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"Traumas" - Tome 1, Dan Hegman 375 pages il y a 5 ans 11 mois #1598

  • Dan Hegman
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Résumé : Une ville mythique − Los Angeles −, un maire charismatique, une police célèbre − le LAPD −, un agent très spécial du FBI et, un serial killer redoutablement intelligent et prolifique en atrocités. Tous ont leur part de ténèbres, tous vont subir, certains vont se battre, d'autres seront sacrifiés. Acteurs ou spectateurs, ils seront à jamais marqués par le mal absolu, pourquoi seraient -ils épargnés ? Le tueur a une mission. Faire son profil est une nécessité, hélas il n'y a rien, pas un élément, pas un indice, pas une trace, aucun critère du sérial killer type. Il ne rentre pas dans les standards d'études des profileurs. La manipulation est constante. La découverte du traumatisme motivant le tueur pourrait-elle contribuer à arrêter l'hécatombe ? Sans aucun doute, mais comment et où chercher ? Note : Le tome 2 sera publié début 2016

Extrait 1

— J'aime ton appartement, il te ressemble. Il est agréable, généreux, et pratique aussi. Ah, j'oubliais, il est très beau. Alma, assise sur le tapis du salon, souriait en détaillant les décorations accrochées aux murs.
— C'est tout ? Tu as fini, ou tu veux continuer tes métaphores, aller fouiller dans mes tiroirs et tirer des conclusions psychologiques profondes en découvrant que j'ai aussi une paire de chaussettes en laine jaune et verte ? Je t'étrangle avec si tu le fais, d'accord ?
— Morgan chérie, tu manques de recul. Apprends à te détacher de ton moi trop...
— Alma chérie ?
— Oui ?
— Ferme-la ! par pitié !
— OK, je la ferme. Je n'aime pas quand tu me dis ça, mais je vais la fermer, enfin je vais essayer, c'est pas sûr que j'y parvienne. Mais je vais faire un effort pour "la fermer", complètement. Tu as raison, je devrais me maîtriser davantage sur le fait de parler alors qu' on me dit de la fermer et...
— Qu'est-ce que tu veux, Alma ?
— Je peux parler ? Allez Morgan soit cool... Je sais, je ne suis pas très fine aujourd'hui. Soit. J'aimerais savoir si tu vas bien, comment tu tiens le coup. Je veux tout savoir de ce qu'il y a dans cette jolie petite tête blonde. Tu vois, ce n'est pas grand-chose... Hein ?
— Parfois, je ne te comprends pas, mais alors pas du tout. Tu es qui au juste ? Tu es un super flic, chasseur de super tueurs ou tu es une collègue qui s'inquiète parce que j'ai mal dormi et attrapé un rhume ? Tu es qui au juste. Tu t'amuses avec moi ? Un chat avec une souris ?
— Pourquoi tu dis ça ? Je ne m'amuse pas avec toi de cette façon. J'aime te taquiner, c'est différent. Et je ne suis pas ta collègue, on bosse ensemble c'est tout, mais on n'est pas collègue. J'ai décidé de travailler avec toi pour de bonnes raisons. En fait, je me sers de toi, je suis un vampire, je me nourris de tes compétences. Alors oublie le mot "collègue", c'est bon pour les bureaucrates ce mot dégueulasse.
— Tu es l'adulte expérimenté et je suis la petite élève tout assujettie à la maîtresse d'école ? C'est ambigu comme situation, c'est pervers aussi, non ?
— J'adore quand tu manies la dérision. La vérité ? Tu veux vraiment la vérité ? Tu sais que ce n'est pas toujours agréable à entendre ?
— Surprise !! Je suis majeure ! Et j'assume mon côté aventurière. Je prends le risque. Exécute la sentence bourreau. Je ne faiblirai pas.
