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images/stories/virtuemart/product/pour-lSynopsis : Jordan Queen revient à Eastern Rock au Texas 15 ans après son départ pour New York... 15 années se sont écoulées et Jordan n'est plus le jeune adolescent complexé par son poids dont la plupart des élèves de son lycée se moquaient. Personne ne le reconnait, pas même Keith Marshall, 29 ans, dont il était éperdument amoureux quand il n'avait que 16 ans. Leurs retrouvailles ravivent des émotions et des sentiments jamais éteints. Mais Jordan est-il prêt à révéler à Keith sa véritable identité et à assumer son ancienne vie ?

Un livre adapté du roman de Kyrian Maloen & Jamie Leigh "A toi pour toujours".

 

*  *  *

 

Située en bord de mer au sud du Texas, Eastern Rock accueillait chaque été les festivités des Sables. La petite ville se dressait entre le désert et la mer. La seule végétation consistait en des forêts de palmiers ou de cocotiers plantés autour de la ville et sur les plages s'étendant à perte de vue.

Quinze ans plus tôt, Jordan Queen était parti après la fin du lycée pour poursuivre ses études à Houston, une ville à une centaine de kilomètres au Nord-est. Après une année d'Histoire de l'Art, de fêtes, de changements personnels et de rencontres en tout genre, il avait rejoint New York pour travailler.

Revenir à Eastern Rock après tout ce temps ravivait des souvenirs lointains. La ville n'avait pas beaucoup changé. Les routes, les maisons, la station-service, le supermarché ou encore le Fresh Snack, où autrefois il s'empiffrait de glaces, étaient toujours à leur place. Tout comme la maison de sa mère, restée à Eastern Rock depuis son installation peu de temps avant sa naissance.

Jordan arrêta sa Mercedes noire devant les haies parfaitement taillées et quitta sa voiture. L'instant suivant, il frappait à la porte de son ancien chez lui où sa mère ne tarda pas à lui ouvrir.

— Mon chéri !

Il s'empressa de prendre sa mère sans ses bras.

— Tu as encore trouvé le moyen de t'embellir depuis la dernière fois que je t'ai vu, ajouta-t-elle.

— Bonjour maman, répondit Jordan en se reculant.

Molly ouvrit plus grand et accueillit son fils dans leur demeure. On savait de qui Jordan tenait ses grands yeux bruns et ses cheveux noirs quand on les voyait côte à côte. Molly avait 62 ans mais ne les faisait pas. Elle était de loin l'une des femmes les plus actives dans la petite ville d'Eastern Rock, avait d'ailleurs un don pour vendre ou louer des maisons aux nouveaux arrivants.

Jordan parcourut son ancienne maison du regard...

— Tout est à sa place, commenta-t-il. Rien n'a changé ici non plus.

— Tu sais que je ne suis pas souvent là alors je n'ai pas le temps de refaire la décoration.

Jordan fit quelques pas dans le salon, suivi de sa mère qui reprit d'un sourire enjoué :

— ça me fait tellement plaisir que tu viennes me rendre visite. Alors raconte, comment se passe ton travail à New York ?

Jordan se tourna vers sa mère. Bien entendu, sa réponse était toute faite, comme à chaque fois que Molly l'interrogeait sur son travail.

— Tout se passe bien maman, je vais avoir une promotion quand je rentrerai de vacances.

Car pour Molly, son fils travaillait dans une agence de pub à New York, un travail respectable et sécurisant où il pouvait envisager une carrière et un avenir. Elle fit cependant un constat et demanda :

— Et tes affaires ? Tu n'as pas de sac de voyage ?

— Non, je me suis dit que j'achèterais tout sur place, surtout pour la fête des Sables...

Jordan ne comptait pas ses dépenses, là était un des nombreux avantages de son travail : l'argent. Il aimait en avoir, aimait en dépenser et dépensait sans compter ! Et il ajouta :

— Puis si jamais j'ai besoin, je pourrais emprunter quelques vêtements que Robby laisse toujours dans la chambre d'ami.

Là était un luxe que Jordan n'aurait pu s'offrir auparavant, piocher dans l'armoire de son cousin, qui venait rendre visite à sa tante de temps à autre et qui faisait aujourd'hui la même taille que lui. Il se dirigea vers le couloir et demanda :

— Ma chambre est toujours là ?

Molly le suivit et répondit :

— Je n'ai touché à rien !

Le constat fut troublant quand Jordan pénétra dans l'ancienne chambre. Il n'avait pas foulé le sol de cette pièce depuis quinze longues années. Le faire aujourd'hui le renvoya aussitôt dans un passé lointain, troublé, juste à la fin de ses études. Ses livres scolaires demeuraient rangés sur son bureau. De vieux posters décoraient les murs ainsi que plusieurs photos de lui et de certains de ses amis... Un soupçon de nostalgie le saisit avant que quelqu'un ne sonne à l'entrée et ne l'arrache à ses pensées.

— Je vais ouvrir, ça doit être Lisa, comprit sa mère.

Jordan ouvrit grand les yeux :

— Lisa ? Tu as invité Lisa ? Maman ! Tu n'as pas fait ça !

Il la suivit à travers le couloir tandis que Molly se dirigeait vers la porte.

— Je t'ai dit que je ne voulais pas la voir, ajouta-t-il plus bas.

— C'est ta meilleure amie, mon chéri. Elle était si heureuse quand je lui ai dit que tu venais !

