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Jusqu'à ce que l'Amour vous sépare extrait

images/stories/virtuemart/product/01-jusqua_<span class=ce_que_lamour_vous_separe_gay_site.jpg" border="0" width="250" style="float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" />Résumé : Allan Swan, 28 ans, engagé chez les Marines depuis plusieurs années, se voit contraint de retourner dans la ville de son enfance pour le mariage de sa mère. Quand il rencontre le futur époux à peine plus vieux que lui et nettement plus jeune que sa mère, c'est entre coup de coeur et coup de sang qu'il va tout faire pour annuler le mariage...

Extrait N°1

Allan Swan détestait les mariages. La raison était simple, il était prouvé que trois mariages sur quatre finissaient par un divorce et les statistiques ne mentaient jamais. Non seulement Allan Swan s’arrangeait toujours pour ne pas assister aux mariages de ses amis, mais il était évident que jamais, il ne se marierait. Malgré lui, malgré ses profondes convictions et son rejet total pour cette tradition suivie par toutes les cultures du monde, Allan Swan était justement en route pour un mariage. Et pas n’importe lequel… Celui de sa mère. Quelle ironie, pensait-il. La journée qui s’annonçait serait sans doute l’une des pires de sa vie. Mais à 28 ans, comment pourrait-il dire à sa propre mère qu’il s’opposait à cette union ? Il lui en voulait… Assis derrière le volant de sa coccinelle, Allan Swan ne prêtait même plus attention aux voitures qui le doublaient sur l’autoroute. Il se préparait mentalement à faire face à l'homme qui remplacerait son père. Car après sa mort, Allan avait compris que sa mère avait fait d'autres rencontres. Tous les deux n'en avaient jamais parlé ouvertement et bien sûr, Allan n'avait jamais été présenté à l'un de ses amants. Bien entendu, elle ne lui avait pas demandé sa bénédiction avant d'épouser ce type, mais Allan le détestait déjà…

Après une dernière heure de route, il prit la première bretelle de sortie en direction de Northfolk, petite ville du Maine à cent cinquante kilomètres de Boston. Il n’y avait plus remis les pieds depuis la mort de son père cinq ans plus tôt. Dans cette ville, les mauvais souvenirs avaient effacé les bons, ceux de son adolescence, de ses années au lycée. Puis il était parti faire ses études au MIT, études qu’il avait arrêtées après deux ans. Revenir à Northfolk ravivait des émotions qu’Allan avait voulu oublier. Et à ses yeux, le mariage de sa mère équivalait à une haute trahison envers son père.

Sa jauge d’essence au plus bas, Allan ralentit à la première station qu’il croisa et arrêta sa voiture devant les pompes. Ses réflexions ne cessaient plus et la pression augmentait en sachant qu’il verrait sa mère dans les prochaines minutes. Et par conséquent, son futur beau-père s'il ne trouvait pas un moyen efficace d’éviter ce mariage.

Il sortit de la voiture et récupéra la pompe dont il plaça l’embout dans le réservoir. Les odeurs de gasoil et de moteur s’élevaient davantage en cette saison où les températures augmentaient. Bien sûr, sa mère avait attendu le début de l’été pour préparer les festivités. Il était bientôt midi et le soleil était haut dans le ciel autant que les fortes chaleurs s'annonçaient.

Allan vit une Mercedes s’arrêter à côté de la sienne et son regard ne put s’empêcher de se poser sur l'homme aux cheveux noirs qui en sortit. La trentaine, élégant, vêtu d'un pantalon et d’une chemise noire, les talonnettes de ses chaussures résonnèrent sur le béton avant que l'inconnu ne se tourne vers lui et relève ses lunettes de soleil sur ses cheveux. Le temps de quelques secondes, le regard d’Allan croisa le sien et il en oublia le mariage de sa mère.

— C’est vous qui vous occupez du service ? demanda l’inconnu en l'interrompant dans son observation.

Allan dut prendre une pause et regarda derrière lui en constatant que cet homme s’adressait bel et bien à lui en le prenant pour un employé de la station. Il se vexa :

— J’ai l’air d’un pompiste ? renvoya-t-il.

L'inconnu leva les sourcils en examinant la tenue négligée du jeune homme qui consistait en un jeans, une paire de baskets et un débardeur blanc mettant en valeur des muscles saillants.

Vous auriez pu, répondit-il d'un léger sourire hautain.