— Morgan, je crois que j'ai raison de t'aimer... Voyons... Par quoi on commence, par le début, c'est logique. J'ai flashé sur toi immédiatement ; le physique et le comportement. Ensuite, j'ai appris à te connaître dans certaines situations, à travers les autres et dans notre activité commune. J'ai tout de suite accroché. Tu me parles, tu es ce que j'aime chez un être humain, j'aime ce que tu es en tant que femme. Et j'ai détecté chez toi, un beau caractère solide, une personnalité franche et aussi des compétences de "super flic". Primo, j'ai besoin de toi pour mon enquête, c'est vrai. Secundo, j'ai besoin de toi comme amie. Surtout le secundo.
— Qu'est-ce que je t'apporte dans le boulot ?
— Tu as une capacité d'analyse intuitive exceptionnelle qui est très utile pour le travail que nous faisons ensemble.
— Mouais...Et pour le "secundo" ? C'est quoi le truc ?
— Il n'y a pas de truc comme tu dis, Morgan. Je suis sincère, tu me plais, tu es charmante, agréable à vivre, intelligente, un caractère de cochon, amusante une fois tous les deux mois, en somme tu es parfaite et j'adore ça. Le fait que tu sois une femme ne m'empêche pas d'avoir un coup de cœur pour toi. Ne t'inquiète pas, je serai sage. Je te regarde, je te parle, je ris avec toi et cela me rend heureuse. C'est mal ?
— Tu fais chier Alma ! tu crois que je n'ai pas assez de problèmes comme ça ? Tu en rajoutes !
— Je suis un problème ? Morgan ? Regarde -moi ! je suis un problème ?
— Oui... Non... Enfin non, ce n'est pas ce que je voulais dire, mais je suis perturbée par tout ce que tu dis. Merde à la fin! Tu comprends pas ou quoi ?
— Je comprends que je découvre tes capacités inconnues en vocabulaire populaire. Que je comprenne quoi ? C'est toi qui dois le dire, pas moi.
— Moi aussi j'ai flashé sur toi, mais pour moi c'était improbable, absurde. Tu m'as subjuguée, on va dire ça. Ton statut, ton aisance...Ton allure et aussi ton physique. D'ailleurs tu en joues, ne fais pas l'innocente, tu allumes tout le monde ! Ne dis pas le contraire et puis tu es sympa et brillante, et aussi tu m'écoutes, enfin plein de petits trucs qui font que je me sens bien avec toi, mais cela me pose des problèmes.
— Tu parles d'homosexualité ?
— Disons que c'est troublant, pour moi d'être attirée par une femme. Ce n'est pas logique, tu vois ce que je veux dire ?
— Et tu vois un problème dans cette situation ? Mais Morgan, prends cela comme une amitié profonde, et agréable, rien de plus et si le fait d'être bien l'une à côté de l'autre n'engage pas une relation sexuelle pour autant. Je suis tactile et câline, et j'adore te faire un bisou sur ta peau si douce, mais je n'irai pas plus loin. On peut faire un câlin chaste en se serrant dans les bras, c'est bon et cela ressource. C'est apaisant d'être avec une personne que l'on apprécie et qui vous charme. J'aime te regarder, parce que tu es belle, et que tu sois sensuelle ce n'est pas de ma faute, mais je le vois aussi, cela ne change rien entre nous. Prends ton temps, laisse-toi aller un peu à tes désirs de bien-être, on en a besoin dans notre métier.
— Tu me prends pour une idiote, hein ? Alma ? Arrête de me fixer comme ça ! Alors, réponds-moi.
— Non, certainement pas, et je t'interdis de m'interdire de te regarder. Tyran ! Maintenant, je n'étais pas venue pour te faire une déclaration d'amour − paf ! Morgan vient de lui claquer la cuisse − Aie ! tu es trop sensible au langage sentimental. Je disais que j'étais venue te voir pour plusieurs choses et en premier pour savoir comment tu accuses le choc pour Peter ?
