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David Cooper

Monsieur Queen - romance gayRésumé : Jordan Queen revient à Eastern Rock au Texas 15 ans après son départ pour New York... 15 années se sont écoulées et Jordan n'est plus le jeune adolescent complexé par son poids dont la plupart des élèves de son lycée se moquaient. Personne ne le reconnait, pas même Keith Marshall, 29 ans, dont il était éperdument amoureux quand il n'avait que 16 ans. Leurs retrouvailles ravivent des émotions et des sentiments jamais éteints. Mais Jordan est-il prêt à révéler à Keith sa véritable identité et à assumer son ancienne vie ? Livre adapté de la romance FxF "A toi pour toujours" de Kyrian Malone et Jamie Leigh. 

L'avis de Séverine : Pour l'amour de Keith Marshall est un roman contenant une intrigue sympathique, une histoire dans laquelle deux anciens camarades de classe vont se retrouver au bout de quinze ans. Jordan vit désormais à New York où il gagne très bien ça vie; il est parti de son petit village du Texas après avoir été humilié au bal du lycée. Jordan était amoureux de Keith, le grand frère de sa meilleure amie Lisa et lui a écrit une lettre d'amour. Malheureusement à cette époque, Jordan était un adolescent gros, peu aimé et le bouc émissaire du lycée. Aujourd'hui, Jordan a beaucoup changé physiquement, il est même devenu un beau gosse et est méconnaissable. Malheureusement c'est un homme qui vit dans le mensonge: tout le monde croit qu'il travaille dans une agence de publicité mais la vérité est tout autre. On ne peut pas vraiment dire qu'il est heureux car il est seul...

 

images/stories/virtuemart/product/pour-lSynopsis : Jordan Queen revient à Eastern Rock au Texas 15 ans après son départ pour New York... 15 années se sont écoulées et Jordan n'est plus le jeune adolescent complexé par son poids dont la plupart des élèves de son lycée se moquaient. Personne ne le reconnait, pas même Keith Marshall, 29 ans, dont il était éperdument amoureux quand il n'avait que 16 ans. Leurs retrouvailles ravivent des émotions et des sentiments jamais éteints. Mais Jordan est-il prêt à révéler à Keith sa véritable identité et à assumer son ancienne vie ?

Un livre adapté du roman de Kyrian Maloen & Jamie Leigh "A toi pour toujours".

 

*  *  *

 

Située en bord de mer au sud du Texas, Eastern Rock accueillait chaque été les festivités des Sables. La petite ville se dressait entre le désert et la mer. La seule végétation consistait en des forêts de palmiers ou de cocotiers plantés autour de la ville et sur les plages s'étendant à perte de vue.

Quinze ans plus tôt, Jordan Queen était parti après la fin du lycée pour poursuivre ses études à Houston, une ville à une centaine de kilomètres au Nord-est. Après une année d'Histoire de l'Art, de fêtes, de changements personnels et de rencontres en tout genre, il avait rejoint New York pour travailler.

Revenir à Eastern Rock après tout ce temps ravivait des souvenirs lointains. La ville n'avait pas beaucoup changé. Les routes, les maisons, la station-service, le supermarché ou encore le Fresh Snack, où autrefois il s'empiffrait de glaces, étaient toujours à leur place. Tout comme la maison de sa mère, restée à Eastern Rock depuis son installation peu de temps avant sa naissance.

Jordan arrêta sa Mercedes noire devant les haies parfaitement taillées et quitta sa voiture. L'instant suivant, il frappait à la porte de son ancien chez lui où sa mère ne tarda pas à lui ouvrir.

— Mon chéri !

Il s'empressa de prendre sa mère sans ses bras.

— Tu as encore trouvé le moyen de t'embellir depuis la dernière fois que je t'ai vu, ajouta-t-elle.

— Bonjour maman, répondit Jordan en se reculant.

Molly ouvrit plus grand et accueillit son fils dans leur demeure. On savait de qui Jordan tenait ses grands yeux bruns et ses cheveux noirs quand on les voyait côte à côte. Molly avait 62 ans mais ne les faisait pas. Elle était de loin l'une des femmes les plus actives dans la petite ville d'Eastern Rock, avait d'ailleurs un don pour vendre ou louer des maisons aux nouveaux arrivants.

