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histoire lesbienne

Résumé Un rien sépare le monde des morts et celui des vivants. Faith le sait puisque Faith est morte il y a quelques jours... Ou quelques mois, elle ne sait plus. De l'autre côté, le temps n'a plus d'effet, il n'est plus palpable, mais la douleur, elle, perdure en voyant son entourage souffrir de sa disparition. Faith est morte mais Faith n'a pas vu cette lumière dont tout le monde parle, venir la chercher. Quand bien même, Faith n'a pas terminé ce qu'elle a commencé ici-bas. Elle n'a que 26 ans, fêtera bientôt ses 27 ans et Sarah est enceinte de Lilly, leur petite fille conçue à Vancouver il y a 6 mois par insémination. Faith était sur le point de réaliser son rêve, fonder une famille. La mort ne suffira pas à lui faire renoncer à son bonheur... Faith est déterminée à revenir dans le monde des vivants !

Note : La seconde édition a été  recorrigée en mars 2015

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Créé le 28 mars 2013

Serial Killer - Tome 1 (Réédition 2013)

Synopsis : Ne faites pas l’erreur de croire ce que vous voyez à la télévision. Le métier de profiler a été dénaturé par les médias, journalistes, auteurs de romans à succès ou encore scénaristes de série tv. Dans la réalitéun profiler américain ne se déplace pas sur le terrain et on ne confie pas non plus à une stagiaire du FBI comme Clarice Starlight – interprétée par Jodie Foster – un dossier aussi important que celui du célèbre serial killer Hannibal Lecter dans le « Silence des Agneaux ». Non, dans quatre-vingt-dix pour cent des cas, la logique veut qu’un profiler américain travaille dans un bureau, enfermé, avec comme seuls supports à ses recherches des rapports détaillés, des photos, et toutes les pièces nécessaires qui lui permettront d’élaborer le profil psychologique du meurtrier.

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Synopsis : Jennifer James, agent de liaison au FBI retourne dans le Montana, à Livingstone où elle a grandi étant enfant. Elle y reste quelques jours pour enterrer son père et met en vente la maison familiale. Ce retour fait resurgir de nombreux souvenirs de son passé, dont le visage de Faith Ryan. Tout le monde en ville connaît l'histoire de Faith. Ses parents assassinés quand elle avait sept ans, Faith Ryan réapparait neuf ans plus tard et personne ne sait comment elle a survécu pendant toutes ces années.

Format PDF 176 pages : 8.41€ - COMMANDER

Format Poche 176 page : 16.71€ 

Créé le 7 décembre 2012

De guerre, d'Amour et de Sang - tome 4 Réédition 2012- 2013

Résumé : Kristen Adams a fait le deuil de son ancienne vie, sa première vie d'adolescente originaire du Maine et de Livermore Falls. Elle est Sarah, une vampire née en 936 à Northumbrie en Angleterre, brûlée sur le bucher en 1510. En quête de ses souvenirs, de ses racines mais aussi par nécessité, elle suit Faith et les membres de son clan en Europe, à Berlin pour retrouver les hauts dirigeants du Second Ordre des Inquisiteurs.

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Format papier

 

 

 

Créé le 6 décembre 2012

Après être retournée sur New York, Faith décide d'emmener Kristen en Nouvelle Zélande, pays  connu par le clan et appelé aussi l'Île du Monde. Kristen est morte il y a un an demi et sait désormais qu'elle est une A̋nĭmas, héritière du sang et de la vie des premiers vampires nés en 936 à Northumbrie en Angleterre. Capturée par Richard et tenue captive en Alaska, Faith la libère et la ramène à New York avec Kahlan... Kristen est pourtant enceinte et son enfant ne tardera pas à naître...

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Créé le 29 novembre 2012

ST EDITIONS est une vitrine personnelle et ne reçoit aucun manuscrit.

Cependant, courant 2014, nous avons en projet d'ouvrir notre vitrine à tous les auteurs LGBT francophones auto-publiés afin de réunir le plus grand nombre de livres destinés aux lecteurs Lesbiens Gays Bi et Trans.

Vous vous auto-publiez, votre livre est déjà disponible à la vente via un site d'auto-édition? (Lulu.com, Edilivre, theBookEdition, etc..)

Le projet sera prochainement lancé pour vous permettre de partager votre oeuvre avec nos lecteurs (Sous réserve de qualité)

Dans l'attente, vous pouvez ajouter les auteurs à vos contacts afin d'être tenu informé du lancement du projet.

Kyrian Malone - Jamie Leigh

Kyrian Malone Jamie Leigh

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Créé le 20 juillet 2012

Tout droit venue de New-York avec pour seul bagage un sac à dos et vingt dollars en poche, Gina Cortese poursuit un rêve qui la mène tout droit à Las Vegas. Un rêve de combats, de victoires dans une cage où s’affrontent les meilleurs challengers de MMA, Mixed Martial Arts. Une femme dans un monde d’hommes où elle devra faire ses preuves pour accéder au sommet.

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Créé le 10 juillet 2012

Résumé Ne faites pas l’erreur de croire ce que vous voyez à la télévision. Le métier de profiler a été dénaturé par les médias, journalistes, auteurs de romans à succès ou encore scénaristes de série tv. Dans la réalitéun profiler américain ne se déplace pas sur le terrain et on ne confie pas non plus à une stagiaire du FBI comme Clarice Starlight – interprétée par Jodie Foster – un dossier aussi important que celui du célèbre serial killer Hannibal Lecter dans le « Silence des Agneaux ». Non, dans quatre-vingt-dix pour cent des cas, la logique veut qu’un profiler américain travaille dans un bureau, enfermé, avec comme seuls supports à ses recherches des rapports détaillés, des photos, et toutes les pièces nécessaires qui lui permettront d’élaborer le profil psychologique du meurtrier.

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Créé le 10 juillet 2012

Résumé Ne faites pas l’erreur de croire ce que vous voyez à la télévision. Le métier de profiler a été dénaturé par les médias, journalistes, auteurs de romans à succès ou encore scénaristes de série tv. Dans la réalitéun profiler américain ne se déplace pas sur le terrain et on ne confie pas non plus à une stagiaire du FBI comme Clarice Starlight – interprétée par Jodie Foster – un dossier aussi important que celui du célèbre serial killer Hannibal Lecter dans le « Silence des Agneaux ». Non, dans quatre-vingt-dix pour cent des cas, la logique veut qu’un profiler américain travaille dans un bureau, enfermé, avec comme seuls supports à ses recherches des rapports détaillés, des photos, et toutes les pièces nécessaires qui lui permettront d’élaborer le profil psychologique du meurtrier.

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Depuis quelques temps rien ne va plus entre Rick et Eliza. La jeune femme se sent le besoin de faire un break, de se retrouver pour faire le point quant à la nature de sa relation avec lui. Décidée à reprendre sa vie en main, elle pousse un jour la porte d'une agence immobilière de Los Angeles et y rencontre Sarah Leary. Le charisme et la beauté de cette belle jeune femme la fascine dès le premier instant. Eliza apprend très vite l'homosexualité de Sarah. Bien que troublée par ce monde où évolue cette jeune femme, Eliza se laisse vite emportée par cette attirance mutuelle qui les lie. Des sentiments nouveaux lui font entrevoir un bonheur jamais inégalé jusqu'alors. Si cette félicité trouvée dans les bras de Sarah devient un rainbow haut en couleur, une ombre sur leur idylle va peu à peu mettre en avant la véritable nature de Sarah. Nature tout aussi déroutante qu'incroyable...

Cette histoire a été écrite en 2008, les auteurs décident de publier la suite uniquement en version numérique et sur demandes des lecteurs.