— À vrai dire, c'est bizarre, paradoxal aussi. Tu sais qu'on s'était séparés la veille, sur une engueulade, plus moi que lui en fait, je parle de l'engueulade. Il est parti miteux, défait. Et c'est cette image qui me revient de lui. Pas le Peter que j'ai connu, fringuant Lieutenant plein de vitalité et d'ambition. Non, je le vois abattu, lassé de tout, baissant les bras. Il m'a fait pitié et je n'aime pas la pitié. Je me détachais de lui depuis un moment, lui se renfermait de plus en plus dans son refus d'être malade, son orgueil l'a tué. Il a fait une erreur, il est devenu faible par sa faute. Je sais qu'il ne s'est pas suicidé, mais c'est tout comme. Il est allé se faire tuer par faiblesse, mené par un orgueil stupide. "Le sicaire" l'a compris et s'en est servi pour son plan contre les Chefs de L.A. , c'est ça ?
— C'est exactement ça, je n'ai pas les preuves matérielles pour le suicide, je pense savoir comment il a fait, mais c'est difficile à concrétiser.
— Pour en finir avec Peter, je crois qu'il a tué notre amour en ne voulant pas admettre sa dépression. Son pseudo échec professionnel l'a détruit et insidieusement notre couple avec. Inconsciemment, j'ai été témoin de sa défaillance et cela m'a révoltée et puis je me suis lassé de me battre pour deux. Et malgré les sursauts, je me suis détachée sentimentalement de lui. Et un jour, j'ai compris qu'il n'y avait plus d'amour en moi, et j'ai provoqué cette dispute pour rompre. Je ne voulais pas d'une rupture longue et pleurnicharde, ce n'est pas mon caractère. Alors te dire que cela ne m'a rien fait serait faux, mais je ne suis pas dévastée de chagrin. J'ai de la peine, mais si je devais pleurer c'est sur notre aventure passée et détruite. On ne pleure pas sur des souvenirs de ce genre. Peter m'a déçue, Peter m'a trahie, Peter m'a abandonnée et il a détruit notre couple. Et cela, je ne lui pardonnerai jamais. Conclusion ma belle Alma, je vais bien, je surmonte facilement le choc. Peut-être que tu penses que je suis insensible ? Non. Réaliste ? Oui. Sentimentale ? Sans aucun doute puisque je te parle encore sans t'étrangler. Quoi d'autre ?
— Je suis rassurée. Tu es formidable, j'avais raison, d'ailleurs j'ai toujours raison, tu as remarqué ? Oui, je voulais avant que l'on reprenne les scénarios, te dire que j'ai rencontré Le Chef et Monsieur le Maire, dans son bureau. Tu as eu les infos sur le dernier exploit "du sicaire", alors j'étais dans le bureau avec Cody, Scott, Charly et le grand Frank. Scott a fait son exposé et j'ai vu Charly et Frank se décomposer. Ils n'ont pas voulu suivre mes conseils, ils ont étalé partout que le serial killer était mort et vive le LAPD et le Maire de L.A.. Les victimes ? On ne sait pas combien, on ne sait pas qui... Pourquoi on nous a rien dit ? Parce que c'était mieux comme cela... Il y a-t-il encore des risques ? Non, on a résolu l'affaire avec brio ! Ils ont même entraîné le Gouverneur dans leur délire. Alors le choc quand ils apprennent le retour "du sicaire", ils ne sont pas frais les deux cadors. Particulièrement le Maire. Je lui expose à mon tour mon idée sur le nouveau massacre, et les conclusions que l'on doit en tirer, ainsi que les pouvoirs qui m'ont été donnés pour résoudre correctement cette affaire qui prend de l'ampleur et fait peur à beaucoup de gens en haut lieu. Et là, le petit bonhomme se la joue Big Boss, il monte dans les tours et s'énerve au point de me traiter de, je cite ; "starlette du FBI" et de sublime "petite profileuse de la cambrousse". En conséquence, je l'ai recadré sérieusement, au point de