Jordan parcourut son ancienne maison du regard...

— Tout est à sa place, commenta-t-il. Rien n'a changé ici non plus.

— Tu sais que je ne suis pas souvent là alors je n'ai pas le temps de refaire la décoration.

Jordan fit quelques pas dans le salon, suivi de sa mère qui reprit d'un sourire enjoué :

— ça me fait tellement plaisir que tu viennes me rendre visite. Alors raconte, comment se passe ton travail à New York ?

Jordan se tourna vers sa mère. Bien entendu, sa réponse était toute faite, comme à chaque fois que Molly l'interrogeait sur son travail.

— Tout se passe bien maman, je vais avoir une promotion quand je rentrerai de vacances.

Car pour Molly, son fils travaillait dans une agence de pub à New York, un travail respectable et sécurisant où il pouvait envisager une carrière et un avenir. Elle fit cependant un constat et demanda :

— Et tes affaires ? Tu n'as pas de sac de voyage ?

— Non, je me suis dit que j'achèterais tout sur place, surtout pour la fête des Sables...

Jordan ne comptait pas ses dépenses, là était un des nombreux avantages de son travail : l'argent. Il aimait en avoir, aimait en dépenser et dépensait sans compter ! Et il ajouta :

— Puis si jamais j'ai besoin, je pourrais emprunter quelques vêtements que Robby laisse toujours dans la chambre d'ami.

Là était un luxe que Jordan n'aurait pu s'offrir auparavant, piocher dans l'armoire de son cousin, qui venait rendre visite à sa tante de temps à autre et qui faisait aujourd'hui la même taille que lui. Il se dirigea vers le couloir et demanda :

— Ma chambre est toujours là ?

Molly le suivit et répondit :

— Je n'ai touché à rien !

Le constat fut troublant quand Jordan pénétra dans l'ancienne chambre. Il n'avait pas foulé le sol de cette pièce depuis quinze longues années. Le faire aujourd'hui le renvoya aussitôt dans un passé lointain, troublé, juste à la fin de ses études. Ses livres scolaires demeuraient rangés sur son bureau. De vieux posters décoraient les murs ainsi que plusieurs photos de lui et de certains de ses amis... Un soupçon de nostalgie le saisit avant que quelqu'un ne sonne à l'entrée et ne l'arrache à ses pensées.

— Je vais ouvrir, ça doit être Lisa, comprit sa mère.

Jordan ouvrit grand les yeux :

— Lisa ? Tu as invité Lisa ? Maman ! Tu n'as pas fait ça !

Il la suivit à travers le couloir tandis que Molly se dirigeait vers la porte.

— Je t'ai dit que je ne voulais pas la voir, ajouta-t-il plus bas.

— C'est ta meilleure amie, mon chéri. Elle était si heureuse quand je lui ai dit que tu venais !

Sans rien ajouter de plus, Molly ouvrit la porte, laissant Jordan sur le fait accompli. Lisa se trouvait effectivement sur le palier et n'avait plus rien de la jeune femme qu'il avait connue au lycée. Elle aussi avait changé mais contrairement à lui, Jordan avait eu les détails de ses changements par sa mère.

— Lisa ! fit-il d'un sourire sincère... Bon sang ! ça fait tellement longtemps !

La concernée avait levé les sourcils en regardant son ancien camarade de classe et meilleur ami d'enfance.

— ça alors ! Tu es devenu...

Elle en perdait ses mots...

— Plus mince, termina Jordan en constatant sa mine stupéfaite. Je sais...

— J'allais dire... Waouh, mais oui, en effet, tu n'as pas fait semblant.

— Toi non plus, répondit Jordan.

Car tout comme lui, Lisa avait souffert de quelques problèmes de surpoids quand ils étaient au lycée, leur valant à tous les deux de passer de mauvais moments au regard des autres élèves. Lisa vint spontanément l'enlacer et Jordan l'imita avant de se reculer :

— Je suis content de te voir, dit-il enfin...