Tome 1 (double volume)

  • Format Ebook PDF + Epub

 

  • Format livre :

 

Tome 2 (triple volume) - 586 pages

Format numérique uniquement pour les Membres Premium

 

Créé le 27 février 2011

You and Me

"Une histoire légère qui se déroule au coeur du Wyoming et dans l'immense forêt sauvage de Shoshone. Une invitation au voyage et  à la découverte de ce qui est essentiel."

Format Ebook : 253 pages - 10.67€ 

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Format livre : 253 pages - 16.14€ - COMMANDER

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APPLICATIONS UTILES ET GRATUITES

*Couverture par Arnaud Mangerin

Créé le 3 janvier 2011

Résumé Un rien sépare le monde des morts et celui des vivants. Faith le sait puisque Faith est morte il y a quelques jours... Ou quelques mois, elle ne sait plus. De l'autre côté, le temps n'a plus d'effet, il n'est plus palpable, mais la douleur, elle, perdure en voyant son entourage souffrir de sa disparition. Faith est morte mais Faith n'a pas vu cette lumière dont tout le monde parle, venir la chercher. Quand bien même, Faith n'a pas terminé ce qu'elle a commencé ici-bas. Elle n'a que 26 ans, fêtera bientôt ses 27 ans et Sarah est enceinte de Lilly, leur petite fille conçue à Vancouver il y a 6 mois par insémination. Faith était sur le point de réaliser son rêve, fonder une famille. La mort ne suffira pas à lui faire renoncer à son bonheur... Faith est déterminée à revenir dans le monde des vivants !

 

 

 

 



Prologue

 

Tout le monde meurt un jour. Personne ne peut rien y faire si ce n’est repousser l’échéance. Tout le monde doit mourir, c’est un fait. Vous, moi, nos proches, rien ni personne n’y échappe.

Nous vivons avec la mort, mais quelle importance lui donnons-nous ? On regarde les actualités : une femme a tué ses trois enfants ; un 747 a explosé au-dessus de l’Atlantique ; des touristes pris en otage ont été fusillés. Ces annonces sont quotidiennes et plus ou moins étayées selon les intérêts politiques du moment. Qui réagit à cela ? Personne si les victimes ne sont pas célèbres. Hormis se sentir compatissant, peiné, choqué l’espace de quelques secondes ou minutes, ces gens qui meurent font partie du décor… triste constat, mais réaliste. Comment pourrions-nous vivre si nous n’étions pas insensibles à ces tragédies ?

Quoi qu’il en soit, à 26 ans, on pense à tout, sauf à mourir. On se croit invincible, intouchable. On songe à son avenir, on termine ses études, on commence une carrière, on s’engage, on comprend le sens du mot « aimer », on projette d’avoir un premier enfant…

À 26 ans, le monde nous appartient, du moins, c’est ce que je pensais.

 

Chapitre 1

A jamais

J’étais heureuse de voir Sarah égayée, le sourire constamment aux lèvres et riant à la moindre plaisanterie. Nous avions passé la soirée avec nos amis d’enfance. Danielle et Samuel s’étaient mariés trois ans plus tôt. Tous les quatre nous étions rencontrés au collège sans jamais nous perdre de vue. Ce soir-là, Sarah et moi fêtions nos huit ans de fiançailles.

Pour l’occasion, nous avions réservé une table dans un petit restaurant situé dans la banlieue de New York : le Grafton. Un endroit chaleureux et tenu par une famille d’Irlandais venus s’installer en ville depuis plusieurs générations. Les discussions s’étaient tournées vers notre passé commun, vers nos années lycée à Northfolk en Californie. Danielle et Sarah avaient étudié à UCLA, Samuel avait obtenu une bourse pour Yale et pour ma part, je m’étais arrêtée après le lycée. À l’époque, je n’avais guère été tournée vers les études, avait préféré passer tout mon temps près de Sarah. Après l’obtention de notre diplôme, j’avais enchainé les petits boulots pour payer les factures de notre appartement. À cette époque, je me fichais des projets de carrière, de l’ambition professionnelle. Tout ce qui importait était de profiter de la vie avec ma copine…

J’avais eu raison.

Nous quittâmes le Grafton aux alentours de onze heures. La rue était déserte. Seuls, quelques fracas de bouteilles de bière triées à l’arrière des bars rompaient le silence. Il me tardait de rentrer chez nous, de rejoindre notre nouvel appartement où nous habitions depuis six mois. Sarah l’avait entièrement décoré. De mon côté, je m’étais occupée de la peinture et de la chambre du bébé… Sarah était enceinte, portait notre enfant, du moins, je le voyais ainsi, même si elle avait le rôle évident de la mère ! Moi aussi je tenais le rôle d’une future mère et je n’en revenais pas… Nous avions rejoint Vancouver l’année précédente pour entreprendre les démarches en vue d’une insémination artificielle. Notre rêve de fonder une famille se réaliserait bientôt et je me surprenais à compter les jours, ou plutôt les neuf semaines avant que nous devenions parents…

Sarah glissa sa main dans la poche arrière de mon jeans et nous marchâmes tranquillement en profitant de l’air frais.

— J’ai pas du tout aimé comment la serveuse te regardait ! m’annonça-t-elle en laissant s’échapper un petit nuage de buée.

Je ne pus que sourire. Sarah était d’une jalousie maladive. Là où Samuel et Danielle se disputaient régulièrement, je me rassurais des remarques de ma petite amie. Je considérais la jalousie comme un sentiment normal lié à l’amour. Je souffrais  quand un homme posait son regard sur Sarah. Je lui répondis, taquine :

— Quelle serveuse ?

Sarah roula des yeux et m’envoya une petite tape du revers de sa main dans le bas ventre.

— Te fiche pas de moi, t’as bien vu qu’elle était aux petits soins pour toi toute la soirée.

Je préférai couper court pour la rassurer :

— Je n’ai rien remarqué.

Ainsi, le sujet serait clos jusqu’aux prochains regards de jolies filles qui se poseraient sur moi par inadvertance. Nous arrivâmes à la voiture. Sarah prit ma main et me serra contre elle en enlaçant ses bras autour de mon cou :

— Tu sais de quoi j’aurais envie là tout de suite ?

Mon esprit mal placé formula des conclusions hâtives que je dus chasser au plus vite. Je répondis d’un air coquin en la gardant bien contre moi :

— D’un gros câlin agrémenté de framboises et de chantilly ?

Le regard de Sarah brillait. Elle arborait une expression à la fois taquine et aguicheuse :

— Non… De chocolat.

— Tu sais qu’on sort de table ?

— Tu sais que je suis très enceinte de toi ?

Comment pouvais-je résister à pareil argument ? Je lui souris et me reculai afin d’ouvrir sa portière.

— Je vois… On trouvera bien un truc ouvert sur la route pour t’en acheter.

— T’es un ange.

Sarah s’installa en affichant une expression à laquelle je ne pouvais résister même si mon petit sous-entendu n’avait pas eu l’effet escompté. Depuis quelques semaines, je devais refouler mes envies incessantes, mon obsession de lui faire l’amour. Son corps et ses tendres soupirs me manquaient, mais j’attendrais. Si Sarah rencontrait quelques désagréments dus à sa grossesse, je devais aussi gérer les miens. Quand les premières nausées s’étaient fait sentir, Sarah m’avait maudit de l’avoir encouragée à porter notre enfant (quand elle ne m’accusait pas d’avoir refusé d’être enceinte). Ses sautes d’humeur cyclothymiques étaient aussi difficiles à gérer. Elle voulait, ne voulait plus, riait, pleurait, et ce, en moins d’une heure.  Sa prise de poids, que je trouvais adorable, la rendait dépressive et déprimée. Mais je m’étais préparée à tout cela, la soutenais et parvenais à la rassurer.

