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The Underworld Chronicles

11 septembre 2021. Le monde tel que nous le connaissons a sombré dans le chaos. Des bombes nucléaires ont déchiré le ciel et un hiver sans fin a pris place à la Surface. Du moins, c'est ce qu'il se dit 30 étages sous terre depuis que les bombes ont explosé. Ce jour-là a été surnommé, le Grand Changement. Paris, Berlin, Londres, Jérusalem, Milan, Rome, Moscou, Le Caire, et tant d'autres capitales mondiales ont été réduites en cendres... Plus de vingt-cinq milliards de personnes, ont périt quand la Troisième et dernière Guerre mondiale a pris fin le jour de son commencement. Sarah Leary s'en souvient. Elle y était avec sa femme Faith, tenant dans ses bras leur petite fille Clarke âgée tout juste d'un an. Les sirènes avaient résonné dans tout Manhattan, les foules s'étaient affolées et les avaient séparés malgré elles. Depuis ce jour, elles ne sont plus revues et Sarah Leary a passé ces vingt-deux dernières années sous terre avec douze mille soixante-seize personnes...
9,90 €
Description du produit
  • Broché: 326 pages
  • Editeur : Homoromance Editions
  • Collection : The Underworld Chronicles
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 1542752345
  • ISBN-13: 978-1542752343

EXTRAIT 1

Au nom de Dieu, des bombes avaient explosé, des millions de gens avaient péri partout dans le monde. Au nom de Dieu et des religions, la planète avait été détruite.

Je m'appelle Alexia Chase, je n'ai jamais vu la lumière du soleil. Il parait qu'elle est si vive, si lumineuse, qu'en regardant le ciel il est possible de la voir briller une fois les yeux clos. J'ignore si cela est vrai... Tant de choses se disent sur le monde du dessus, sur la Surface... Je n'ai jamais rien vérifié par moi-même. Ce que je connais sur la planète où vivaient les Anciens, je l'ai appris à travers des livres, des photos ou à travers les récits de ma mère et de nos Aînés. Ce que je sais, c'est que le monde a changé, en Son Nom, le 11 septembre 2021. Des bombes ont explosé, le ciel s'est obscurci, des pays entiers ont été détruits et la planète s'est retrouvée plongée dans un hiver nucléaire sans fin. Ma mère, Rebecca Chase, y était et souvent je l'interroge sur sa vie d'antan, sa vie avant le Grand Changement, avant l'Arche.

Je suis née le 18 octobre 2023 sous une ville autrefois appelée New York, située dans un pays qui s'autoproclamait le plus puissant du monde. Ce qu'il reste de sa puissance se résume aujourd'hui à douze mille soixante-seize survivants confinés sous terre, là où aucun rayon de soleil, aucune lumière, aucun effet résiduel des bombes ne peuvent nous affecter. Tant de gens ont péri lors des bombardements, et plus encore à cause de ce que nos médecins appellent le syndrome S.I.A., pour Syndrome  d'Irradiation aiguë.

Nous ignorons si des gens comme nous ont survécu, si d'autres, comme ma mère, ont pu se réfugier sous terre avant que tout ne soit réduit à néant. Là aussi, des choses se disent, des rumeurs circulent. Il est parfois plus dangereux de les écouter que de les ignorer. Certains s'y sont risqués, certains ont tenté de remonter à la Surface pour revoir la lumière du soleil, respirer à l'air libre, mais personne n'en est jamais revenu. Il se dit que la planète est devenue un désert de glace, infécond, stérile, irrespirable. Il n'y a ni arbre, ni animaux, ni source de lumière pour réchauffer les terres. Alors, cet endroit où je suis née est notre dernier refuge, peut-être le dernier abri où l'être humain pourra continuer à vivre.

Cet abri a été surnommé l'Arche, en mémoire à un livre nommé "La Bible". L'une de ses fables dit qu'un homme du nom de Noé avait voulu sauver chaque espèce animale avant la destruction de la planète. Il les avait placés dans un immense navire résistant à toutes les intempéries. J'aurais aimé lire cette histoire, mais ce livre a été banni, interdit par les lois de l'Arche, comme toutes les religions.

Ma mère croit en cette entité invisible appelée Dieu. Elle me dit parfois qu'il est important de garder la foi pour être guidée vers les bonnes décisions.

Mais comment croire en Dieu, puisque comme le soleil, je ne l'ai jamais vu ?