— Tu aurais pu me le dire, l'accusa-t-elle. Toutes ces fois où on s'est écrit, après tous nos mails, tu aurais pu me dire que tu étais devenu un vrai beau gosse.

Jordan pinça un léger sourire et Molly l'invita :

— Entre, ne reste pas sur le palier. Je vais nous servir à boire...

L'instant suivant, tous trois étaient installés sur le canapé, Molly se faisant une joie de répéter à Lisa combien Jordan réussissait sa carrière de directeur de rédaction à New York, et Lisa acquiesçant aux informations que Jordan lui avait fournies au fil des années. Même s'ils ne s'étaient pas écrit chaque jour, Jordan avait su les grandes lignes de sa vie et de ceux qu'ils avaient connus au lycée. Un sujet, un seul, n'avait jamais été abordé, par refus de Jordan et pourtant, il ne put s'empêcher quand Molly fut éloignée :

— Comment va Keith ?

Lisa sourit sur cette question et répondit simplement :

— Il va bien... Il a repris le Ranch et je suis sûre qu'il sera content de te revoir !

Jordan se tendit, les sourcils froncés et réagit aussitôt d'un ton vif :

— Il ne doit pas savoir que je suis là !

— Pourquoi ça ? interrogea Lisa sans comprendre... Tu n'es plus le même, Jordan, ça va lui faire un choc quand il va voir comme tu as changé.

— Je suis le même, se défendit-il. Le même Jordan qu'avant et je t'interdis de lui dire que je suis revenu.

— Il finira par le savoir.

— Non, pas si tu tiens ta langue et maman tiendra la sienne.

Lisa fronça les sourcils, incertaine. Elle avait été la meilleure amie de Jordan et de ce fait, sa confidente. Elle avait su l'attirance de Jordan pour son frère quand ils étaient plus jeunes. Une attirance qui n'avait pas été réciproque à l'époque du lycée en raison de leurs âges respectifs et de leurs centres d'intérêt plus que divergents. Jordan hésita, faisant mine de ne pas s'intéresser à Keith mais demanda :

— Est-ce que... Est-ce qu'il a rencontré quelqu'un ?

Cette question fit naître un sourire taquin sur les lèvres de Lisa qui répondit :

— Non...

Et cette réponse ne put que soulager Jordan qui, bien sûr, avait prié secrètement au fond de lui à ce sujet.

— Ce qui te laisse toutes tes chances, surtout dans ce corps d'Apollon, reprit Lisa... Si je n'étais pas ta meilleure amie, que je ne t'avais pas vu t'enfiler un plat entier d'ailes de poulet à la sauce barbecue, je pourrais être attirée...

Jordan rit sur ce rappel. Lisa et lui avaient pratiqué des jeux quelque peu douteux ou concours stupides consistant à avaler des plats en un temps record. Il reprit malgré tout son sérieux :

— Je ne veux pas qu'il sache, Lisa, je ne plaisante pas. ce serait trop...

Il chercha ses mots un instant :

— Trop injuste. Pour l'ancien moi, je veux dire !

— Je ne vois pas d'injustice quand je te regarde. Tu pourras parler d'injustice quand tu verras Rebecca que Pete Moore a plaqué après son accouchement. La pauvre n'a pas perdu les vingt ou trente kilos qu'elle a pris. Elle est devenue dépressive et boulimique...

Rebecca était l'ancienne  reine du lycée et malgré tout, ce genre d'annonce faisait de la peine à Jordan. Il était conscient que Lisa ne lui annonçait pas cette nouvelle pour le réjouir ou pour se moquer de Rebecca. Eux, mieux que personne d'autre, savaient ce qu'étaient les regards moqueurs et méchants. Il recentra la discussion :

— Ne change pas de sujet. Je t'interdis de lui dire qui je suis.

— Comme tu veux, dit-elle finalement. Mais tu te débrouilleras seul avec tes mensonges.

Jordan pensa qu'avec le temps, il avait pris l'habitude de mentir. Grâce au ciel, il avait également une excellente mémoire et ses mensonges se résumaient toujours aux mêmes depuis plusieurs années déjà. Il n'aurait donc pas à beaucoup mentir, si ce n'était peut-être pour s'inventer une nouvelle identité et une vie qui irait avec...