Je refermai la portière côté passager et contournai notre voiture vers la place conducteur. Cependant, je n’eus pas le temps d’ouvrir le véhicule : un homme me saisit le bras et me plaqua dos contre la voiture. Mon cœur s’affola aussitôt. Je rivai mes yeux sur mon agresseur, mais une cagoule dissimulant son visage m’empêcha de le voir. Son regard ! Je ne l’oublierai jamais… Noir, agressif, empli de haine… Mon cœur s’emballa quand je sentis le métal froid de son arme se poser sur mon front.

— Tu vas me filer ton fric et les clefs de ta caisse.

Sarah était dans la voiture et je redoutai qu’elle sorte. Ma femme enceinte était derrière moi, portait notre enfant. Cette évidence se répétait dans mon esprit malgré le canon posé sur mon front. Je répondis sans réfléchir :

— Ok… Attends.

Mes mains tremblaient, mes jambes flageolaient. L’homme pressa le métal du canon sur ma peau et haussa le ton :

— Grouille ou je te descends !

Je n’eus pas le temps de fouiller dans ma poche pour sortir mon portefeuille et entendis ce que je redoutais. Derrière moi, Sarah ouvrit la portière et implora :

— Je vous en prie, baissez votre arme, on vous donnera tout ce que vous voulez…

Notre agresseur porta aussitôt le canon de son revolver dans sa direction :

— Bouge-pas toi ! Laisse ton sac dans la caisse !

Mon sang se glaça et tout se passa très vite. La panique s’empara de moi. Dans un mouvement, je détournai son arme, en maintenant le canon vers le bas. Peu m’importait que cet homme soit plus fort que moi ou qu’il me tire dessus, du moment qu’il  ne blessait pas Sarah. Dans la lutte, un coup de feu retentit et l’homme s’enfuit en courant. Je restai figée en le regardant s’éloigner puis disparaître au carrefour d’une rue. La peur ne me quitta pas, je ne cessais de trembler sous le coup de mes émotions. Je me tournai aussitôt vers Sarah et m’assurai qu’elle n’était pas blessée :

— Ça va… Il est parti, c’est fini ma puce.

Je devais me calmer pour ne pas l’inquiéter. Elle s’approcha de moi sans me regarder et je suivis son regard tourné vers le sol. Un corps  gisait sur le trottoir, mon corps... Le temps sembla s’arrêter à cette seconde précise.

Mon cadavre gisait aux pieds de Sarah, le sang s’écoulait de ma chemise blanche et se répandait sur le bitume. Je niais l’évidence et relevai vivement mes yeux sur Sarah :

— Non… Non…

J’étais en plein cauchemar, devais me réveiller.

— Je suis là, ma puce !

Sarah s’agenouilla, tremblante, près de ce corps qui était pourtant le mien. Elle ramena sa main sur ma blessure tout en appelant le 911 :

— Allô…

Le ton cassé de sa voix m’anéantit plus que je ne l’étais déjà.

— J’ai besoin d’une ambulance. Ma… Ma petite amie… On lui a tiré dessus. Je suis... Je suis sur Grafton Street.

Mon sang s’écoulait entre les doigts fins de Sarah. Cela ne pouvait être qu’un cauchemar. J’allais me réveiller ! Je refusais la réalité, relevais mon regard vers celui imbibé de larmes de Sarah. J’étais figée, incapable de parler tant ce qui se passait relevait de l’impossible. Sa voix anéantie résonna :

— Je suis là… Tiens bon bébé ! Je t’en supplie, me laisse pas toute seule.

Comment cela était-il possible ? Elle regarda  autour de nous. Je l’imitai. Que faisaient les secours ? Ils devaient me sauver, mais aucune sirène ne résonnait.

— À l’aide, criai-je… AIDEZ-NOUS !

Je m’accroupis près de Sarah, voulus poser ma main sur la sienne dans un réflexe, mais passai au travers. Je paniquai, mesurai que Sarah ne me voyait pas, ne m’entendait pas…

J’étais morte.

Les choses se précipitèrent alors autour de moi, comme un film visionné en accéléré, mais où chaque seconde, aussi courte fût-elle, avait un impact dévastateur : je me vis sur un brancard, sous une lumière vive et aveuglante, des hommes autour de moi tentaient vainement de me ramener à la vie, la couleur rouge de mon sang maculait leurs gants et un drap blanc recouvrit mon visage.

Je vis Sarah à l’hôpital, entourée de ses parents, de nos amis et j’assistai à l’annonce de ma mort. Le décor s’effaça, laissa place à un autre, à notre chez nous. Sarah était effondrée, en larmes, déchirée par sa peine. Ses cris de désespoir perçaient le silence. J’étais impuissante. Je souffrais, ressentais sa douleur au plus profond de moi. Si je n’avais plus de corps, mon tourment était bien présent, bien réel et palpable. 

A suivre dans la version intégrale. 

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Edition de Poche - 311 pages : 16.17€

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelques avis de lecteurs : 

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Créé le 4 décembre 2010

 

Résumé : Quand une de ses tantes lui lègue sa maison dans la petite ville paisible de Northfolk, Faith Ryan n'en comprend pas la raison. Étudiante dans une école d'architecture, la jeune femme décide de rénover la demeure et de la vendre, son stage achevé. Mais lorsqu'à peine installée, sa voisine Sarah Leary, la quarantaine séduisante, vient frapper à sa porte, Faith ne se doute pas encore que sa vie en sera bouleversée - 171 pages

 

 

Une vieille tante était morte. C’était ce que sa mère lui avait dit quelques jours plus tôt.

A présent, Faith se tenait devant cette demeure que la défunte lui avait léguée. Elle n’en connaissait pas les raisons. Elle n’avait pas connu cette personne, ne se souvenait pas de l’avoir même déjà croisée. Néanmoins, elle pouvait affirmer que cette maison n’avait rien d’une ruine ou d’une cabane. Au contraire, sa taille permettait autant d’espace intérieur que de discrétion extérieure; une moitié de façade étant dissimulée derrière quelques arbres posés sur un parterre de fleurs. Après quelques pas dans l’entrée, puis dans le salon et la salle à manger, elle comprit néanmoins rapidement que des travaux seraient nécessaires.

A l’évidence, cette tante se consacrait davantage à son jardin qu’à la décoration et l’aménagement intérieur de sa demeure. L’ambiance reflétait d'ailleurs l’âge avancé de l’ancienne propriétaire. La brune ramena une main dans ses cheveux et se gratta la tête, la vente de cette maison ne serait pas aisée dans cet état et elle devrait consacrer tout son temps libre aux travaux. Par chance, le cabinet d’architecte qui allait l'employer pour son stage ne se trouvait qu’à quelques kilomètres. Elle n’aurait donc pas à venir dans cette petite ville de Northfolk tous les week-ends et repartir sur Los Angeles toutes les semaines. Une fois qu’elle eut fait le tour de la propriété, elle rejoignit sa voiture garée devant le garage, mais poursuivit son chemin jusqu’au trottoir.

Son regard parcourut le quartier qui lui semblait plutôt calme et surtout bien entretenu. Elle devrait vivre les prochains mois en ces lieux et devrait s’habituer à cette différence flagrante entre Northfolk et Los Angeles. Au moins, les demeures du voisinage semblaient dégager de bonnes ondes, peut-être était-ce dû à leurs façades ou  architecture. Un silencieux soupir s’évada de sa gorge, songeur et peu certain. Son esprit tentait de se concentrer sur les points positifs qui découlaient d’un long séjour dans cette petite ville. Non seulement, elle serait tranquille pour se consacrer à son stage, mais les révisions pourraient s’avérer plus fructueuses dans ce calme. Elle ne serait pas tentée de sortir, de rejoindre ses amis dans un des bars de la cité des anges. Puis, elle devrait rentrer sur Los Angeles une semaine par mois pour ses cours. Dans un élan d’enthousiasme, elle repartit vers son véhicule et en sortit ses deux sacs et une sacoche. Après tout, si son moral faisait des siennes, Los Angeles n’était qu’à deux heures de route. Elle posa ses affaires à l’entrée, saisit son portable et se dirigea vers la cuisine. Elle composa un numéro et détailla la pièce.