lui faire peur. Mais je sais qu'ils vont continuer à faire des conneries. Ils vont couvrir le premier mensonge par un autre, et c'est un cercle sans fin. Je pense que c'est un des objectifs "du sicaire", car si tu réfléchis à l'origine du malaise, ce sont les premiers assassinats. Couverts par un mensonge, et cela a continué. "Le sicaire" manipule tout le monde depuis le premier assassinat de la fille d'un gouverneur puissant qui a étouffé l'affaire. Le tueur le savait, il savait comment cela allait se passer, il a fait ses essais dans le New Jersey, et comme cela a été concluant, il est venu à L.A. pour réaliser son œuvre grandiose et ultime. Il poursuit au moins deux objectifs. Un, se venger des auteurs responsables de ses traumas en les faisant souffrir et en les tuant, et deux, punir les responsables qui auraient dû le sauver. Comment il va les punir ? Là, je n'ai pas d'idée précise, seulement que je le crois capable d'aller très loin dans l'horreur. Il est totalement psycho et il déborde d'imagination, avec une tendance à la cruauté. Aucune limite pour ce type de tueur. C'est mon plus beau spécimen. Le plus gros gibier que je chasse et il est dangereux, impitoyable et redoutablement intelligent. Il aura son moment de faiblesse, c'est certain. Quand, c'est la question ? Jusqu'ici, il n'a commis aucune erreur, et en plus il nous amène où il veut, quand il le veut. Il m'énerve un peu, mais on l'aura, tu verras. Comme des championnes. Un bisou ?


Extrait 2

— Arrête le gingembre, Morgan, tu sais que c'est aphrodisiaque et je ne veux pas que tu déchires mes fringues pour me violer. J'y tiens à mes fringues.
— Je vais te faire avaler tout le wasabi d'un coup, tu diras moins de bêtises après.
— Tu sais, je me sens bien ici, là près de toi, c'est reposant. J'aime tout dans cet appartement, c'est apaisant et plein de sensations en même temps. C'est toi, qui dégages ces ondes positives. J'en suis persuadée. Et je les reçois pleinement.
— Tu es médium réceptive en plus ?
— En plus de quoi ? Ma douce Morgan.
— En plus de tes nombreuses qualités, de tes multiples compétences, et aussi de la considérable liste de tes expériences humaines ou peut-être extra-terrestres. Non ?
— Absolument, je suis d'accord avec toi. Tu me cherches... OK, je suis d'accord, on va régler ça tout de suite, un combat à mains nues, que des chatouilles, la perdante sera l'esclave de l'autre pendant une heure. C'est parti.
— Non...! Alma, non... mais arrête ! Ouille !! Arrêêête !!
Alma se jette sur Morgan sans ménagement pour l'enlacer et la chatouiller un peu partout, choisissant les endroits sensibles pour la faire hurler de rire et se débattre sans succès. À bout de souffle, Morgan abandonne et demande grâce.
— Stop ! Alma stop ! je n'en peux plus. Je ne vais pas pouvoir digérer après ça. Ouf ! t'es dingue par moment.
— Ne bouge plus, reste comme tu es. Tu es mon esclave pendant une heure. C'est la règle.
Morgan est allongée sur le dos, le tapis épais est agréable, des coussins dispersés servent d'appui-tête. Alma se met sur le dos pour utiliser le ventre de Morgan comme oreiller. Elle ressent le souffle encore rapide de son esclave.
— Je suis bien là, et toi ?
— Un peu essoufflée, mais je suis bien. Toi aussi tu m'apaises. J’en ai besoin, les temps sont difficiles depuis deux mois. Je suis épuisée psychiquement. Il me faut un peu de répit. En fait, je me rends compte que tu m'apportes beaucoup plus que je ne le pensais. Tu as su m'apprivoiser, me charmer. Tu es le diable. Une sorcière. Avoue, tu es une sorcière, ça expliquerait tout.
