour d’Evan d'autant que la situation ne se prêtait pas aux plaisanteries qu'ils s’échangeaient. Le vent continuait de souffler, le quatre-quatre était parfois secoué par les rafales venant de l’extérieur qui s’engouffraient dans leur abri de fortune. CJ savait qu'ils ne craignaient rien ici, la première tornade passée ne les avait pas touchés, mais si d’autres croisaient leur chemin, la nuit serait longue. Il récupéra la barre chocolatée du sac qu’Evan avait ouvert et commenta :

— Remarque, ça aurait pu être pire.

Il lui tendit l'autre moitié.

— J’aurais pu me retrouver bloqué dans cette voiture avec une parfaite inconnue qui m’aurait lourdement draguée.

Evan gardait son sourire amusé aux lèvres. Une nouvelle fois, il se savait tomber sous le charme irrésistible de CJ. Après toutes ces années à travailler avec lui, à le savoir en couple avec une femme et un enfant, il s'était fait une raison, en avait pris son parti, même si un peu d’espoir restait permis. Il refusa la moitié de la barre :

— Garde-la, j’ai pas faim pour l’instant…

Il se redressa vers les sièges avant et tendit le bras jusqu’à la clef de contact pour la tourner et éteindre le moteur. Ils auraient besoin d’essence pour retourner au commissariat de Lawton. Il se rassit sur le siège, s’y enfonça confortablement afin d’user de ses coussins pour se réchauffer un maximum. Il tourna des yeux malicieux sur CJ avant de poursuivre sur sa dernière réplique au sujet de l’inconnue :

— Et qui te dit qu’elle t’aurait lourdement draguée ? Ça, c’est ton côté tombeur qui ressort… Penelope n’a pas tort quand elle te surnomme comme ça.

Bras croisés, CJ mangea lentement la barre de chocolat dont il détaillait la texture à chaque bouchée.

— Quoi ? Tu ne t’es jamais fait draguer pendant les enquêtes ? Je sais qu'Hanson nous envoie rarement sur le terrain ensemble, mais on sait tous les deux que certains et certaines trouvent ça excitant le côté fédéral, agent secret et menottes.

Il réfléchit un instant et ajouta en regardant Evan :

— Et ce n’est pas pour rien que Penelope te surnomme aussi « beau brun ténébreux » ! Je serais une femme, j’imagine que je te draguerais.

Evan roula sa tête contre le siège pour tourner ses yeux vers CJ. Cette dernière phrase n’arrangeait pas les sensations que son corps subissait. L’agent James avait toujours eu ce pouvoir sur lui. Quelques mots, quelques regards, quelques sourires suffisaient à allumer un feu difficile à éteindre. Il ricana néanmoins sur cette dernière supposition et répondit :

— J’ai un peu de mal à t’imaginer en femme.

Il détourna le regard dans le vide en réfléchissant à leur discussion tout à fait hors propos en ces circonstances.

— Mais c’est vrai que le mélange menottes, agent secret et flingue attire quelques filles en manque de sensations fortes…

Il croisa les bras pour enfouir ses mains sous ses aisselles et reprit sans avoir oublié les paroles de CJ :

— Cela dit, je serais curieux de savoir comment tu t’y prendrais… Pour me draguer.

CJ garda son léger sourire en terminant sa part de « repas ». Il rangea l’autre moitié dans le compartiment de rangement situé entre les deux sièges et ramena ses mains jointes entre ses cuisses afin de les réchauffer. Il devait faire aux alentours de 10 ou 15 degrés dehors et le froid commençait à peser. Cette discussion avait le mérite de leur changer un peu les idées puisque le vent ne cessait de souffler à l’extérieur.

— Comment je m’y prendrais ? répéta-t-il en réfléchissant tout haut. J’imagine que je serais un du genre plutôt romantique sans être non plus tout mielleux si tu vois ce que je veux dire.

Il posa sa tête en arrière en continuant de réfléchir et la tourna vers Evan :

— Je t’inviterais chez moi et je te cuisinerais un bon repas français agrémenté d’un vin rouge…

Evan se mit à rire sur cette description qu'il avait sincèrement tentée d’imaginer. Transformer CJ en femme lui était impossible et il ne le voulait pas non plus.

— Et je te soupçonnerais d’être gay, commenta-t-il, taquin.

Il tourna ses yeux sur CJ et poursuivit sans quitter son sourire :

— Tu sais quoi ? Je préfèrerais encore que tu restes comme tous les mecs hétéros et que tu me laisses faire le repas.