Sans rien ajouter de plus, Molly ouvrit la porte, laissant Jordan sur le fait accompli. Lisa se trouvait effectivement sur le palier et n'avait plus rien de la jeune femme qu'il avait connue au lycée. Elle aussi avait changé mais contrairement à lui, Jordan avait eu les détails de ses changements par sa mère.

— Lisa ! fit-il d'un sourire sincère... Bon sang ! ça fait tellement longtemps !

La concernée avait levé les sourcils en regardant son ancien camarade de classe et meilleur ami d'enfance.

— ça alors ! Tu es devenu...

Elle en perdait ses mots...

— Plus mince, termina Jordan en constatant sa mine stupéfaite. Je sais...

— J'allais dire... Waouh, mais oui, en effet, tu n'as pas fait semblant.

— Toi non plus, répondit Jordan.

Car tout comme lui, Lisa avait souffert de quelques problèmes de surpoids quand ils étaient au lycée, leur valant à tous les deux de passer de mauvais moments au regard des autres élèves. Lisa vint spontanément l'enlacer et Jordan l'imita avant de se reculer :

— Je suis content de te voir, dit-il enfin...

— Tu aurais pu me le dire, l'accusa-t-elle. Toutes ces fois où on s'est écrit, après tous nos mails, tu aurais pu me dire que tu étais devenu un vrai beau gosse.

Jordan pinça un léger sourire et Molly l'invita :

— Entre, ne reste pas sur le palier. Je vais nous servir à boire...

L'instant suivant, tous trois étaient installés sur le canapé, Molly se faisant une joie de répéter à Lisa combien Jordan réussissait sa carrière de directeur de rédaction à New York, et Lisa acquiesçant aux informations que Jordan lui avait fournies au fil des années. Même s'ils ne s'étaient pas écrit chaque jour, Jordan avait su les grandes lignes de sa vie et de ceux qu'ils avaient connus au lycée. Un sujet, un seul, n'avait jamais été abordé, par refus de Jordan et pourtant, il ne put s'empêcher quand Molly fut éloignée :

— Comment va Keith ?

Lisa sourit sur cette question et répondit simplement :

— Il va bien... Il a repris le Ranch et je suis sûre qu'il sera content de te revoir !

Jordan se tendit, les sourcils froncés et réagit aussitôt d'un ton vif :

— Il ne doit pas savoir que je suis là !

— Pourquoi ça ? interrogea Lisa sans comprendre... Tu n'es plus le même, Jordan, ça va lui faire un choc quand il va voir comme tu as changé.

— Je suis le même, se défendit-il. Le même Jordan qu'avant et je t'interdis de lui dire que je suis revenu.

— Il finira par le savoir.

— Non, pas si tu tiens ta langue et maman tiendra la sienne.

Lisa fronça les sourcils, incertaine. Elle avait été la meilleure amie de Jordan et de ce fait, sa confidente. Elle avait su l'attirance de Jordan pour son frère quand ils étaient plus jeunes. Une attirance qui n'avait pas été réciproque à l'époque du lycée en raison de leurs âges respectifs et de leurs centres d'intérêt plus que divergents. Jordan hésita, faisant mine de ne pas s'intéresser à Keith mais demanda :

— Est-ce que... Est-ce qu'il a rencontré quelqu'un ?

Cette question fit naître un sourire taquin sur les lèvres de Lisa qui répondit :

— Non...

Et cette réponse ne put que soulager Jordan qui, bien sûr, avait prié secrètement au fond de lui à ce sujet.

— Ce qui te laisse toutes tes chances, surtout dans ce corps d'Apollon, reprit Lisa... Si je n'étais pas ta meilleure amie, que je ne t'avais pas vu t'enfiler un plat entier d'ailes de poulet à la sauce barbecue, je pourrais être attirée...

Jordan rit sur ce rappel. Lisa et lui avaient pratiqué des jeux quelque peu douteux ou concours stupides consistant à avaler des plats en un temps record. Il reprit malgré tout son sérieux :

— Je ne veux pas qu'il sache, Lisa, je ne plaisante pas. ce serait trop...

Il chercha ses mots un instant :

— Trop injuste. Pour l'ancien moi, je veux dire !

— Je ne vois pas d'injustice quand je te regarde. Tu pourras parler d'injustice quand tu verras Rebecca que Pete Moore a plaqué après son accouchement. La pauvre n'a pas perdu les vingt ou trente kilos qu'elle a pris. Elle est devenue dépressive et boulimique...

Rebecca était l'ancienne  reine du lycée et malgré tout, ce genre d'annonce faisait de la peine à Jordan. Il était conscient que Lisa ne lui annonçait pas cette nouvelle pour le réjouir ou pour se moquer de Rebecca. Eux, mieux que personne d'autre, savaient ce qu'étaient les regards moqueurs et méchants. Il recentra la discussion :

— Ne change pas de sujet. Je t'interdis de lui dire qui je suis.

— Comme tu veux, dit-elle finalement. Mais tu te débrouilleras seul avec tes mensonges.

Jordan pensa qu'avec le temps, il avait pris l'habitude de mentir. Grâce au ciel, il avait également une excellente mémoire et ses mensonges se résumaient toujours aux mêmes depuis plusieurs années déjà. Il n'aurait donc pas à beaucoup mentir, si ce n'était peut-être pour s'inventer une nouvelle identité et une vie qui irait avec...

 

*  *  *

 

A suivre dans la version intégrale...