Personne n’avait dû  passer dans cette maison pour faire un peu de rangement après la mort de cette vieille tante. Des boîtes de médicaments de toutes sortes couvraient presque la moitié du comptoir, non loin d'ordonnances qui traînaient sur le plan de travail, près des épices. La brune finit par trouver les sacs poubelles dans un placard sous l’évier et coinça son téléphone entre son oreille et son épaule pour débuter son grand ménage. Si elle devait réaménager cette demeure, elle devrait tout refaire de A à Z. Elle répondit à son ami à l’autre bout de la ligne.

Faith : Demain si tu peux, ce serait bien… Parce que je vais avoir du mal à bouger le canapé ou le buffet toute seule.

# Ouais, c’est là que tu vois que t’as besoin d’un mâle, Faith.

La brune secoua la tête sur cette plaisanterie et sourit.

Faith : J’ai besoin d’aide pour le déménagement, pas dans mon lit… T’arrives demain, alors ?

# Ouais, t’en fais pas, on sera là vers dix heures, j’appelle les autres! Et y’a un supermarché dans ton bled ou on doit ramener la bouffe et les bières ?

La brune rit un peu sur ces mots pour le moins exagérés. D’un geste du bras, elle poussa toutes les boîtes de médicaments dans le sac poubelle.

Faith : C’est bon, ils ont un supermarché, en fait, ils ont même un centre commercial!

# On arrête pas le progrès! On se voit demain, Faith… Oh et Tayler me fait dire qu’elle t’appellera tout à l’heure, mais ça, tu devais déjà le savoir…

La brune le savait effectivement. Tayler, la petite amie de son interlocuteur, était aussi sa meilleure amie depuis qu’elles s’étaient rencontrées au début de leurs études à l’école d’architecture.

Faith : Ok… A plus, Sean.

Elle raccrocha et poursuivit sa tâche fastidieuse qui consistait à faire un tri dans la nourriture entreposée dans les placards, le réfrigérateur et certainement dans le congélateur qui se trouvait à la cave. Elle entendit frapper à la porte et fronça les sourcils, surprise. Elle s’y dirigea et ouvrit. Devant elle, se tenait une femme blonde, habillée d’une longue veste de laine et d’un bonnet qui couvrait ses longs cheveux. Celle-ci lui sourit.

– Bonjour, je suis la voisine d’en face.

L’inconnue désigna la maison d’un signe de main et poursuivit.

– Vous êtes sans doute la fille d’Abigaël Winters ?

Faith avait détaillé cette femme devant elle. Au moins, les voisins semblaient accueillants et sympathiques. Elle lui sourit poliment.

Faith : Non, je suis une petite nièce, elle m’a légué sa maison.

La jeune femme lui tendit sa main.

– Sarah Leary… Et toutes mes condoléances pour votre tante.

Faith saisit cette main pour la saluer, non sans trouver sa voisine plutôt séduisante pour une femme d’une quarantaine d’années.

Faith : Merci, mais en fait, je la connaissais pas.

Sarah garda son léger sourire et glissa ses mains dans les poches de sa longue veste.

Sarah : Vous comptez emménager ou vous êtes là pour vendre la maison ?

Faith : Les deux. Je vais la réaménager avant de la vendre, elle est plus vraiment au goût du jour si vous voyez ce que je veux dire…

La blonde acquiesça et jeta un coup d’œil sur les sacs qui traînaient sur le palier. Elle releva son regard émeraude sur cette jeune femme qu’elle détailla un instant.

Sarah : Si vous avez besoin de quoi que ce soit, vous venez frapper, je suis chez moi toute la journée, et la nuit accessoirement… pour dormir… enfin... bref, vous m’avez comprise!

 

Ebook supprimé du site sur demande des auteurs en raison des changements de ligne éditoriale visant à proposer les titres de meilleure qualité.

Si vous souhaitez malgré tout le commander, merci de nous contacter.

Créé le 4 décembre 2010

Résumés : Deux jeunes femmes en couple ont un fantasme : S'offrir les services d'une professionnelle pour une soirée torride dans leur maison de Malibu. Elles ont l'argent pour se payer les faveurs de Faith Ryan, vingt-huit ans, qui accepte de les suivre et de se soumettre à tous leurs désirs. Seulement, quand les désirs consommés laissent place aux discussions et aux sentiments, le prix à payer peut s'avérer conséquent.

 


 

La discothèque était bondée ce samedi soir et les deux blondes, au bar, regardaient les gens aller et venir. Ici, ils ne laissaient pas rentrer n’importe qui. La plupart des soirées étaient privées, et le staff connaissait chacun de ses clients et habitués. Une coupe de champagne à la main, Danielle regardait aux alentours, comme à son habitude. Dos au comptoir, sa main gauche restait sur la cuisse de sa compagne et elle ramenait son verre à ses lèvres en fouillant la salle des yeux. Ces derniers s’arrêtèrent sur une jeune femme brune. Elle aussi était une habituée, elle devait avoir entre vingt-cinq et trente ans. Son « travail », tout le monde le connaissait, hommes et femmes. Elle offrait ses services à des célibataires, des couples, pour une soirée ou plus si la somme d’argent était conséquente. La lèvre de la blonde venait doucement frotter entre ses dents sans la quitter des yeux. Sa tête à peine penchée, son regard parcourait ses formes, sa silhouette fine. La brune était une belle jeune femme au charisme et au charme déroutant.

–  Sarah ?

L’autre blonde, assise à sa gauche, jambes croisées, la fixa pour détailler son profil. Elle plissa les yeux en comprenant que sa compagne avait dans son champ de vision un point précis. Elle suivit son regard et le sien se posa sur cette brune. Un léger sourire se dessina sur ses lèvres, l’expression taquine.

–  Tu sais qu’elle prend au moins cinq mille dollars la soirée ?

Danielle le savait et cela n’avait pas la moindre importance.

–  Allez, on va rire… Tu veux pas qu’on la ramène à la maison ?

Sarah demeurait plus incertaine. Elle se pinça les lèvres, ses yeux émeraude sur cette jeune femme brune. Elle connaissait les goûts de Danielle et devait admettre que cette fille était charmante.

–  Juste pour ce soir.

Sarah  aimait faire plaisir à son amante et cédait pratiquement à tous ses caprices. Même si ce genre de choses ne faisait pas partie de leurs habitudes, la blonde et elle en avaient déjà discuté et ce  fantasme de la « troisième fille » ne lui déplaisait pas. Elle sourit tendrement à Danielle.

–  Va la chercher et dis-lui de venir prendre un verre avec nous.

Danielle ne pouvait que sourire. Elle fixa son amante de ses yeux bleus étincelants, sa lèvre entre ses dents, et se pencha sur elle pour poser un doux baiser sur les siennes.

–  Je t’aime, toi.

Sarah frissonna et lui répondit spontanément.

–  Moi aussi.

Danielle posa son verre et rajusta son haut, enthousiaste.

–  J’y vais.

Sarah la regarda s’éloigner vers la brune et en profita pour la contempler dans son petit jeans moulant bleu clair et déchiré sur le dessous de sa fesse droite. Sa blonde était jeune, avait toujours cette allure décontractée qui ne laissait rien transparaître de leurs moyens financiers.

 

*********

 

La brune était vêtue d’un cuir noir et d’un haut moulant en latex, attaché dans son dos par de simples lacets. Il dévoilait et serrait sa poitrine dans un décolleté généreux et aguicheur. Un verre à la main, elle souriait à un couple d’hommes qu’elle connaissait par habitude. Elle sentit des doigts tapoter son épaule et se tourna vers la jeune femme blonde. Instinctivement, elle la détailla, la jaugea au premier regard. Celle-ci devait être âgée de vingt-cinq ans environ. Elle lui fit son sourire commercial autant que charmeur.