Il finit par le contourner et ajouta d'un ton sarcastique et moqueur :

—  Jolie votre voiture.

Allan le suivit des yeux. Rêvait-il où cet homme se fichait de lui ? Ce fut en sentant couler l’essence sur son pied, qu’Allan réalisa qu’il ne faisait même plus attention à ce qu’il faisait.

— Putain ! ragea-t-il en se reculant soudainement.

Il ôta la pompe qu’il remit à sa place, les chaussures enduites d’essence, une odeur qu’il détestait particulièrement et qu’il n’arriverait pas de sitôt à faire partir.

— Fais chier…

Allan n’était pas venu à Northfolk avec des valises de rechanges et encore moins d'autres paires de chaussures. D’un pas agacé, il marcha dans ceux de l’inconnu et entra dans le magasin en le voyant s’adresser au pompiste…

— Hey, monsieur bon chic bon genre ! Qu’est-ce qu’elle a ma voiture ?!

— Je vous demande pardon ? fit ce dernier.

— Ouais, vous arrivez en vous prenant pour je ne sais qui et vous vous permettez de critiquer ma caisse alors que vous ne me connaissez même pas !

L'homme ne quitta pas son sourire tandis que le pompiste partait faire le plein de sa Mercedes. Il rangea son portefeuille en cuir dans son pantalon de grande marque et fit face au jeune inconnu bras croisés devant lui. Ce dernier était visiblement de très mauvaise humeur. Ses lèvres se pincèrent un instant sans cesser de le détailler.

— En effet, je ne vous connais pas, ce qui est regrettable. Vous n’êtes pas d’ici, n’est-ce pas ? Si je vous avais croisé par le passé, soyez sûr que je m’en souviendrais.

Allan fut décontenancé par ces paroles. Rêvait-il ou ce type plein aux as était en train de le draguer ?! Allan se reprit, il n’avait pas le temps pour ce genre de choses !

— Ouais, ben évitez de juger les gens sur leur voiture ou leur apparence !

Il se pencha et enleva ses chaussures au beau milieu de la station devant l’inconnu. Ses baskets puaient le gasoil et il était hors de question qu’il les garde aux pieds. Il les posa sur le comptoir, partit en chercher dans un rayon et jeta des billets près de la caisse. L’inconnu l’avait observé faire avec un certain intérêt et un regard curieux. Il s’éloigna finalement vers la porte, mais fut interpellé :

— Puis-je au moins avoir votre nom ?

Allan s’arrêta un instant, regarda l’inconnu et répondit sèchement :

— Non !

Il quitta la boutique sous le regard amusé de son interlocuteur. Allan avait pris assez de retard et songeait maintenant à la rencontre à venir avec son futur-ex-beau-père.

 

Extrait N°2

Allan reporta les yeux sur la bouteille dans sa main. De toute évidence, il était le seul à accorder autant d’importance à cette enfance. Bien sûr, pourquoi Nathaniel se serait-il arrêté à ces années passées ? Ils étaient bien trop différents et Allan le savait. Il ne dit plus rien parce qu’il n’y avait plus rien à dire et il ne voulait pas continuer à se ridiculiser. Après tout, Nathaniel avait raison. Ceci devait rester dans le passé.

Nathaniel le détailla tandis que le silence revenait. Seuls les craquements de la braise sous les flammes du feu de cheminée résonnaient parfois. Il ne s’était pas attendu à pareille tournure dans leurs discussions, ni à constater les traits soudainement si préoccupés d’Allan. Il se redressa un peu et glissa sa main sur la bouteille de Scotch pour la lui ôter et la poser sur la table basse. Allan releva son regard accusateur dans le sien, mais aucun mot ne fut prononcé pour autant. Nathaniel le soutint, sincèrement désolé de constater cette rancœur dans les prunelles bleues d’Allan.

Nathaniel savait qu’il n’avait pas été particulièrement agréable depuis son arrivée à Northfolk, mais il avait réagi en proportion aux attaques du blond. Son regard toujours dans le sien, il prit conscience de leur proximité, de la tension flagrante qui régnait en cet instant plus que les autres. Il n’y avait sans doute plus de place pour les réquisitoires ou tentatives de plaidoirie. Nathaniel sentait, Nathaniel savait pourquoi cette tension régnait irrémédiablement entre Allan et lui.

Son regard bleu dans le sien, il vit son visage se rapprocher, sentit son haleine à peine alcoolisée et sucrée caresser sa peau. 

 

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