 

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Créé le 12 juin 2015

Broken Dreams Back 265x315Résumé : Pour fêter l'arrivée prochaine de leur bébé tant attendu, Théo Ryan et Lucas Leary sortent dîner avec leurs amis . En couple depuis quelques années déjà, ils vont enfin fonder une famille, leur famille. Mais la vie réserve toujours des surprises et peut basculer d'une seconde à l'autre. Et ce soir-là, Théo Ryan ne retrouvera plus la chaleur de son foyer, lâchement assassiné par un voyou pour de l'argent. La mort est-elle réellement la fin de tout ? L'amour ne peut-il pas transcender chaque chose, même la réalité telle qu'on la connaît ? L'esprit, l'essence de sentiments aussi forts subsistent au-delà de la chair. Théo trouvera le moyen de reconquérir son amant, de récupérer son coeur et de prendre sa place de père.

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Prologue

 

Tout le monde meurt un jour. Personne ne peut rien y faire si ce n’est repousser l’échéance. Tout le monde doit mourir, c’est un fait. Vous, moi, nos proches, rien ni personne n’y échappe.

Nous vivons avec la mort, mais quelle importance lui donnons-nous ? On regarde les actualités : une femme a tué ses trois enfants ; un 747 a explosé au-dessus de l’Atlantique ; des touristes pris en otage ont été fusillés. Ces annonces sont quotidiennes et plus ou moins étayées selon les intérêts politiques du moment. Qui réagit à cela ? Personne. Hormis se sentir compatissants, peinés, choqués l’espace de quelques minutes, ces gens qui meurent font partie du décor… Triste constat, mais réaliste. Comment pourrions-nous vivre si nous n’étions pas insensibles à ces tragédies ?

Quoi qu’il en soit, à 26 ans, on pense à tout, sauf à mourir. On se croit invincible, intouchable. On songe à son avenir, on termine ses études, on commence une carrière, on s’engage, on comprend le sens du mot « aimer », on projette d’avoir un premier enfant…

À 26 ans, le monde nous appartient, du moins, c’est ce que je pensais.

Chapitre 1

A jamais

 

J’étais content de voir Lucas si heureux, le sourire aux lèvres et riant à la moindre plaisanterie. Nous avions passé la soirée avec nos amis d’enfance. Danielle et Samuel s’étaient mariés trois ans plus tôt. Tous les quatre, nous étions rencontrés au collège sans jamais nous perdre de vue. Ce soir-là, Lucas et moi fêtions nos huit ans de vie commune.

Pour l’occasion, nous avions réservé une table dans un petit restaurant situé dans la banlieue de New York : le Grafton. Un endroit chaleureux, tenu par une famille d’Irlandais qui avait immigré au siècle dernier. Les discussions avaient tourné autour de notre passé commun, de nos années lycée à Northfolk en Californie. Danielle et Lucas avaient étudié à UCLA, Samuel avait obtenu une bourse pour Yale, quant à moi j'avais quitté les bancs de l'école après le secondaire. À cette époque, je n’étais guère intéressé par les études et j'avais préféré passer tout mon temps près de Lucas. Mon diplôme de secondaire en poche, j’avais enchaîné les petits boulots pour payer les factures de notre premier appartement. En ce temps là, je me fichais des projets de carrière, de l’ambition professionnelle. Tout ce qui m'importait était de profiter de la vie avec Lucas, et l'avenir me donna raison.

Nous quittâmes le Grafton aux alentours de onze heures. La rue était déserte. Seuls, quelques fracas de bouteilles de bière triées à l’arrière des bars rompaient le silence. Il me tardait de rentrer chez nous, de rejoindre notre nouvel appartement où nous habitions depuis six mois. Je l'avais entièrement repeint et aussi aménagé la chambre du bébé… quant à Lucas, il s'était occupé de la décoration. Nous avions trouvé une mère porteuse. Le bébé avait été fécondé à partir du sperme de Lucas. J'étais le futur père ! incroyable ! je n’en revenais pas… Nous avions rejoint Vancouver l’année précédente pour entreprendre les démarches. Notre rêve de fonder une famille se réaliserait bientôt et je me surprenais à compter les jours, ou plutôt les neuf semaines qui nous séparaient de l'accouchement.

Lucas glissa sa main dans la poche arrière de mon jeans et nous marchâmes tranquillement en profitant de l’air frais.

— Je n’ai pas du tout aimé les regards que le serveur te lançait ! confia-t-il sans détour.

Je souris, amusé. Lucas était d’une jalousie maladive. Là où Samuel et Danielle se disputaient régulièrement, je me rassurais des remarques de mon compagnon. Je considérais la jalousie comme un sentiment normal lié à l’amour. Je souffrais  quand un homme ou même une femme posaient son regard sur Lucas.

— Quel serveur ? lui répondis-je d'un ton léger.

Lucas afficha une mine exaspérée par ma mauvaise foi évidente.

— Te fiche pas de moi, t’as bien vu qu’il était aux petits soins pour toi toute la soirée.

Je préférai couper court pour le rassurer plutôt que poursuivre sur le ton de la plaisanterie.

— Je n’ai rien remarqué.

Ainsi, le sujet serait clos jusqu’aux prochains regards de beaux garçons qui se poseraient sur moi par inadvertance. Nous arrivâmes à la voiture. Lucas me prit la main et m'attira contre lui.

— Tu sais de quoi j’aurais envie là tout de suite ?

Mon esprit mal placé formula des conclusions hâtives que je dus chasser au plus vite. Je répondis d’un air coquin, témoin de mes songes libertins.

— D’un gros câlin agrémenté de framboises et de chantilly ?

Le regard de Lucas brillait. Il comprenait mon sous-entendu, recevait le message à la perfection.

— Non… De chocolat.

— Tu sais qu’on sort de table ?