Sans y faire attention, Morgan pose sa main sur le front d'Alma et lui passe les doigts doucement dans les cheveux, elle fixe le plafond, toute à sa confession.
— Tu sais, Alma, j'ai du mal avec la mort de Peter. En réalité, je ne sais plus trop quoi penser, mes sentiments partent dans tous les sens. Je suis triste quand je pense, aux années passées ensemble, à bosser, mais aussi on avait une complicité étonnante. Je regrette ces moments-là. Mais sa disparition me perturbe, j'ai la rage de l'avoir vu détruire notre couple par pure vanité et d'aller se faire tuer pour la même chose ; une vanité de mec stupide. Je n'arrive pas à le croire. C'est un autre Peter que je vois dans ces cas-là. Comme s'il avait changé d'un seul coup, ou pire, qu'il était comme cela avant et je ne le voyais pas. Alors quand je pense à ça j'en pleure de colère. Stupide, naïve, crétine comme une ado débile. Je te jure des fois je me fous des claques pour me réveiller de ce cauchemar et aussi pour me punir d'avoir été aussi conne.
— Non, tu te sens responsable, tu culpabilises. Ton analyse ne tient pas. Tu es supérieure intellectuellement, plus forte de caractère et bien davantage volontaire que ne l'était Peter. Inconsciemment, tu ne voulais pas l'admettre, mais c'est toi qui menais le couple, et tu le protégeais. Alors, aujourd'hui, tu as des remords, tu penses que tu as failli à ton rôle, que tu n'as pas su le préserver de sa dépression, que tu n'as pas pu le sauver des dangers, tu penses que c'est de ta faute s'il est mort. Tu dois comprendre que c'est absurde. Ne te trompe pas de responsabilités et n'inverse pas les rôles. C'était à lui de te protéger, à lui de maintenir votre couple au mieux, à lui d'éviter les écueils de la vie ; comme la maladie, les déceptions, enfin la vie quoi... Non, Morgan tu dois regarder les choses différemment, avec le recul d'une femme responsable, et mature. Et si tu tombes amoureuse de moi, c'est tout à fait normal.
— Alma, je vais t'arracher les yeux.
— Pas cap ?! Sûre que t'es pas cap. Alma tourne son visage vers Morgan qui regarde toujours le plafond. Elle lève légèrement la tête, fixe Alma quelques secondes, puis laisse tomber sa tête sur le tapis, ferme les yeux et sourit. Elle effleure lentement la joue d'Alma.
— Tu es toujours comme ça ?
— Comme quoi ?
— Pleine de bon sens, d'intelligence, de subtilités, de compréhension, de compassion aussi, à moins que tout cela ne cache une affreuse perverse sexuelle qui veut abuser de moi ?
— Morgan, je te l'avoue, je suis déçue, tu as mis beaucoup trop de temps à découvrir ma véritable personnalité. Je suis la violeuse du crépuscule, la vampire des ténèbres, tu es foutue. Alma, se tourne sur le ventre, lève le tee-shirt de Morgan et lui mord gentiment le ventre, juste au-dessous du nombril. Un petit bisou et elle remet le tee-shirt en place. Elle caresse avec application l'endroit qu'elle vient de mordre. Elle dit — comme cela tu n'auras pas de cicatrice, tu vois, tu es un vampire comme moi maintenant.
— Alma, je pense qu'au niveau maturité tu as loupé plusieurs trains. Mais j'aime ça tout compte fait. J'ai soif.
Alma s'assoit, remplit un verre et le tend à son "esclave" qui s'assoit aussi, près d'elle.
— Tu as toujours raison, tu tombes juste à chaque fois, tu n'es pas fatiguée d'être aussi parfaite ? La vampire Alma ?