 

*  *  *

 

A suivre dans la version intégrale...

 

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Keith Marshall5Synopsis : Jordan Queen revient à Eastern Rock au Texas 15 ans après son départ pour New York... 15 années se sont écoulées et Jordan n'est plus le jeune adolescent complexé par son poids dont la plupart des élèves de son lycée se moquaient. Personne ne le reconnait, pas même Keith Marshall, 29 ans, dont il était éperdument amoureux quand il n'avait que 16 ans. Leurs retrouvailles ravivent des émotions et des sentiments jamais éteints. Mais Jordan est-il prêt à révéler à Keith sa véritable identité et à assumer son ancienne vie ?

Un livre adapté du roman de Kyrian Malone & Jamie Leigh "A toi pour toujours".

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Extrait en lecture gratuite sur david-cooper-extrait.html">cette page.

 

Créé le 2 août 2015

David Cooper" src="/images/stories/virtuemart/product/lune_de_sang_tome5_back1.jpg" alt="Lune de Sang - Tome 5 - David Cooper" width="250" height="380" border="0" />Résumé : Kian fait le deuil de son ancienne vie, sa première vie d'adolescent originaire du Maine et de Livermore Falls. Il est Sellan un vampire né en 936 à Northumbrie en Angleterre, brûlé sur le bucher en 1510. En quête de ses souvenirs, de ses racines mais aussi par nécessité, il suit Deven et les membres de son clan en Europe, à Berlin pour retrouver les hauts dirigeants du Second Ordre des Inquisiteurs.

Format Ebook pour les membres premium et les lecteurs ayant acheté les tomes précédents.

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Monsieur Queen Site

Monsieur Queen, ou comment séduire son professeur en 3 leçons !

Résumé : Damon Ryan, 20 ans, quitte Boston et déménage à Northfolk avec sa grand-mère Rebecca Ryan. Malgré un lourd dossier scolaire et un passif agité, il intègre le lycée Emery. Un cours, un regard sur son professeur et Damon succombe aux charmes de ce dernier. Il fera tout pour attirer son attention et se rapprocher de lui mais comment Monsieur Queen parviendra-t-il à gérer leur relation et ses sentiments naissants pour son jeune élève ? 