–  Je peux t’aider ?

Danielle l’avait davantage détaillée dans cette approche et son air s’était fait, malgré elle, plus incertain. Elle repoussa du bout de ses doigts sa frange dorée qui tombait sur son front et révéla cette étincelle claire et bleue.

–  Salut.

Elle lui montra Sarah plus loin.

–  J’ai ma petite amie là-bas et… on se demandait si tu pouvais… enfin…

Sa voix se baissa, plus discrète.

–  Si tu pouvais venir boire un verre avec nous… elle et moi, toutes les trois… tu vois ?

Faith avait plissé les yeux sur l’autre blonde plus loin. Elle avait légèrement souri, amusée par le comportement intimidé de cette jeune femme. Elle devinait qu’elle n’était pas habituée à demander de quelconques services à des personnes comme elle. Elle but quelques gorgées de son verre et la détailla pour mieux la cerner. Elle avait déjà vu ces deux jeunes femmes blondes et savait qu’elles étaient en couple, peut-être depuis trois ou quatre ans.

–  Pourquoi pas.

Elle prit un air plus charmeur et rajouta.

–  Je te suis.

 

A suivre...

 

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Créé le 22 octobre 2010

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Résumé : Que feriez-vous par amour pour conquérir le cœur de celle que vous aimez ? Sarah Leary et Faith Ryan sont deux jeunes femmes que rien ne pourra séparer : meilleures amies du monde, complices et inséparables. Seulement, si Sarah voit Faith comme une "sœur", sa complice, sa confidente, il en est tout autre pour Faith. Éperdument amoureuse de son amie, Faith n’attend qu’une chose : de voir un jour ses sentiments devenir réciproques. Mais que faire quand celle qu’on aime recherche son homme idéal ? Devenir cet homme ? Que feriez-vous si un jour, comme par magie, vous aviez l’opportunité de vous changer en cet "homme idéal" et de changer le cours de votre vie ? Faith est prête à tout pour conquérir le cœur de sa belle, mais prête à tout, jusqu’où ?

Prix imprimé : €17.94 - COMMANDER

Format Ebook : €9.76 - COMMANDER

 

 

Faith se réveilla avant Sarah. Son corps collé au sien lui tournait le dos. Ses narines s’approchèrent de ses cheveux dorés, voulant se gorger de ses fragrances vanillées. A peine avait-elle ouvert les yeux que son désir était remonté au creux de son ventre. Cette envie de réitérer son forfait, de lécher Sarah, de s’approprier son essence intime et de la déguster faisait toujours rage en elle.

Pour Faith, il n’existait pas meilleure emprise sur l’autre, meilleur moyen de posséder une personne. Elle en frissonnait et percevait cette excitation familière naître entre ses cuisses. Les flashs de leur étreinte la berçaient avec ravissement. Elle s’accouda, pencha son visage au creux de son cou, trouva le berceau de ses parfums et y glissa ses lèvres. Sa main ne tarda pas à se glisser sous le drap et ses doigts trouvèrent alors la douceur de la peau de Sarah sur son ventre plat. Il faisait nuit, ce qui lui laissait le temps de la caresser, de profiter de son corps et de la réveiller comme Sarah le méritait. Elle la vit revenir à elle et perçut ses doigts fins se faufiler dans ses cheveux.

Pouvait-elle être plus audacieuse ? Ses doigts descendirent avec lenteur jusqu’au tissu de son short et tracèrent leur chemin sous ce dernier. Sarah la laissait faire et Faith n’y voyait qu’une autorisation silencieuse à poursuivre sa fabuleuse conquête. Ses doigts se faufilèrent sous le tissu et son désir s’accrut en constatant l’absence d’un quelconque sous-vêtement. Ils atteignirent la fine toison du pubis de Sarah et ses yeux se fermèrent afin d’imaginer ce qu’elle touchait. Le sexe entretenu de la blonde était sous ses doigts… Elle capta le doux soupir de sa blonde, se redressa et rouvrit les yeux en la voyant se tourner sur le dos. Elle se perdit un instant dans son regard émeraude qui brillait pour elle, lui insufflant de poursuivre sa torture.

Dieu que Faith aimait la voir se soumettre à elle, quémander ses attentions, la savoir attendre sa décision de la faire jouir. Sa jambe se glissa entre les siennes et les écarta. Ses doigts descendirent davantage, s’immiscèrent dans cette fente jusqu’à trouver ce petit bourgeon humide. Elle mouillait aussi désormais… Dans de doux assauts, son index et son majeur entreprirent de sensuels mouvements circulaires sur son clitoris. Elle retrouvait cette ivresse des sens, calmait cette frustration de la veille. Sarah se donnait de nouveau à elle, repliait ses jambes et les écartait pour lui laisser tout l’accès nécessaire à son trésor.

Faith voulait la faire mouiller, la savoir suppliante de plaisir. Son regard se posa sur ses lèvres entrouvertes d’où s’évadait un souffle chaud, irrégulier. Elle y posa les siennes, captura son soupir, se l’appropria parce qu’il lui appartenait. Ses doigts descendirent et trouvèrent ce lait chaud à l’entrée de ce petit trou qu’elle avait conquis l’avant-veille de sa langue triomphante. Ils s’en imbibèrent et remontèrent sur son bourgeon découvert afin de lui donner une attention toute particulière. Les doigts de Sarah restaient sur sa nuque, s’ouvrant et se fermant sur le rythme lent de ses attentions.

Oui, la blonde aimait sentir Faith la prendre parce que personne à part elle ne savait le faire avec tant de passion et de dévotion. Son index et son majeur repartirent à l’entrée de son sexe vorace et s’y laissèrent happer sans la moindre contrainte. Elle les enfonça, la pénétra profondément et capta dans le baiser ce qui n’était autre qu’un merveilleux gémissement. Faith était douée et le savait… Elle les ressortit, les infiltra de nouveau et entreprit de lents et profonds va-et-vient dans cette cavité chaude et sécurisante.

Elle rompit finalement le baiser et scruta de ses prunelles brillantes l’effet de ses assauts sur Sarah. Sa blonde était haletante, son front suintait et Faith jubilait face à pareil spectacle. Ses assauts redoublaient de sensualité, se faisaient à peine plus rapides. Faith amena son pouce sur le clitoris de Sarah qui se cambra avant de fondre son visage dans son cou. Quand elle perçut les dents de Sarah se fermer sur sa chair, étouffer un gémissement, elle faillit jouir malgré elle, surprise. Ses muscles se contractèrent et ses doigts accentuèrent leurs pénétrations. Elle sentit Sarah en proie à son orgasme incontrôlable, la perçut trembler contre elle, et jouir sur ses doigts. Elle cessa tout mouvement et vit son visage retomber en arrière.

Sarah se retrouvait de nouveau sonnée par ce fabuleux réveil. Elle détaillait Faith… Son regard dans le sien était comme capturé, emprisonné par l’intensité des émotions qui se dégageaient de ce moment. Elle s’était laissée aller à cette étreinte, n’avait pu arrêter les assauts délicieux de Faith. Elle n’était pas du matin, mais jouir en début de journée était très agréable. Faith repoussa quelques unes de ses mèches dorées, encore surprise par cette légère morsure qui avait manqué de faire naître son propre orgasme. L’essentiel était que sa blonde avait joui sur ses doigts. Elle l’avait faite venir deux fois et était très tentée de recommencer dans les minutes qui suivraient.

 

 

Créé le 5 septembre 2010

 Le FAN-trailer

De guerre, d'Amour et de Sang - Tome 1 Réédition 2012 - 2013

PROLOGUE

 

J’allais mourir.