CJ ricana une nouvelle fois, amusé par les remarques d’Evan. Tous les deux se connaissaient depuis six ans et il avait fallu qu'ils se retrouvent bloqués dans ce quatre-quatre, arrêtés dans une évacuation d’eau et piégés par des tornades, pour prendre réellement le temps de parler et plaisanter comme CJ le faisait souvent avec Penelope. Il resta dans cette position, la tête reposée en arrière sur le haut de leur siège et le regard sur le plafond de la voiture. Son sourire s’effaça doucement et il ajouta d’un air plus sérieux :

— On devrait prendre le temps de se voir en dehors du Bureau.

Evan avait entendu le ton plus sérieux de CJ à travers ces dernières paroles. Les mains toujours dissimulées sous ses bras croisés, son regard demeurait dans le vide. Le froid de la nuit envahissait peu à peu le véhicule. Derrière eux, le vent soufflait, sifflait à l'extérieur, tel un serpent vicieux décidé à s'introduire dans leur abri. Il vérifia le signal sur son portable sans en trouver et répondit:

— On a tous été plutôt occupés ces derniers temps...

Il ne désapprouvait pas la suggestion de CJ, mais leur métier, leur vie pour chacun différente, leur prenait à tous beaucoup de temps. Il rangea son téléphone dans sa poche et reprit :

— Hanson a perdu sa femme et se retrouve seul avec Jack, Dave essaie de recoller des morceaux de son passé, Penelope a Marvin, Deven se contente de ses nombreuses groupies et toi tu as Hugo et Lucy… Sans compter nos petits séjours réguliers d’un bout à l’autre du pays.

CJ le regarda et rectifia :

— Quand je dis qu'on devrait se voir plus souvent, je ne parlais pas des autres, mais de toi et moi…

Evan tourna les yeux vers lui et esquissa un léger sourire.

— Tu as quand même Hugo et Lucy et ça ne nous empêche pas de savoir qu’on est là si l’un ou l’autre a besoin de discuter.

CJ ne répondit pas sur l’instant. Evan avait raison, il avait Lucy et son fils. Lucy avec qui les choses se compliquaient au fil des jours. Lucy avec qui il ne cessait de se disputer dès le moindre désaccord. Il détourna le regard vers le plafond et sentit le besoin de se confier :

— Je crois que ça ne va pas durer entre Lucy et moi.

Evan fronça aussitôt les sourcils sur cette remarque qu'il n’avait pas attendue. Il se redressa sur son siège et reporta son regard sur CJ. Celui-ci avait semblé si attaché à l’ancienne détective de La Nouvelle-Orléans avec qui il avait eu son fils Hugo. Il tenta de lire l’expression de CJ, de comprendre ou de traduire ses émotions derrière ses mots.

— Comment ça ?

CJ hésita en regardant Evan. Le seul fait d’avoir prononcé ces quelques mots semblait le libérer d’un poids qu'il avait porté seul jusqu’à maintenant. Même Penelope n’était pas au courant de sa relation houleuse avec sa conjointe. Il se redressa, glissa sa main dans cheveux dorés dont quelques mèches tombaient sur son front :

— On se dispute depuis que j'ai intégré le Bureau. Elle m’accuse d’avoir accepté cette promotion et ne supporte plus de me voir partir pendant des jours. Elle aurait préféré que je garde mon poste au Pentagone.

Evan gardait une mine aussi confuse que compatissante. Pourtant, Dieu savait à quel point, il regrettait encore d’avoir poussé CJ vers Lucy lors d'une enquête en Floride où Lucy et lui s'étaient rencontrés. Mais en tant qu’ami, il ne pouvait se réjouir d’un événement aussi triste et angoissant qu’une éventuelle rupture. Il savait Lucy insistante vis-à-vis du métier de CJ. Elle le voulait à la maison, avec elle et leur fils, mais elle n’avait jamais compris quelle importance le Bureau avait aux yeux de Corey. Il n’osait imaginer les ressentiments de CJ en ce moment où Hugo était malade près de sa mère, à des centaines de kilomètres de cette voiture.

— Je suis désolé, fit-il sincèrement. Si tu en parlais avec Hanson, je suis sûre qu’il te laisserait un peu de temps pour régler ça…

— Je verrai, dit-il.

Mais CJ songeait qu'il ne ponctionnerait pas sur son temps de travail le temps nécessaire pour régler ses problèmes conjugaux. Hanson et les autres avaient besoin de lui au quotidien. De ses mains, il frotta ses bras, ses cuisses, pris par le froid qui envahissait la voiture et davantage en restant ainsi immobiles comme ils l’étaient. CJ sortit son téléphone, vérifia le réseau dans leur secteur, toujours inexistant. Dehors, les rafales de vent ne baissaient pas en intensité.

— J’espère que les autres sont à l’abri, remarqua CJ en pensant à leurs collègues. Ils doivent être inquiets de ne pas pouvoir nous contacter et on va finir par geler si on reste là.

Evan avait compris que le sujet « Lucy » restait délicat après cette brève réponse de la part de CJ. Au moins, celui-ci avait pu se confier à lui, extérioriser ses appréhensions. Il s’approcha et tendit le bras vers la banquette arrière afin de récupérer une couverture.