359 pages

Dans sa voiture, en route pour la soirée chez Garrett, Damon songeait encore à Monsieur Queen. Alors qu'il passait devant sa villa où la lumière apparaissait à travers les fenêtres, il eut une idée et se gara le long du trottoir. Il jeta un œil aux alentours. La rue semblait silencieuse et calme. En week-end, les habitants en avaient sûrement profité pour sortir, manger en famille ou regarder le match de football entre les Redskins de Washington et les Cow-Boys de Dallas. Il descendit du véhicule, un vieux pick-up Ford qui avait appartenu à sa mère, et se dirigea vers l'entrée. Sans bruit, il franchit le petit portail en fer forgé et, plutôt que de s'avancer vers la porte, il contourna la demeure. Monsieur Queen n'avait cessé d'occuper ses pensées durant toute la journée. Après ses rêves érotiques de la nuit précédente, des images lui étaient restées en tête, imprimées dans chaque neurone de son cerveau. Avec discrétion, il longea le mur bordé de grands chênes et, par chance, trouva la fenêtre de la chambre du professeur. À peine dissimulé par des rideaux couleur crème, Damon put jeter un œil par l'interstice laissé entre les deux. La lumière créée par les deux lampes posées sur les tables de chevet révéla la présence de Monsieur Queen. Vêtu d'un pantalon et d'une chemise, pieds nus, celui-ci allait et venait entre la chambre et son dressing. Concentré dans son observation, Damon le suivit des yeux, le vit se positionner devant un miroir sur pied. Il retint son souffle lorsque Monsieur Queen ôta sa chemise et révéla un dos en V et des muscles saillants à travers le miroir face à lui. Le regard de Damon ne quittait plus des yeux le buste de cet homme qui n'avait plus rien d'un professeur désormais et qui prenait toutes les dimensions offertes par ses rêves. Ses pectoraux entretenus, ses abdominaux, tout attirait ses yeux aimantés. Puis les mains soignées de Monsieur Queen descendirent son pantalon qu'il jeta sur le dossier d'une chaise. Les lèvres de Damon s'entrouvrirent dans un réflexe. Ses poumons avaient sûrement besoin d'air à présent. La température grimpait malgré l'approche de l'hiver. À ce spectacle étourdissant se confondaient les images de sa nuit mouvementée, des séquelles de ses rêves torrides. De profil devant son miroir, Monsieur Queen lui offrait le plus bouillant des strip-teases et tous ces types dans les clubs pouvaient désormais se rhabiller. Son corps dans son boxer lui semblait parfait, ses fesses bien musclées et fermes. Ses yeux étaient happés par tant de beauté. Monsieur Queen possédait tous les atouts dont un homme mûr puisse rêver et incarnait le partenaire parfait. Au fil de son observation, les battements du cœur de Damon s'accéléraient, pompaient un sang brûlant dans ses veines. Il s'affolait à force de subir tant d'émotions, de fantasmes. À trop regarder, Damon imaginait une foule de scènes possibles. Ses mains remplaçaient les siennes, esclaves volontaires des désirs cachés de cet homme de l'autre côté de la vitre. Et comment ne pas succomber aux tentations ? La chaleur fut à son comble quand Monsieur Queen ôta son boxer, libéra son sexe qu'il ne discerna qu'à moitié. Mais son professeur ne resta pas assez longtemps dans la chambre pour lui permettre de rêver davantage et disparut dans la salle de bains. Damon lâcha un soupir et reprit un peu d'air. Il s'était raréfié durant les dernières minutes. Il se recula de la fenêtre, passa une main dans ses cheveux et jeta un œil aux alentours, réalisant qu'il venait de jouer les voyeurs. On enfermait des tas d'individus pour ce genre de choses, pensa-t-il... Mais ce moment volé au hasard était une belle récompense, un signe que Damon ne pouvait nier. Enhardi par le spectacle, il rebroussa chemin et se dirigea, cette fois, vers la porte d'entrée. Une profonde inspiration plus tard, il choisit de frapper. Quelques secondes suffirent avant de faire face à Monsieur Queen. Et plus rien ne les séparait désormais. Les parfums de son professeur l'envahirent, portés par le courant d'air provoqué par l'ouverture de la porte. Damon lutta pour ne pas poser ses yeux sur la silhouette suggérée qu'il avait à peine entraperçue, maintenant couverte par un débardeur blanc et un pantalon de toile.

— Bonsoir, Monsieur Queen...

Il se racla la gorge. Sa voix s'était éraillée sur ses premiers mots.

— Désolé de vous déranger, reprit-il. Mais...

Mais quoi ? Et là était tout le talent de Damon qui avait appris à mentir ou à transformer des vérités en quelques secondes. La capacité d'adaptation n'était-elle pas une formidable compétence ?

— Mais j'ai des questions sur votre cours que j'ai raté... Parce que j'ai vu aucune référence sur l'impérialisme colonial. Et je me rappelle un peu des cours de l'an passé où le prof en avait parlé. Il avait même insisté là-dessus, alors comme vous demandez qu'on rédige une sorte de synthèse sur les facteurs qui ont poussé à la révolution, je voulais avoir votre point de vue...

Christopher Queen avait d'abord été surpris de voir son élève sur le pas de sa porte. Mais de l'entendre formuler cette requête le stupéfia. Damon Ryan séchait ses cours et décidait de venir chez lui un samedi soir.

— Damon ! Savez-vous quel jour nous sommes ?

— Samedi, répondit Damon avec évidence.

Christopher n'en revenait pas.

— En effet, reprit-il. Ce qui signifie que je suis en week-end et il est pratiquement huit heures du soir.

Damon leva les sourcils sur cet argument qui devait expliquer l'agacement de son professeur.

— Vous dormiez ?

Troublé par cette question sortie de nulle part, Christopher répondit :

— Non, non...