— Tu sais que je suis insatiable ?

Comment pouvais-je résister à pareil argument ? Je lui souris et me reculai afin d’ouvrir sa portière.

— Je vois… On t'en trouvera sur la route.

— T’es un ange.

Lucas installé dans la voiture, je refermai la portière côté passager et contournai le véhicule. Mais je n’eus pas le temps de poser ma main sur la poignée, un homme nettement plus costaud et robuste que moi me saisit le bras et me plaqua contre la voiture. Mon cœur s’affola. Je rivai mes yeux sur mon agresseur, mais une cagoule dissimulait son visage. Son regard, je ne l’oublierai jamais… Noir, agressif, empli de haine… Un vent de panique me saisit quand je sentis le métal froid de son arme se poser contre mon front.

— Tu vas me filer ton fric et les clefs de ta caisse !

Lucas se trouvait dans la voiture et je redoutai qu’il sorte. En aucun cas, il ne devait se montrer, intervenir et risquer d'attiser la folie de mon agresseur.

— Ok… Attends, lui répondis-je spontanément.

Mes mains tremblaient, mes jambes flageolaient. L’homme pressa le canon contre ma peau et haussa le ton, déterminé et sûrement aussi affolé que moi.

— Grouille ou je te descends !

Je n’eus pas le temps de fouiller dans ma poche pour sortir mon portefeuille. Ce que je redoutais arriva : derrière moi, Lucas ouvrit la portière et interpella mon assaillant.

— Je vous en prie, baissez votre arme, on vous donnera tout ce que vous voulez…

De plus en plus nerveux, l'homme cagoulé braqua son arme en direction de Lucas.

— Bouge-pas toi ou je te descends aussi !

Mon sang ne fit qu'un tour  à l'idée de voir Lucas se faire tuer devant moi. Pris de panique, je saisis le poignet de l'agresseur pour détourner son arme et maintenir le canon vers le sol. Peu m’importait que cet homme soit plus fort que moi ou qu’il me tire dessus,  pourvu qu’il ne blessât pas Lucas. Dans la lutte, un coup de feu retentit et l’homme s’enfuit en courant. Je restai figé en le regardant s’éloigner puis disparaître au carrefour d’une rue. La peur demeurait, je ne cessais de trembler. Je me tournai aussitôt vers Lucas et m’assurai de son état.

— Ça va… Il est parti, c’est fini bébé.

Je devais me calmer pour ne pas l’inquiéter. Il s’approcha de moi sans m'accorder la moindre attention et je suivis son regard tourné vers le sol. Un corps gisait sur le trottoir. Mon corps... Le temps sembla s’arrêter à cette seconde précise.

Mon cadavre gisait aux pieds de Lucas, le sang s’écoulait de ma belle chemise blanche et se répandait sur le bitume. Je niais l’évidence et relevai mes yeux sur Lucas.

— Non… Non…

J’étais en plein cauchemar, je devais me réveiller.

— Je suis là !

Lucas s’agenouilla, tremblant, près de ce corps qui était le mien. Il posa sa main sur ma blessure tandis qu'il appelait le 911, affolé.

— Allô…

Le ton cassé de sa voix m’anéantit davantage.

— J’ai besoin d’une ambulance. Mon… Mon compagnon… On lui a tiré dessus. Je suis... Je suis sur Grafton Street.

Mon sang s’écoulait entre les doigts de Lucas. Cela ne pouvait être qu’un cauchemar. J’allais me réveiller ! Je refusais la réalité, relevais mon regard vers celui imbibé de larmes de Lucas. J’étais figé, incapable de parler, de croire à l'impossible.

— Je suis là…criait- t-il désespéré. Tient bon bébé ! Je t’en supplie, me laisse pas tout seul.

Comment cela était-il possible ? Il regarda autour de nous. Je l’imitai. Que faisaient les secours ? Ils devaient arriver pour me sauver, mais aucune sirène ne résonnait.

— À l’aide, criai-je… AIDEZ-NOUS !

Personne n'entendait mon appel. Je m’accroupis près de Lucas, voulus poser ma main sur la sienne dans un réflexe, mais passai au travers. Je paniquais, mesurais que Lucas ne me voyait pas, ne m’entendait pas…j'étais invisible.

J’étais mort.

 

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Résumé : Oliver Nollan, 23 ans, part en Amérique du sud pour surfer le versant nord de l’Aconcagua avec plusieurs de ses amis. Les vacances prennent fin et il se retrouve à bord du vol 571 en direction de Los Angeles. Ce qu'il ignore, c'est que dans les prochaines minutes qui suivront le décollage, le pilote va perdre le contrôle de l'appareil en survolant la Cordillère des Andes. Lui et huit autres passagers survivront au crash à plus de six mille mètres d'altitude, espérant l'arrivée des secours qui ne viendront jamais. Ils réaliseront qu'ils ne pourront compter que sur eux-mêmes pour sortir vivant de ce piège de glace.

 

Jour 1

Aéroport de Santiago.

— Le vol 571 en direction de Los Angeles. Embarquement immédiat porte D.

En entendant l'annonce résonner dans la salle d'embarquement, Colin Queen rangea son magazine dans sa mallette et se redressa en prenant son bagage à main. Il jeta un rapide coup d’œil sur son portable et l’éteignit avant de se diriger vers une jeune hôtesse. Celle-ci lui prit son billet, vérifia son passeport et lui fit un grand sourire avant de le lui rendre.

— Merci monsieur, et bon voyage sur United Airlines.