Parmi les trois ou quatre cent personnes qui allaient et venaient autour de moi, je serais celle qui mourrait dans quelques minutes. Pourquoi, comment, je n’en savais strictement rien et je ne savais pas non plus pourquoi elle m’avait choisie. J’avais toujours eu des doutes sur ma sexualité, mes attirances envers les filles et n’avais expérimenté que les garçons. Pourtant, ce frisson qui m’avait parcourue en la voyant n’était comparable à aucun autre et avait réveillé ce petit quelque chose en moi que je n’expliquais pas.

Il y avait d’abord eu l’instant où je m’étais arrêtée, l’avait regardée comme pour m’assurer qu’elle était bien là, puis ce moment où nos regards s’étaient fixés l’un dans l’autre, celui où j’avais senti mon cœur s’affoler dans ma poitrine. Une réaction physique qui ne trouvait d’explication nulle part mais dont je me rappellerais jusqu’à la fin de mes jours qui ne tarderait pas.

Nous nous étions observées à bonne distance, moi, trop timide, m’arrangeant pour la suivre des yeux, elle, charismatique, attendant peut-être un signe de ma part. Du moins, je voulais le croire…

Elle avait peut-être cinq ou six ans de plus que moi et du haut de mes dix-neuf ans, je n’en menais pas large face aux émotions trop exaltantes qui me bousculaient. Elle avait déjà un pouvoir insoupçonnable : celui de capturer toute mon attention, de se dissocier avec aisance et grâce de la foule dans laquelle nous baignions.

J’avais hésité les premières minutes mais la réalité m’avait frappée : parmi les trois ou quatre cent personnes autour de nous, elle m’avait regardée moi, pas Tommy ou d’autres qui nous entouraient, mais moi seule… Je n’avais pourtant rien de plus que toutes ces filles splendides qui allaient et venaient dans ce bar branché de Portland, ce genre de filles que tous les garçons convoitaient pour passer une bonne soirée pleine de luxure. Ni robe tape à l’œil, ni coiffure sophistiquée, ni talons hauts instables, ni maquillage dégoulinant à la moindre intempérie. J’étais ce que tous appelaient « une fille du comté », une campagnarde de Livermore Falls, petite ville inconnue du Maine à vingt minutes de Lewiston et à deux heures de Portland.

Si j’étais dans ce bar ce soir, ce n’était ni pour passer du bon temps, ni pour boire à me rendre ivre comme la plupart des gens de mon âge. J’avais simplement accompagné Tommy et avais trouvé à travers cette inconnue la plus fascinante des distractions.

Elle se tenait au bout du bar, debout, en retrait de la foule dans un coin plus sombre mais assez éclairé pour que je puisse la contempler. Habillée d’un jeans, un col roulé noir moulait son buste. Son teint pâle faisait ressortir ses sourcils fins et noirs autant que ses yeux que je devinais noisette.

Quand je la vis se redresser, enfiler sa veste et se reculer du comptoir, je ne sus ce qui me prit et trouvai l’audace de la suivre. Le regard qu’elle m’avait lancé m’était parvenu comme une silencieuse invitation. Sans dire un mot à Tommy que je pensais revoir après, je m’éloignai, me frayai un chemin entre les clients jusqu’à atteindre la porte où elle venait de disparaître.

Je me retrouvai dehors et le vent froid me claqua. Je relevai ma capuche sur ma tête et enfonçai mes mains dans les poches de ma veste. Je restai un instant à la chercher des yeux sans la voir. Des gens sortaient, d’autres entraient, des voitures passaient au ralenti devant l’immeuble, mais elle n’était plus là. Il n’était pas pensable de me résigner, de laisser passer la possibilité de lui parler, même pour obtenir simplement son prénom et peu importait de me couvrir de ridicule.

Je contournai la façade du bar jusqu’au parking sans la voir. Il me semblait arriver trop tard… Je me retrouvai seule au milieu des voitures et mesurai mon audace vaine. Jamais je n’avais perçu pareil sentiment de frustration et de dépit en cette seconde.

Je sursautai en entendant un bruit derrière moi et me tournai. Sa silhouette divine se dressa devant moi, à moins d’un mètre. Son visage sembla plus pâle sous la lumière blanche des lampadaires de la rue. Je fronçai les sourcils de façon instinctive, me demandant ce que je faisais planter là. Elle devait certainement se poser la même question en y songeant (ou peut-être pas). Sa main approcha de ma joue et j’eus une seconde d’hésitation spontanée où mon souffle se coupa. Devais-je reculer, parler, arrêter son geste ? Je sentis la fraîcheur de sa peau sur la mienne et sus qu’il était trop tard pour prendre une décision. Sa paume de marbre englobait ma joue. Ses yeux couleur noisette s’assombrissaient sous la pénombre de la nuit. Ils me dévisageaient, hypnotiques et pénétrants. J’en devenais muette et paralysée. Mon cœur battait la chamade, affolé, me provoquant de légers vertiges inhabituels. Le temps sembla suspendu à un fil où le moindre mouvement de ma part aurait pu le rompre et briser cet instant. Immobile, les pieds englués au bitume, je suivis son autre main des yeux avant qu’elle ne m’écarte quelques mèches du visage. Le silence entre nous deux se répandait aux alentours. Je n’entendais plus un seul son malgré la proximité d’une avenue. Même le froid qui nous entourait ne paraissait plus avoir d’effet sur moi. Elle n’avait toujours pas dit un seul mot et ne faisait que me fixer sans relâche. Elle combla le peu d’espace qui demeurait entre nous et brisa enfin le silence.

— Tu me cherchais ?

Sa voix rocailleuse venait de caresser mes tympans. Mes sourcils levés, je me mis à réfléchir à toutes les réponses possibles que je pouvais lui donner. Pourtant, une seule était suffisante et tellement évidente : « Oui » je la cherchais. Pourquoi serais-je sortie sur ce parking, seule, à cette heure tardive s’il en avait été autrement ? Le fait était que je ne parvenais plus à organiser le cours de mes pensées, ne mesurais pas combien la froideur de sa peau était anormale. Mon regard ne se détournait pas du sien comme si sa présence faisait d’elle un mirage. J’osai enfin émettre un son :

— C’est vrai que ça pourrait sembler stupide.

Je me maudis de me perdre dans ma réponse mais m’étais obligée de me justifier. Je n’étais pas de nature timide en général. Cette soirée était l’exception. Je repris dans un air se voulant plus convaincu :

— Je veux dire, ça l’est, je sais, mais tu me regardais et…

On se regardait et je ne m’en sortais pas dans mes tentatives d’explications. Le pire était sûrement de la constater impassible face à mes justifications, face à mes balbutiements idiots. Pourquoi diable ne me faisait-elle pas un signe, ne disait-elle pas un mot qui aurait pu conclure ce malentendu ridicule ? Au contraire, elle demeurait immobile, sa main sur ma joue, l’autre occupée dans mes cheveux. Je demeurai paralysée, les semelles de mes baskets scotchées à l’asphalte, affligée de longs frissons nés de ces contacts. J’entendis sa voix, espérant que ses mots me libéreraient de mon malaise.

— Et quoi ?

Au contraire, cette question m’enfonça dans mon trouble. Et quoi ? Que devais-je répondre ? Quels avaient été mes derniers mots prononcés avant qu’elle ne formule l’idée d’avoir une suite à mes paroles ? Comment pourrais-je me sortir de cet état de confusion dans lequel j’avais sombré ? Cette fille se tenait devant moi, je sentais ses doigts parcourir mes cheveux, sa main glisser jusqu’à ma mâchoire et je demeurais aussi muette qu’une carpe. Je tentai pourtant :

— Je ne suis pas d’ici… J’habite à Falls.