— Vous êtes avec des amis alors ?

Christopher plissa les yeux un instant sur cet interrogatoire inattendu. Une fois encore, Damon Ryan le regardait avec intensité et ne le quittait pas des yeux. Christopher en était un peu troublé, mais répondit :

— Je ne suis pas non plus avec des amis. Et pour ce qui est de votre question, l'impérialisme colonial sera traité dans un prochain chapitre qui est d'ailleurs dans votre livre.

— Je n'ai pas le livre, dit Damon. Vous en auriez pas un en double par hasard ?

Christopher dut prendre une pause, réfléchissant à la fois à la question de son élève, mais aussi à sa façon d'insister. Il cligna des paupières.

— Un instant, je reviens.

Damon le vit s'éloigner, mais ne se contenta pas de patienter sur le seuil. Il entra dans la demeure de son professeur, conscient qu'il était seul et que Lea passerait probablement la soirée et la nuit chez Garrett. En d'autres termes, il avait tout le loisir de rester ici tant qu'il s'arrangeait pour alimenter la discussion. Il referma la porte, en profita pour gorger ses poumons des fragrances de Monsieur Queen. Son esprit vagabond lui suggérait déjà quelques fantasmes nés de ses rêveries...

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Créé le 25 mai 2015

Brothers - Livre gay, roman gay MxMRésumé : Logan Queen, substitut du procureur à Los Angeles est un homme à qui tout sourit. Bel homme, élégant, intelligent et ambitieux, il ne lui manque qu'une seule chose : l'Amour. Après des relations infructueuses toutes vouées à l'échec, il finit par se résigner. Mais c'est sans compter sur ses deux plus proches amies qui, tour à tour, vont lui présenter deux hommes... A circonstances exceptionnelles, rencontres exceptionnelles. Sans le savoir, ceux que Logan va rencontrer sont frères, Bruce et Adrian, faux jumeaux. Il devra pourtant faire un choix entre les deux... 

Critique : Je dois dire que la plume de David Cooper m’a complètement fait oublier que le roman était à l’origine un roman F/F. A aucun moment les personnages ne m’ont paru féminins, en cela l’adaptation est excellente.

Logan Queen est substitut du procureur. Une belle carrière, une belle maison, de bons amis, toutes les caractéristiques d’une superbe réussite … mais il est seul. Son travail, ses exigences ont fait fuir toute relation potentielle.

Il faut que ses deux meilleurs amis se lancent un défi stupide pour qu’il fasse la connaissance de Bruce et Adrian à une journée d’intervalle.

 

Lune De Sang Tome3 Site

RésuméDeven a retrouvé Kian après avoir traversé tout le pays. Mais les combats, les origines de son sang dans ses veines, le temps qui ne cesse de défiler ramènent le souvenir de Sellan dans l'esprit de Kian. Celui-ci va devoir affronter ses responsabilités et des rappels incessants d'un long passé devenu de plus en plus présent. Son amour pour Deven l'aidera-t-il à admettre enfin ce qu'il est, le Seigneur de tout un clan ?

Je remercie Béatrice et Stedition pour l'envoi de ce service presse. Avoir la suite des aventures de Kian et Deven me démangeait et c'est ainsi fait.

Tous les deux se sont retrouvés, avec pertes et fracas, mais ils sont de nouveau ensemble. Le précédent tome avait mis en lumière d'autres personnages, tels Kate, Kara, Kathleen, Danielle, Gabrielle – pas dur de l'oublier ce prénom – Alice et bien d'autres. Je me suis un peu perdue avec les prénoms en K, car il y en a encore d'autres dans le livre et à un moment donné je ne savais plus qui était qui.