Une fois installé à bord de l’avion, à la place 45E, Colin Queen attacha sa ceinture puis lança un coup d’œil sur les autres passagers. Quelqu'un s'assit près de lui et le salua avec un léger accent espagnol.

— Bonjour.

Colin esquissa un léger sourire à la femme qui prenait place sur le siège voisin et tourna les yeux vers le hublot. Il voulait s’imprégner une dernière fois des paysages du Chili. Il n’était resté que trois jours et il lui tardait déjà de rentrer chez lui et de retrouver le luxe et le confort de sa maison. Après de longues minutes, il sentit les moteurs de l’avion se mettre en route. L’appareil roula en direction de la piste de décollage.

— Mesdames, messieurs, bonjour, je suis le commandant Foreman. Bienvenue sur le vol United Airlines 571 en direction de Los Angeles. Le vol durera sept heures et notre équipage se tiendra à votre disposition pour vous apporter des collations. Pendant le décollage, nous vous prions de rester assis et d’attacher vos ceintures. Merci d’avoir choisi notre compagnie et bon vol.

Colin soupira, déjà fatigué à l’idée de devoir passer les sept prochaines heures enfermé dans cet avion. Il sortit néanmoins une revue économique, et la posa sur ses genoux, bien décidé à faire passer le temps.

 

*  *  *

 

Plus loin, dans les rangées, près du hublot, Oliver Nollan soupirait lui aussi. Il allait passer tout ce temps coincé dans cet appareil près d’un homme qu’il détaillait du coin de l’œil. Déjà, il regrettait de ne pas avoir pu rester avec ses amis pour le reste des vacances. Ses yeux se tournèrent vers l’extérieur pour voir l’asphalte défiler plus rapidement. Son avion s’apprêtait à quitter le sol du Chili.

Quelques secondes après le décollage, il put détailler les montagnes au loin, déjà amer et nostalgique. Toute cette neige, ce grand air, ces plaines de verdure formaient un paysage à mille lieues de celui de Los Angeles. Il détourna les yeux tandis que l’ennui le guettait déjà. Balayant du regard l’avant et l’arrière de l’avion, il s’aperçut qu’ils n’étaient pas nombreux dans l'appareil ; cinquante personnes tout au plus, et il avait fallu qu’il se retrouve à côté d’un homme en costume cravate qui ne serait certainement pas très agréable.

 

*  *  *

 

Après que l’avion eut pris sa vitesse de croisière, vers l’avant de l’appareil, Kate Mitchell sortit plusieurs magazines de son sac. Elle baissa la tablette devant sa fille et lui tendit ses crayons.

— Tu restes là ma puce, je reviens.

— Oui maman. 

Elle lui sourit en caressant ses cheveux bruns et se leva afin de marcher entre les rangées. Elle vit un ballon de football tomber à ses pieds et le ramassa avant de le rendre aux deux jeunes hommes qui venaient de se redresser.

— Tenez !

— Merci madame ! répondit l’un d'eux, un sourire charmeur aux lèvres.

Kate lui renvoya son sourire et continua d'avancer afin de rejoindre les toilettes. Dans son dos, un des deux garçons penchait la tête pour la suivre des yeux. Il commenta à son ami :

— Putain ! Ça, c’est mon style de nana !

Son copain lui prit le ballon des mains et se réinstalla dans son siège avant de répondre :

— Je préfère celle qui est deux rangées derrière !

 

*  *  *

 

Ses lunettes sur le nez, Danielle restait concentrée sur son livre. Elle ne prêtait pas la moindre attention à ce qu’il se passait autour d'elle. Il ne lui tardait qu’une chose : arriver à Los Angeles. Elle était venue voir l'un de ses amis qui tenait un haras, et avait voulu s’aérer l’esprit à la suite d’une rupture sentimentale. Elle fut interrompue par un jeune homme qui s'arrêta à sa hauteur :

— Excusez moi ? Je peux m’asseoir ?

Sur le silence de Danielle, il se permit de reprendre:

— J’aurais bien trouvé une excuse bidon du genre que la personne assise à côté de moi prend trop de place, mais je veux pas faire le lourd.

Danielle avait levé ses yeux pour détailler un instant son interlocuteur. Elle finit par lui sourire :

— Vous pouvez… Mais à vos risques et périls, je suis pas du genre bavarde.

Il s'assit, ravi, et lui tendit la main.

— Je ferai la conversation pour deux. Je suis Josh. Enchanté.

— Danielle.

Josh la détailla et se remit correctement sur son siège.

— Alors ? Tenta-t-il. Vous veniez faire quoi au Chili ?

Il hésita et rajouta :

— On peut se dire « tu » ? Parce que j’ai assez donné dans les politesses depuis que je suis là !

Amusée, Danielle tourna une page de son livre et leva les yeux sur lui.

— Ça vous arrive souvent de passer d’une question à une autre comme ça ?

— Je suis du genre pas très clair dans ma tête.

Il réalisa soudain le double sens de sa réponse.

— Enfin non ! Pas du genre psychopathe, non parce que…

Il leva les sourcils et força un sourire, sans réponse à donner.

— Je me perds là!

Danielle sourit davantage, amusée par l'emportement et le caractère plus timide de ce jeune homme qui, elle devait l’admettre, était inhabituel. Lui de son côté, en profita pour la détailler un peu plus.

— Et… Tu veux boire un truc ? reprit-il. Je vais aller voir les hôtesses.

— Tu veux que je réponde à quelle question en premier ? renvoya Danielle.

— La dernière, je vais chercher à boire et tu répondras aux autres après.

—  Oui… Va te rafraîchir un peu.