Je ne vis toujours aucune réaction de sa part. Pourtant, elle me semblait attentive au moindre de mes mots et son regard ne me quittait pas, intimidant. Sans une parole de plus, je vis son visage approcher du mien. A cette seconde, mon cœur perdit son rythme et ses battements devinrent anarchiques. Le contact de ses lèvres sur les miennes me figea, me délesta de toute la tension des dernières secondes et me fit sombrer dans un état fiévreux inimaginable. D’un instant à l’autre, je restai paralysée puis répondis à son baiser, à ce premier contact qu’une autre fille m’offrait et auquel je ne pus résister. Ce moment ne trouvait de sens nulle part. Je ne la connaissais pas, ignorais son prénom mais mes lèvres se refermaient sur les siennes, douces et délicieuses à souhait. Mon souffle s’en faisait plus chaud, irrégulier et je la sentis rompre ce contact enivrant tout en me poussant contre la portière d’une voiture. Mes vertiges devenaient incontrôlables, délirants et autant que ses lèvres descendaient sur ma joue, mes doigts se faufilaient dans sa crinière brune et soyeuse. Tommy ne me croirait jamais, pensai-je l’espace d’un instant… Mais Tommy n’avait pas sa place en cette seconde et je le mesurais en respirant les parfums féminins et envoûtants de cette inconnue qui se serrait à moi et me faisait oublier jusqu’à mon prénom.

Je tremblai sous les émotions folles qui me parcoururent, haletai et ignorai le froid ambiant qui ne  calma en rien la chaleur rougissant mes joues. Mon visage tourné vers le sien, je sentis ses lèvres se fermer sur ma peau à l’orée de mon cou. Je la respirai, retins quelques soupirs timides tant je suffoquais de sentir son corps entier se presser au mien. Peut-être étais-je en train de rêver et je refusais de me réveiller. Mes doigts trouvèrent sa nuque, s’y refermèrent en mesurant la douceur de sa peau de glace et je demandai d’une voix plus chaude et bouleversée :

— Tu as froid…

Ce qui ne sembla en rien la perturber alors que d’innombrables bouffées de chaleur me parcouraient.

— Dis-moi au moins… Comment tu t’appelles, lui soufflai-je dans un soupir.

Je n’eus aucune réponse mais un pincement bien localisé sous ses lèvres m’arracha à cet état second dans lequel je sombrais. Je sentis ses dents s’enfoncer dans ma chair et mon souffle se coupa. Elle me mordait, me mordait jusqu’au sang et la douleur qui me saisit, vint entacher les émotions d’ivresse qui s’étaient emparées de moi. Ma main se ferma dans ses cheveux, mes paupières se baissèrent et j’étouffai un râle sans être capable de lui demander ce qu’il se passait. Elle ne bougeait pas, gardait son emprise sur mon corps, sur mon cou. Je sentis son bras m’envelopper alors que mes vertiges de plaisir se transformaient peu à peu en étourdissements. Mes jambes semblaient telles du coton et perdaient de leur force au fil des secondes. Buvait-elle mon sang ? Cette idée incroyable me foudroya, sembla si invraisemblable que je ne pus la croire. Pourtant, je sentais mes forces me quitter. Au bord de l’inconscience, tenue par ses bras puissants, je la vis se redresser. Son regard plus clair sembla transpercer mon âme. Je ne sus si je perdais l’esprit, si j’hallucinais, si la jeune femme qui se dressait devant moi était une chimère sortie tout droit d’un conte pour enfant. Le reflet de ses yeux était clair, ses pupilles dilatées laissaient entrevoir des iris d’un bleu azur mais ses lèvres… Ses lèvres étaient devenues pourpres, aussi rouges que mon sang et révélaient deux canines acérées. Elle m’avait mordue et la vie me quittait. Je la sentais s’évaporer de moi à chacun de mes souffles mais étrangement, je n’en percevais aucune frayeur. Après tout qu’avais-je à perdre ici bas de si cher et si précieux ? Je regardai mon bourreau et ne cessai malgré tout de voir en elle une beauté à la fois féroce et funeste. Si Dieu existait, il m’apparaissait sous sa forme la plus charmante et cruelle à la fois…

Les yeux mi-clos, le froid me saisissait. Mon bourreau m’allongea de moitié sur le bitume en me gardant contre lui. Malgré l’état second dans lequel je me trouvais, je pus la voir se mordre l’intérieur du poignet. Elle le présenta devant mes lèvres et le goût métallique, cuivré et répugnant de son sang s’écoula dans ma gorge. Je voulus détourner mon visage malgré mon manque de force, mais elle le ramena à sa position initiale avant de presser son poignet contre mes lèvres. Plus ce liquide s’écoulait en moi, plus une douleur saisissante me tordait les entrailles. Ce doux rêve devenait un horrible cauchemar. Mon corps épuisé se réveillait, trouvait la force de trembler. Des spasmes m’enserraient l’estomac, pressaient mes poumons. Ma respiration devenait difficile. Chaque inspiration semblait brûler ma trachée et m’exténuait davantage. Je paniquai, et ce qui devait être un semblant d’instinct de survie se réveilla dans l’espoir vain de me libérer de mes souffrances. Elle me tenait fermement contre elle, m’empêchant de me débattre jusqu’à ce que mes membres s’arrêtent de trembler. A cette seconde précise, j’aurais pu le jurer : les battements de mon cœur ralentissaient dans ma poitrine. Mon corps trop faible cessa de réagir et cette douleur vive s’évapora peu à peu. Mes paupières devenues lourdes tombèrent sur mes yeux, me laissant comme seule image le regard pénétrant de mon assassin.

 

A suivre....

 


Livermore Falls, petite ville du Maine d'environ 1700 habitants. Kristen Adams, adolescente de 19 ans va bientôt mourir des mains de Faith Ryan, belle jeune femme aux traits insolents et à l'allure charismatique qui capture son attention au premier regard. Ce que Kristen ignore : Faith est née en l'an 936 dans le comté de  Northumbrie en Angleterre. Ce qu'elle va devenir : Elle ne le sait pas encore, mais elle a été choisie et son dernier soupir rendu dans le Maine la conduira à New York où elle découvrira qui elle est, ou plutôt, qui elle a toujours été.

Le premier roman fantasy écrit par Kyrian et Jamie entre Dublin, Boston, Livermore Falls et Paris. Un livre qui revisite le mythe du vampire de ses origines jusqu'à nos jours.

De guerre, d'Amour et de Sang - Tome 1 Réédition 2012 - 2013 

Résumé ! Livermore Falls, petite ville du Maine d'environ 1700 habitants. Kristen Adams, adolescente de 19 ans va bientôt mourir des mains de Faith Ryan, belle jeune femme aux traits insolents et à l'allure charismatique qui capture son attention au premier regard. Ce que Kristen ignore : Faith est née en l'an 936 dans le comté de  Northumbrie en Angleterre. Ce qu'elle va devenir : Elle ne le sait pas encore, mais elle a été choisie et son dernier soupir rendu dans le Maine la conduira à New York où elle découvrira qui elle est, ou plutôt, qui elle a toujours été.

Le premier roman fantasy écrit par Kyrian et Jamie entre Dublin, Boston, Livermore Falls et Paris. Un livre qui revisite le mythe du vampire de ses origines jusqu'à nos jours.

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Créé le 26 juillet 2010

Résumé Quand on a besoin d’argent, on prend ce qui nous tombe sous la main et ce, quel que soit le job. Si on est novice en la matière, il faut savoir se vendre pour le décrocher. C'est dans cette optique que Sarah s'arrête sur la petite annonce placardée sur la devanture d'un bar. C’est non sans une certaine détermination, qu'elle en pousse la porte. "Je viens pour le poste…" Serveuse dans un bar, ça ne doit pas être si compliqué ! Mais Sarah ignore une chose : ce bar n'est pas tout à fait comme les autres…

 


 

Sarah devait repérer les pancartes « Staff wanted ». Elle traversa un passage clouté et s’arrêta à l’angle du trottoir. Devant elle, se dressait un bâtiment New-yorkais dont les normes de sécurité laissaient à désirer. Cela n’avait pas d’importance puisqu’il était urgent qu’elle trouve un job. Elle pénétra dans le bar et balaya le décor des yeux. Les lieux étaient sobres en pleine journée mais la décoration révélait les goûts du propriétaire. Il n’y avait ni musique, ni client… Une personne se redressa derrière le comptoir, des bouteilles de bière à la main.