EXTRAIT 2

— De sexe féminin, l'âge de l'individu X1458 est évalué à vingt-cinq ans. Nous supposons qu'elle a été contaminée par le S.I.A., Syndrôme d'Irradiations Aïgus, les jours qui ont suivi le Grand Changement. Elle a donc grandi et s'est développée dans les tunnels. Comment a-t-elle survécu et comment s’est-elle nourrie, nous le saurons dès que nous pourrons lui faire des prises de sang. Elle est nyctalope et son iris marron dans la lumière devient bleu fluorescent dans l'obscurité. Elle émane de l'électricité à haute fréquence et peut s'en servir pour se défendre ou attaquer ses adversaires. Il a fallu l'intervention de quatre gardes pour maintenir l'individu X1458 attaché. Sa force est disproportionnée à son poids et sa taille humaine est d'environ un mètre soixante-neuf. D'après la morsure analysée sur le bras de votre fille, la dentition de l'individu X1458 a été modifiée. Ses canines proéminentes lui permettent de mordre et boire le sang de ses proies grâce à quoi, l'individu X1458 a pu survivre toutes ces années.

— Il boit du sang, comme les vampires vous voulez dire ?  souleva Kate.

— En effet, sauf que les vampires n'existent pas ! ponctua Fred Bennett d'un rire évident. Quoi qu'il en soit, je dois dire que c'est un cas assez intéressant, non seulement par ses yeux que par cette capacité à émettre du courant électrique et le projeter.

Kate comprenait mieux pourquoi et comment son subordonné s'était fait surprendre dans les Catacombes, blessé par une décharge.

— Aucun document n'a été retrouvé dans son nid lors des fouilles de l'Unité, continua Fred, donc nous ne sommes pas en mesure de l'identifier.

— Quelle est sa cellule ? demanda Sarah.

Fred Bennett passa devant les deux femmes :

— Le numéro sept. Suivez-moi...

Sarah devinait que l’équipe en charge en était aux phases préliminaires de l'étude de l'individu X1458. Il fallait parfois des semaines, voire des mois, pour élaborer des profils plus précis sur les infectés ramenés dans l'Arche. Toutes les analyses n'étaient pas toujours exactes, mais il fallait bien commencer quelque part.

Munie d'un trousseau de clefs, Fred Bennett ouvrit la porte de la cellule sur l'individu X1458 maintenu attaché par quatre chaînes, une à chaque cheville et une à chaque poignet. Une flaque d'eau à grandeur de la cellule recouvrait le sol.

— L'eau, c'est pour éviter qu'elle n'utilise ses capacités électrisantes. L'idée m'ait venue après qu'elle ait blessé l'un de nos hommes. La deuxième fois, la secousse électrique lui est revenue aussitôt et elle n'a pas recommencé.

Quand Sarah posa son regard sur l'infecté et croisa le sien, ce face à face provoqua un choc fulgurant qui manqua de lui faire perdre l'équilibre.

— Seigneur ! lâcha-t-elle.

— Qu'est-ce qui se passe Sarah ? demanda Kate incertaine...

— Elle n'a pas encore été lavée, précisa Fred Bennett qui pensait deviner les raisons de cette interjection de la part de Sarah Leary. Nous ne parvenons pas à l'approcher, donc nous l'endormirons dès demain pour poursuivre nos analyses et la nettoyer.

Sarah venait de faire un pas dans la cellule sous l'œil incertain de Kate qui n'avait pas manqué sa réaction étrange.

— Sarah, qu'est-ce qui se passe ?! répéta Kate.

Sarah ne pouvait le croire. Son cœur avait probablement manqué un battement avant de s'affoler. Ses yeux verts ne quittaient plus la silhouette sale et souillée face à elle. Le visage de l'individu X1458 était taché de sang, de traces noires, ses longs cheveux bruns  emmêlés par la poussière séchée. Vêtue d'un jeans troué, de baskets usées, un vieux pull à capuche aux couleurs délavées des Yankees recouvrait le buste de l'infecté. Et derrière toute cette crasse, Sarah distinguait un visage fin, familier, un visage revenu de loin, tel un fantôme du passé qui se dressait devant elle. Comment était-ce possible ? Comment ce jour tant attendu, tant espéré, pouvait-il arriver après vingt-deux longues années de deuil ? Comment le seul et unique amour de sa vie pouvait-il se trouver là, sous ses yeux, après tout ce temps sans être marqué d'une seule ride ?

— Faith... murmura-t-elle...

 

 

 

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