— C'est très difficile à vivre, tu sais, c’est pourquoi j'ai besoin d'une épaule sur laquelle me reposer. Elle joint l'acte à la parole et pose sa tête sur l'épaule de Morgan. Détendue, Alma sourit, pensive et totalement heureuse.
— Tu penses qu'on va s'en sortir de cette affaire ? demande Morgan, déconcertante, elle casse un peu l'ambiance.
— S'en sortir..., l'expression est intéressante, cela sous-entend ; dans quel état ?! Non on ne va pas s'en sortir, mon petit vampire du jour, on va résoudre l'énigme, traquer le tueur, l'attraper et lui faire payer très cher son arrogance. En revanche, puisque tu abordes le sujet, ce que je voulais éviter ce soir, mais bon, c'est fait. Oui, je disais, je suis un peu inquiète pour toi. Je suppose que tu l'as remarqué, mais "le sicaire" a tué plusieurs jeunes et jolies femmes blondes.
— Je t'arrête, elles ont un point commun, ou plus exactement plusieurs, elles sont blondes, jolies, mais elles ont toutes trente-trois ans.
— Je le sais, Morgan, mais je ne peux m'empêcher de me faire du souci pour toi. Tu m'es trop chère, ma belle blonde. Je ne veux pas qu'il t'arrive quoique se soit.
— Tu en fais trop, et ce n'est pas ton genre. Tu dévies du sujet, tu m'enfumes pour ne pas me répondre franchement. Qu'est-ce qui te préoccupe en réalité ? Tu me dois la vérité Alma. Qu'est-ce qui te tracasse ?
— Puisque tu le demandes si gentiment. À vrai dire, j'ai le sentiment très désagréable d'être une spectatrice privilégiée d'une pièce jouée pour moi. Je ne suis pas visée comme victime potentielle, je ne le pense pas, mais j'ai l'impression très nette, que toutes ses actions sont réalisées pour que je les juge, que je les regarde et peut-être pour admirer le travail du maître. Il y a d'une part les mises en scène élaborées des assassinats des victimes types qui peuvent entrer dans un scénario. Et aussi, il y a l'attaque en règle contre le LAPD et le Maire. Et je m'aperçois que j'y joue parfois un rôle malgré moi. Je me sens manipulée. J'ai provoqué la chute du Maire, pas toute seule, il a sa part de responsabilité, mais je suis à l'origine de ses débordements. Je crois que "le sicaire" sait qui je suis, et se sert de moi pour arriver à ses fins. C'est un sentiment extrêmement désagréable. Je dois faire avec, et ne pas me laisser troubler par ça, mais la concentration est quelquefois difficile.
— Tu ne perds pas confiance ? Alma, tu es la plus compétente, il n'y a que toi pour l'arrêter. On va bien trouver un indice, il va faire une erreur.
— Morgan, tu es gentille. Tu sais qu'il y a des serials killers que l'on n'a jamais attrapés, d'autres où l'enquête a duré vingt ans ou plus. Rien n'est gravé dans le marbre dans ce domaine. Il faut aussi de la chance. Pour l'instant , "le sicaire" fait un parcours sans faute et il nous nargue un peu, de plus il manipule et se sert des médias. Il est très fort. C'est tout le paradoxe de cette affaire, il est malade, c'est un psycho, mais il agit comme un véritable génie du crime. C'est très élaboré ses crimes, son plan de déstabilisation du pouvoir à travers le LAPD et le maire est machiavélique et cela demande beaucoup d'imagination, de concentration, de travail de recherche et des informateurs, du temps aussi et de l'argent. Apparemment il a tout cela. Un jour, proche j'espère, il aura une crise, et il fera l'erreur que nous attendons. Et là, on l'aura. Un peu de vin ?
— Non, Alma, tu ne m'auras pas comme ça...


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"Traumas" - Tome 1, Dan Hegman 375 pages il y a 5 ans 10 mois #1601

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