Josh lui sourit en se levant et une annonce résonna:

— Mesdames, messieurs, nous allons traverser une zone de perturbations. Veuillez regagner vos sièges s’il vous plaît, merci.

Josh se rassit, un peu dépité, et fixa Danielle.

— La fraîcheur attendra !

Danielle garda ses yeux sur son livre, tourna une page et lui répondit sans le regarder :

— Tu as le temps de souffler comme ça.

Josh afficha un air incertain et leva les sourcils. Il prit quelques secondes pour assimiler sa réplique.

— Souffler ?

L’incompréhension du jeune homme fit sourire Danielle. Elle releva son regard sur lui :

— Te calmer, expliqua-t-elle... On dirait que t’es monté sur du deux cent vingt volts là, donc tu peux souffler. Détends-toi.

Josh baissa les yeux en secouant la tête. Visiblement, cette fille le rendait nerveux.

— Ouais, me détendre, c’est ça le problème ! Tu sais ? Ce truc que vous avez les filles à mettre toujours les garçons mal à l’aise. On sait plus quoi faire !

Danielle sourit et plissa les yeux. Elle prit une expression plus secrète et se pencha un peu sur lui.

— Tu veux savoir quelque chose ?

Josh se tendit sur cette proximité et referma ses doigts à l’accoudoir. Il avait ce besoin soudain de se tenir à quelque chose suite aux frissons provoqués par le parfum de Danielle.

— Ouais.

— Au début, les premières semaines, c’est nous qui vous mettons mal à l’aise… Puis, le temps passe, les mois, les années… Les aises se prennent et à la fin, c’est nous que vous mettez mal à l’aise.

Elle se recula dans son siège et ajouta d'un signe de la main.

— Dans un sens très désagréable qui nous oblige à quitter le pays pour ne pas faire de dépression.

Josh leva les sourcils en essayant de comprendre cette longue tirade. Le ton de cette jeune femme avait sonné très accusateur et son malaise ne le quittait plus. L’avion commença à s’agiter sous les turbulences annoncées, mais il ne la quitta pas des yeux.

— Je sais pas trop.

Dieu savait que Danielle ne parlait pas pour ne rien dire. Elle était la mieux placée pour aborder ce type de sujet depuis sa rupture avec son compagnon. Une rupture qui l’avait poussée à quitter les États-Unis pour plusieurs semaines. Mais elle avait compris : elle avait fait le bilan de trois ans de vie commune et rentrait chez elle en pleine forme. Elle reporta son regard sur le livre.

— Tu sais quoi ? Laisse tomber, Joey…

— Josh… Je m’appelle Josh ! corrigea le concerné.

Il préféra ne rien ajouter en voyant qu’il la dérangeait.

*  *  *

 

— Mesdames, messieurs, nous allons de nouveau entrer dans une zone de turbulences. Merci de rester assis, vos ceintures attachées.

Colin soupira d’agacement et continua de tourner les pages de son livre. Il détestait les avions, surtout quand le ciel était nuageux ou perturbé par les intempéries.

Une heure passa, puis deux.

Tandis qu’il mangeait son sandwich, il tourna son regard vers le hublot. Le ciel était dégagé. Les nuances entre le bleu azur du ciel et le manteau blanc des montagnes enneigées étaient éblouissantes. Le chariot de ravitaillement s'arrêta à son niveau.

— Vous désirez prendre un thé, un café, un chocolat ?

Colin regarda l’hôtesse puis l’homme assis à ses côtés qui lui faisait un léger signe de tête.

— Allez-y, je vous en prie, lui fit-il poliment.

— Ce sera un thé, s’il vous plaît.

Dès que l'hôtesse se tourna vers son chariot pour récupérer une tasse, une légère secousse se fit ressentir. Colin fronça les sourcils, inquiet. Ces perturbations depuis le décollage ne le rassuraient pas, d'autant qu'il n'était jamais vraiment à l'aise en avion. Il prit son gobelet, mais n’eut pas le temps de l’amener à ses lèvres qu’une autre secousse, plus violente, secoua l’appareil. Le liquide chaud se renversa sur ses cuisses, lui brûla la peau à travers le tissu de son pantalon. Son regard fut attiré par le hublot où il put voir le sommet des montagnes se rapprocher dangereusement. L'instant suivant, l’appareil se retrouva brutalement secoué. Des cris retentirent dans la cabine. Des masques à oxygène tombèrent du plafonnier devant les passagers. Une autre secousse se fit ressentir, puis une autre plus violente. Les mains agrippées aux accoudoirs, le regard rivé sur le hublot, Colin fut saisi d'effroi en voyant l'aile arrachée. Des sacs et des valises s’écroulèrent sur le sol, relâchés par les soutes ouvertes à cause des turbulences. Les lumières de l’appareil clignotèrent, court-circuitées. Pris de panique et tétanisé par la peur, Colin se recroquevilla sur son siège, le visage baissé, les paupières fermées.

Tout se passa vite, trop vite, trop brutalement. Entre deux secousses, au milieu des cris affolés des passagers, un long craquement se fit entendre au niveau de la queue de l’avion. Alors le froid s'engouffra dans l'appareil. Avec la vitesse, le vide aspira les sièges, les passagers, les valises et tout ce qui se trouvait à sa portée. Le froid pénétra l’appareil et Colin reçut de la neige en plein visage, lui glaçant le sang. Il tourna la tête vers l’homme à ses côtés. Il le savait, l’avion allait s’écraser. Il mourrait dans les prochaines secondes. De l'immense trou béant à la place de la queue derrière lui, une force le tira, l’aspira. Seule sa ceinture le maintenait encore dans son siège. D’autres cris retentissaient, d’autres bruits de fracas résonnaient. Il n'entendait plus le moteur à présent. Le sifflement venait-il du vent ? De la vitesse ? L’appareil glissait-il sur l’air ? Était-il déjà mort ? Il eut le malheur de tourner le visage pour voir l’ampleur de cette catastrophe. Les autres passagers derrière eux n’étaient plus là. La queue de l’avion s’était brisée, détachée. Il vit une femme sur son siège disparaître dans les airs. Il se détourna, bouleversé, désemparé. La seconde suivante, un choc brutal le plongea dans l'inconscience.