Pas d'actions, juste une suite logique de ce qui s'était produit, à savoir des retrouvailles pour la plupart des protagonistes. J'ai aimé voir Kian et Deven sous un autre angle, par le biais du bébé recueilli, mais aussi en fonction de leur passé commun. Kian est vampire depuis un an et demi et il garde toujours une part de son humanité, mais elle diminue un peu plus chaque jour. Sellen prend un peu plus le pas sur Kian. Il faut dire aussi que des siècles à être Sellan revient plus facilement, malgré une si longue absence. Quant à Deven, si maitre de lui, il montre parfois un côté plus vif. J'ai aimé retrouver Lena, cette jeune mère qui est à un stade très avancé dans sa maladie et qui, bien qu'ayant un pied dans la tombe les aide autant qu'elle peut pour rattraper ses années à les combattre. Probablement aussi pour rattraper les erreurs commises par son père.

 

Lune de Sang - Tome 2 - <span class=David Cooper" title="Lune de Sang - Tome 2 - David Cooper" width="250" height="357" style="float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" />Résumé : Deven se lance à la recherche de son amour reconquis. Mais sa nouvelle quête va le mener vers d'anciens ennemis de son clan. Entre combats mortels, vengeance et espérances, il devra affronter des rappels d'un passé aussi bouleversé qu'extraordinaire. »  

Avant toute chose, je tiens à remercier Béatrice de Stédition pour ce service presse.

Nous nous retrouvons cinq mois après l'enlèvement de Kian. Ce dernier est prisonnier de Richard, jusqu'à ce qu'il accepte de donner la main de la femme qui porte leur enfant, à Deven et lui. De son côté Deven n'a de cesse de le rechercher, mais il doit rester maître de lui et surtout surveiller ses arrières, surtout en la personne de Kara. Elle ne les a pas trahit au sens strict du terme, mais sa relation avec Kayhlan ne simplifie pas les choses. Quant à Kayhlan, elle a disparu, laissant derrière elle une "enfant" qui se retrouve accusée de traîtrise envers Richard, et par conséquent à la peine capitale en la laissant pourrir sur place sans une goutte de sang.

 

Audela Integral Back 265x315

Résumé : Oliver Nollan, 23 ans, part en Amérique du sud pour surfer le versant nord de l’Aconcagua avec plusieurs de ses amis. Les vacances prennent fin et il se retrouve à bord du vol 571 en direction de Los Angeles. Ce qu'il ignore, c'est que dans les prochaines minutes qui suivront le décollage, le pilote va perdre le contrôle de l'appareil en survolant la Cordillère des Andes. Lui et huit autres passagers survivront au crash à plus de six mille mètres d'altitude, espérant l'arrivée des secours qui ne viendront jamais. Ils réaliseront qu'ils ne pourront compter que sur eux-mêmes pour sortir vivant de ce piège de glace.

 

Jour 1

Aéroport de Santiago.

— Le vol 571 en direction de Los Angeles. Embarquement immédiat porte D.

En entendant l'annonce résonner dans la salle d'embarquement, Colin Queen rangea son magazine dans sa mallette et se redressa en prenant son bagage à main. Il jeta un rapide coup d’œil sur son portable et l’éteignit avant de se diriger vers une jeune hôtesse. Celle-ci lui prit son billet, vérifia son passeport et lui fit un grand sourire avant de le lui rendre.

— Merci monsieur, et bon voyage sur United Airlines.

Une fois installé à bord de l’avion, à la place 45E, Colin Queen attacha sa ceinture puis lança un coup d’œil sur les autres passagers. Quelqu'un s'assit près de lui et le salua avec un léger accent espagnol.

— Bonjour.

Colin esquissa un léger sourire à la femme qui prenait place sur le siège voisin et tourna les yeux vers le hublot. Il voulait s’imprégner une dernière fois des paysages du Chili. Il n’était resté que trois jours et il lui tardait déjà de rentrer chez lui et de retrouver le luxe et le confort de sa maison. Après de longues minutes, il sentit les moteurs de l’avion se mettre en route. L’appareil roula en direction de la piste de décollage.

— Mesdames, messieurs, bonjour, je suis le commandant Foreman. Bienvenue sur le vol United Airlines 571 en direction de Los Angeles. Le vol durera sept heures et notre équipage se tiendra à votre disposition pour vous apporter des collations. Pendant le décollage, nous vous prions de rester assis et d’attacher vos ceintures. Merci d’avoir choisi notre compagnie et bon vol.