– Salut… Y’a personne là, je te conseille de revenir vers dix heures…

Sarah s’était faite surprendre par cette jeune femme qui venait d’apparaître, mais au moins, quelqu’un s’occupait des lieux. Elle approcha en glissant doucement ses mains sur son jeans.

Sarah : En fait… Je viens pour le poste…

Elle rajouta dans un signe de pouce vers la porte.

Sarah : J’ai vu la pancarte à l’entrée.

La jeune femme derrière le bar acquiesça et poursuivit sa tâche en remplissant un réfrigérateur de bouteilles de bière.

– Ouais… la pancarte… Et t’as un CV ?

Sarah avança jusqu’au comptoir et croisa les bras en détaillant l’installation, les bouteilles, les machines à pression. Elle hésita.

Sarah : En fait, non… J’ai jamais fait de service, mais si le patron en veut un, je peux revenir et faire quelques arrangements.

Toujours derrière le long bar fait de métal et de bois, la jeune femme se redressa de nouveau et jeta le carton vide plus loin avant d’en prendre un autre et de le poser sur le comptoir.

– T’as quel âge ?

Pendant le courts laps de temps où cette brune la jaugeait, Sarah l’avait scrutée dans ses gestes, son allure décontractée et quelque peu masculine même si sa féminité était flagrante. Elle garda un air naturel et répondit.

Sarah : Vingt-trois ans…

– Tu fais des études ?

Sarah : Non… mais je suis disponible tout de suite et j’ai vraiment besoin d’argent.

La brune acquiesça légèrement sans la quitter des yeux et jeta un autre carton vide vers le premier.

– Des projets ? Tu veux faire barmaid toute ta vie ?

Sur cette question inattendue, Sarah leva les sourcils et esquissa un léger sourire.

Sarah : C’est un pré-entretien avant d’avoir à faire au grand patron ?

– C’est moi le grand patron ici… Et là, c’est un entretien…

Elle contourna le bar pour rejoindre Sarah et ramena ses mains sur ses hanches en la scrutant de la tête aux pieds.

– C’est quoi ton nom ?

Sur l’annonce de son interlocutrice, Sarah s’était tendue. Une nouvelle fois, sa perspicacité l’avait abandonnée. Elle se reprit.

Sarah : Sarah Leary, et… oubliez le passage du CV.

La brune demeura bras croisés sans la quitter du regard. Elle fixait cette petite blonde avec insistance et pouvait aisément deviner que celle-ci n’avait pas dû travailler derrière un bar. Elle s’approcha, tourna lentement autour d’elle et revint sur ses pas :

– T’as jamais travaillé derrière un bar, pas vrai ?

Sarah l’avait suivie des yeux, ses pouces coincés dans les poches de son jeans et intriguée par cette façon dont la brune venait de lui tourner autour. Il était trop tard pour mentir sur ses capacités professionnelles. Elle prit un air convaincant :

Sarah : Non, mais j’apprends vite.

– Tant mieux, tu commences ce soir à dix heures pour un essai… Si tu marches, je te prendrai…

Sarah : Je sais marcher. Ramasser des verres ça doit pas être compliqué et…

Elle s’arrêta dans son élan et demanda d’un petit air interrogateur :

Sarah : Je serai payée combien ?

La brune retourna derrière le comptoir pour continuer de remplir les grands réfrigérateurs.

– Douze dollars de l’heure au début. Passe déjà le premier soir, après on verra…

Douze dollars ? Cela étonnait la blonde qui ne s’était pas attendue à plus de six ou sept. Son sourire était largement revenu sur ses lèvres. Elle se recula, l’air enjoué.

Sarah : Je le passerai. Merci, et à tout à l’heure…

La brune l’interpella, une bouteille de bière vide à la main.

– Sarah, attends…

Elle attendit que la blonde se tourne et rajouta en lui lançant la bouteille.

– Attrape ça…

Sarah avait attrapé la bouteille dans un réflexe, mais restait plus dubitative.

Sarah : Et j’en fais quoi ?

La brune afficha un léger sourire.

– Tu la ramènes chez toi comme souvenir…

Elle reprit sa tâche, marqua une pause, et rajouta.

– Sois à l’heure.

Sarah demeura plus perplexe mais sortit finalement avec sa bouteille vide à la main.

 

*********

 

Sarah arriva à l’entrée du G-Lounge le soir venu. Une foule de clients entrait et sortait des lieux et elle se fraya un chemin afin de rejoindre la salle. L’ambiance était euphorique, les gens dansaient, discutaient, et la musique résonnait à travers les enceintes. Un groupe de rock était installé dans un coin du bar. Elle arriva jusqu’au comptoir, plus incertaine, et une des serveuses se posta devant elle en lançant son torchon sur l’épaule.

– Salut, je te sers quoi ?

La blonde était nerveuse de voir tous ces clients, de voir également ces filles courir derrière le bar. Elle se pencha et dut forcer sur sa voix pour se faire entendre.

Sarah : En fait, je viens pour travailler… Je suis Sarah.

L’autre blonde la détailla même si cette nouvelle fille semblait un peu jeune. Elle lui fit un signe de tête.

– Ok… Suis-moi.

Sarah s’exécuta donc, son regard sur les autres serveuses dont le rythme de travail semblait soutenu.

– Moi, c’est Rita.

Elle désigna une autre fille qui servait des shooters.

Rita : Elle, c’est Rachel.

Une autre la contourna en lui souriant.

– Salut…

Rita : Elle, c’est Tyler et Faith doit être dans la réserve.

Elle lui montra les réfrigérateurs derrière le comptoir.

Rita : Toutes les bières sont ici et Faith t’expliquera pour les cocktails.

Elle la fixa.

Rita : Vu que c’est ton premier soir, tu t’occupes de la salle, tu ramasses les verres, tu prends les commandes, tu souris, et tu t’assures que les frigos soient pleins.

Elle la tira vers une porte.

Rita : Quand ils sont vides, tu viens chercher les cartons ici.

Quand elles furent entrer dans l’office, Faith se redressa, une feuille dans les mains et Rita la désigna à Sarah.

Rita : La nouvelle est là, je l’ai briefée…

Elle fixa la nouvelle.

Rita : J’y retourne, si t’as des questions, tu viens me voir. Ok ?

Sarah : Ok…

Elle s’éloigna, laissant Sarah plus perdue que jamais après toutes ces explications rapides. Cette dernière ne s’était pas attendue à voir le bar aussi bondé de clients, ni même de constater cette ambiance enflammée. Elle resta devant l’entrebâillement de la porte, troublée par le regard que lui portait la brune dont elle connaissait enfin le prénom.

Sarah : Salut…

Faith s’approcha de Sarah et défit les derniers boutons de son chemisier qu’elle noua. Elle ajusta les pans et prit enfin la parole.

Faith : Les clients et clientes sont là pour voir de belles nanas, alors sois-en une…

Sarah s’était laissée faire, bien que perturbée par cette annonce. Elle releva ses yeux de son vêtement noué à ceux de sa patronne.

Sarah : Ça n’implique rien d’autre que de faire ce que Rita m’a dit, n’est-ce pas ?

Faith : Je suis pas un mac, mais un patron de bar, Sarah…

Elle s’éloigna vers des piles de caisses.

Faith : Les pourboires sont pour toi, ta pause est dans deux heures et au moindre problème, t’appelles Bob, le gros balaise à l’entrée. Tu peux y aller… 

A suivre...

 

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