 

A suivre dans la version intégrale

 

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Note de l'auteur : Un roman inspiré d'une histoire vraie, celle du crash d'un avion dans la Cordillère des Andes en 1972, réadapté dans une romance moderne mettant à l'honneur l'amour au masculin.

 

A Toi Pour Toujours

Résumé : Lana Queen revient à Eastern Rock au Texas 15 ans après son départ pour New York... 15 années se sont écoulées et Lana n'est plus la jeune adolescente complexée par son poids dont la plupart des élèves de son lycée se moquaient. Personne ne la reconnait, pas même Kelli Marshall, 29 ans, dont elle était éperdument amoureuse quand elle n'avait que 16 ans. Leurs retrouvailles ravivent des émotions et des sentiments jamais éteints. Mais Lana était-elle prête à révéler à Kelli sa véritable identité et à assumer son ancienne vie ? 

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Sentiments troublants - roman lesbienRésumé : Lana Queen et Emma Nollan sont collègues et amies depuis l'intégration d'Emma à la section criminelle de New York. Un soir, tandis qu'Emma décide d'oublier ses contrariétés à une table de poker, tout bascule et c'est le drame. Lana reçoit un appel des services d'urgences. Emma est hospitalisée, grièvement blessée par balle. Quand Lana interroge Emma sur les raisons de son agression, Emma refuse d'abord de se confier mais finit par avouer que l'agresseur est une femme, une ancienne petite amie avec qui elle est sortie des années auparavant. Troublée par ces aveux, Lana est prête à tout pour la sortir de ce mauvais pas... jusqu'à ce que l'enquête finisse par les rapprocher. Lana comprend dès lors que les sentiments d'Emma à son égard vont bien au-delà de l'amitié.

 

Créé le 18 mars 2015

Sisters SiteSynopsis : Lana Queen, substitut du procureur à Los Angeles est une femme à qui tout sourit. Belle, élégante, intelligente et ambitieuse, il ne lui manque qu'une seule chose : l'Amour. Après des relations infructueuses toutes vouées à l'échec, elle finit par se résigner. Mais c'est sans compter ses deux plus proches amies qui, tour à tour, vont lui présenter deux jeunes femmes... A circonstances exceptionnelles, rencontres exceptionnelles. Sans le savoir, celles que Lana va rencontrer sont soeurs, Emma et Kelli, fausses jumelles. Elle devra pourtant faire son choix entre les deux... 

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Depuis quelques temps rien ne va plus entre Rick et Eliza. La jeune femme se sent le besoin de faire un break, de se retrouver pour faire le point quant à la nature de sa relation avec lui. Décidée à reprendre sa vie en main, elle pousse un jour la porte d'une agence immobilière de Los Angeles et y rencontre Sarah Leary. Le charisme et la beauté de cette belle jeune femme la fascine dès le premier instant. Eliza apprend très vite l'homosexualité de Sarah. Bien que troublée par ce monde où évolue cette jeune femme, Eliza se laisse vite emportée par cette attirance mutuelle qui les lie. Des sentiments nouveaux lui font entrevoir un bonheur jamais inégalé jusqu'alors. Si cette félicité trouvée dans les bras de Sarah devient un rainbow haut en couleur, une ombre sur leur idylle va peu à peu mettre en avant la véritable nature de Sarah. Nature tout aussi déroutante qu'incroyable...

Cette histoire a été écrite en 2008, les auteurs décident de publier la suite uniquement en version numérique et sur demandes des lecteurs.

Tome 1 (double volume)

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Tome 2 (triple volume) - 586 pages

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Créé le 4 décembre 2010

What We Desire

Résumés : Deux jeunes femmes en couple ont un fantasme : S'offrir les services d'une professionnelle pour une soirée torride dans leur maison de Malibu. Elles ont l'argent pour se payer les faveurs de Faith Ryan, vingt-huit ans, qui accepte de les suivre et de se soumettre à tous leurs désirs. Seulement, quand les désirs consommés laissent place aux discussions et aux sentiments, le prix à payer peut s'avérer conséquent.

 

 

Faith se réveilla avant Sarah. Son corps collé au sien lui tournait le dos. Ses narines s’approchèrent de ses cheveux dorés, voulant se gorger de ses fragrances vanillées. A peine avait-elle ouvert les yeux que son désir était remonté au creux de son ventre. Cette envie de réitérer son forfait, de lécher Sarah, de s’approprier son essence intime et de la déguster faisait toujours rage en elle.

Pour Faith, il n’existait pas meilleure emprise sur l’autre, meilleur moyen de posséder une personne. Elle en frissonnait et percevait cette excitation familière naître entre ses cuisses. Les flashs de leur étreinte la berçaient avec ravissement. Elle s’accouda, pencha son visage au creux de son cou, trouva le berceau de ses parfums et y glissa ses lèvres. Sa main ne tarda pas à se glisser sous le drap et ses doigts trouvèrent alors la douceur de la peau de Sarah sur son ventre plat. Il faisait nuit, ce qui lui laissait le temps de la caresser, de profiter de son corps et de la réveiller comme Sarah le méritait. Elle la vit revenir à elle et perçut ses doigts fins se faufiler dans ses cheveux.