— Ok, on va se réchauffer… fit-il d'un léger sourire... On va se serrer un peu... Sans aucune arrière- pensée, je précise !

CJ esquissa un léger sourire et le laissa faire. Evan avait raison et il le connaissait suffisamment pour savoir qu'il ne profitait pas de la situation. Il n’y avait pas de secret pour se réchauffer. À cet instant précis, ils devaient se serrer et profiter de la chaleur de leur corps respectif sous une couverture. Il se blottit contre Evan, bien plus grand et costaud que lui, et laissa son bras l’enlacer. Le silence les enveloppait, mais à l’extérieur du quatre-quatre les rafales de vent venaient rompre cette quiétude.

Malgré lui, Evan ne pouvait réfréner quelques frissons au contact de la peau de son ami. CJ dégageait des parfums sucrés bien à lui qu'il aurait pu discerner entre mille. Cette situation devenait moins terrible tout à coup… Evan préférait savoir CJ à l’abri du froid, des conditions difficiles et ne songeait pas à son propre confort. Après tout, il ne s’agissait que de tornades et ils se trouvaient à l’abri pour l’instant… En cherchant bien, il avait connu pire par le passé. À présent, blotti contre celui pour qui il avait un léger faible, il ne pouvait pas se plaindre. Mais il songeait à l'aveu de Corey, à sa situation délicate avec Lucy, à Hugo que toute l’équipe chérissait. CJ avait eu raison de dire qu'ils n’avaient jamais pris le temps de discuter tous les deux. Peut-être les choses semblaient parfois bien trop sensibles. Ils n’avaient jamais eu une relation comparable à celle que CJ entretenait avec les autres membres de l'équipe. Une distance raisonnable semblait s’être installée entre eux, vigilante, comme si, trop proches l'un de l'autre, une chose irréversible risquait de se déclencher. Pourtant, Evan avait raison d’affirmer que quoiqu’il arrive, tous les deux étaient présents l’un pour l’autre… CJ l’avait prouvé lors de plusieurs enquêtes. Evan se demanda alors à quel moment il avait lui aussi eu l'occasion de démontrer sa loyauté à Corey ? La prouvait-il en cet instant ? Il ressortit son téléphone de sa poche et y jeta un œil. Aucun signal n’apparaissait et une nouvelle tornade approchait à en juger par les vibrations de la voiture. Il laissa un soupir silencieux s’échapper de sa gorge. Le reste de l’équipe devait déjà les rechercher, mais, réfugiés dans l’abri où ils se trouvaient, ils n’auraient aucune chance de les localiser. Il tendit le bras pour attraper la bouteille d’eau et en but une gorgée. 

 

Extrait N°2

Evan ne mesurait pas combien sa présence était un profond réconfort pour lui. Sans vraiment savoir pourquoi, il osa glisser sa main sur celle d’Evan et ses yeux s’y attardèrent un instant. Les ongles d’Evan étaient rongés, seule marque de sa nervosité qui ne transparaissait jamais quelles que soient les situations.

— C’est ça qui m’a manqué quand tu as quitté les bureaux pour l'enquête sur Doyle Regans.

Il releva ses yeux bleus dans les siens :

— Tes conseils… Ta présence et tes attentions.

Evan venait de frissonner sous les doigts de CJ. Son regard bleu azur, à peine assombri par l’obscurité de la pièce le captivait autant que ses mots. Il avala péniblement tant sa gorge s’asséchait en présence de Corey. Tous ses sens s’éveillaient lorsqu'il était près de lui. Ses paroles lui réchauffaient le cœur parce qu'il les savait sincères. Son réconfort était de se rappeler combien il était important dans la vie de CJ… Mais toujours la même question le taraudait : qu’adviendrait-il plus tard ? CJ et Hugo devraient refaire leur vie, la reconstruire…

— Tout ce que je t’ai dit, tu le sais déjà, il suffit juste de te le répéter…

CJ se pinça les lèvres, réconfortée par la voix plus suave d’Evan. Son regard brun était si profond, si pétillant quand il se posait sur lui et se rivait dans le sien. Cet instant était l’un de ceux que CJ savait sans équivoques. Evan et lui échangeaient des regards intenses, suspendus dans le temps, laissant les doutes renforcer toute l’ambigüité de leur relation. Peut-être était-il temps de ne plus se laisser influencer par ses préjugés, se disait CJ. Peut-être qu’un seul pas vers Evan ne condamnerait pas leur amitié si précieuse ? 

 

Epub + Pdf : COMMANDER DANS NOTRE BOUTIQUE et bénéficiez de 10% avec le code : MAMxMDC (Vous devez être enregistré pour utiliser ce code de réduction)

 

Format livre disponible sur :