Pouvait-elle être plus audacieuse ? Ses doigts descendirent avec lenteur jusqu’au tissu de son short et tracèrent leur chemin sous ce dernier. Sarah la laissait faire et Faith n’y voyait qu’une autorisation silencieuse à poursuivre sa fabuleuse conquête. Ses doigts se faufilèrent sous le tissu et son désir s’accrut en constatant l’absence d’un quelconque sous-vêtement. Ils atteignirent la fine toison du pubis de Sarah et ses yeux se fermèrent afin d’imaginer ce qu’elle touchait. Le sexe entretenu de la blonde était sous ses doigts… Elle capta le doux soupir de sa blonde, se redressa et rouvrit les yeux en la voyant se tourner sur le dos. Elle se perdit un instant dans son regard émeraude qui brillait pour elle, lui insufflant de poursuivre sa torture.

Dieu que Faith aimait la voir se soumettre à elle, quémander ses attentions, la savoir attendre sa décision de la faire jouir. Sa jambe se glissa entre les siennes et les écarta. Ses doigts descendirent davantage, s’immiscèrent dans cette fente jusqu’à trouver ce petit bourgeon humide. Elle mouillait aussi désormais… Dans de doux assauts, son index et son majeur entreprirent de sensuels mouvements circulaires sur son clitoris. Elle retrouvait cette ivresse des sens, calmait cette frustration de la veille. Sarah se donnait de nouveau à elle, repliait ses jambes et les écartait pour lui laisser tout l’accès nécessaire à son trésor.

Faith voulait la faire mouiller, la savoir suppliante de plaisir. Son regard se posa sur ses lèvres entrouvertes d’où s’évadait un souffle chaud, irrégulier. Elle y posa les siennes, captura son soupir, se l’appropria parce qu’il lui appartenait. Ses doigts descendirent et trouvèrent ce lait chaud à l’entrée de ce petit trou qu’elle avait conquis l’avant-veille de sa langue triomphante. Ils s’en imbibèrent et remontèrent sur son bourgeon découvert afin de lui donner une attention toute particulière. Les doigts de Sarah restaient sur sa nuque, s’ouvrant et se fermant sur le rythme lent de ses attentions.

Oui, la blonde aimait sentir Faith la prendre parce que personne à part elle ne savait le faire avec tant de passion et de dévotion. Son index et son majeur repartirent à l’entrée de son sexe vorace et s’y laissèrent happer sans la moindre contrainte. Elle les enfonça, la pénétra profondément et capta dans le baiser ce qui n’était autre qu’un merveilleux gémissement. Faith était douée et le savait… Elle les ressortit, les infiltra de nouveau et entreprit de lents et profonds va-et-vient dans cette cavité chaude et sécurisante.

Elle rompit finalement le baiser et scruta de ses prunelles brillantes l’effet de ses assauts sur Sarah. Sa blonde était haletante, son front suintait et Faith jubilait face à pareil spectacle. Ses assauts redoublaient de sensualité, se faisaient à peine plus rapides. Faith amena son pouce sur le clitoris de Sarah qui se cambra avant de fondre son visage dans son cou. Quand elle perçut les dents de Sarah se fermer sur sa chair, étouffer un gémissement, elle faillit jouir malgré elle, surprise. Ses muscles se contractèrent et ses doigts accentuèrent leurs pénétrations. Elle sentit Sarah en proie à son orgasme incontrôlable, la perçut trembler contre elle, et jouir sur ses doigts. Elle cessa tout mouvement et vit son visage retomber en arrière.

Sarah se retrouvait de nouveau sonnée par ce fabuleux réveil. Elle détaillait Faith… Son regard dans le sien était comme capturé, emprisonné par l’intensité des émotions qui se dégageaient de ce moment. Elle s’était laissée aller à cette étreinte, n’avait pu arrêter les assauts délicieux de Faith. Elle n’était pas du matin, mais jouir en début de journée était très agréable. Faith repoussa quelques unes de ses mèches dorées, encore surprise par cette légère morsure qui avait manqué de faire naître son propre orgasme. L’essentiel était que sa blonde avait joui sur ses doigts. Elle l’avait faite venir deux fois et était très tentée de recommencer dans les minutes qui suivraient.

 

 

 

De guerre, d'Amour et de Sang - Tome 1 Réédition 2012 - 2013 Gas Tome1 Manga Back

Résumé ! Livermore Falls, petite ville du Maine d'environ 1700 habitants. Kristen Adams, adolescente de 19 ans va bientôt mourir des mains de Faith Ryan, belle jeune femme aux traits insolents et à l'allure charismatique qui capture son attention au premier regard. Ce que Kristen ignore : Faith est née en l'an 936 dans le comté de  Northumbrie en Angleterre. Ce qu'elle va devenir : Elle ne le sait pas encore, mais elle a été choisie et son dernier soupir rendu dans le Maine la conduira à New York où elle découvrira qui elle est, ou plutôt, qui elle a toujours été.

Le premier roman fantasy écrit par Kyrian et Jamie entre Dublin, Boston, Livermore Falls et Paris. Un livre qui revisite le mythe du vampire de ses origines jusqu'à nos jours.

PRIX TÉLÉCHARGÉ : 10.52 € - 212 pages

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ISBN :  978-1-4467-2214-5

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