Colin soupira, déjà fatigué à l’idée de devoir passer les sept prochaines heures enfermé dans cet avion. Il sortit néanmoins une revue économique, et la posa sur ses genoux, bien décidé à faire passer le temps.

 

*  *  *

 

Plus loin, dans les rangées, près du hublot, Oliver Nollan soupirait lui aussi. Il allait passer tout ce temps coincé dans cet appareil près d’un homme qu’il détaillait du coin de l’œil. Déjà, il regrettait de ne pas avoir pu rester avec ses amis pour le reste des vacances. Ses yeux se tournèrent vers l’extérieur pour voir l’asphalte défiler plus rapidement. Son avion s’apprêtait à quitter le sol du Chili.

Quelques secondes après le décollage, il put détailler les montagnes au loin, déjà amer et nostalgique. Toute cette neige, ce grand air, ces plaines de verdure formaient un paysage à mille lieues de celui de Los Angeles. Il détourna les yeux tandis que l’ennui le guettait déjà. Balayant du regard l’avant et l’arrière de l’avion, il s’aperçut qu’ils n’étaient pas nombreux dans l'appareil ; cinquante personnes tout au plus, et il avait fallu qu’il se retrouve à côté d’un homme en costume cravate qui ne serait certainement pas très agréable.

 

*  *  *

 

Après que l’avion eut pris sa vitesse de croisière, vers l’avant de l’appareil, Kate Mitchell sortit plusieurs magazines de son sac. Elle baissa la tablette devant sa fille et lui tendit ses crayons.

— Tu restes là ma puce, je reviens.

— Oui maman. 

Elle lui sourit en caressant ses cheveux bruns et se leva afin de marcher entre les rangées. Elle vit un ballon de football tomber à ses pieds et le ramassa avant de le rendre aux deux jeunes hommes qui venaient de se redresser.

— Tenez !

— Merci madame ! répondit l’un d'eux, un sourire charmeur aux lèvres.

Kate lui renvoya son sourire et continua d'avancer afin de rejoindre les toilettes. Dans son dos, un des deux garçons penchait la tête pour la suivre des yeux. Il commenta à son ami :

— Putain ! Ça, c’est mon style de nana !

Son copain lui prit le ballon des mains et se réinstalla dans son siège avant de répondre :

— Je préfère celle qui est deux rangées derrière !

 

*  *  *

 

Ses lunettes sur le nez, Danielle restait concentrée sur son livre. Elle ne prêtait pas la moindre attention à ce qu’il se passait autour d'elle. Il ne lui tardait qu’une chose : arriver à Los Angeles. Elle était venue voir l'un de ses amis qui tenait un haras, et avait voulu s’aérer l’esprit à la suite d’une rupture sentimentale. Elle fut interrompue par un jeune homme qui s'arrêta à sa hauteur :

— Excusez moi ? Je peux m’asseoir ?

Sur le silence de Danielle, il se permit de reprendre:

— J’aurais bien trouvé une excuse bidon du genre que la personne assise à côté de moi prend trop de place, mais je veux pas faire le lourd.

Danielle avait levé ses yeux pour détailler un instant son interlocuteur. Elle finit par lui sourire :

— Vous pouvez… Mais à vos risques et périls, je suis pas du genre bavarde.

Il s'assit, ravi, et lui tendit la main.

— Je ferai la conversation pour deux. Je suis Josh. Enchanté.

— Danielle.

Josh la détailla et se remit correctement sur son siège.

— Alors ? Tenta-t-il. Vous veniez faire quoi au Chili ?

Il hésita et rajouta :

— On peut se dire « tu » ? Parce que j’ai assez donné dans les politesses depuis que je suis là !

Amusée, Danielle tourna une page de son livre et leva les yeux sur lui.

— Ça vous arrive souvent de passer d’une question à une autre comme ça ?

— Je suis du genre pas très clair dans ma tête.

Il réalisa soudain le double sens de sa réponse.

— Enfin non ! Pas du genre psychopathe, non parce que…

Il leva les sourcils et força un sourire, sans réponse à donner.

— Je me perds là!

Danielle sourit davantage, amusée par l'emportement et le caractère plus timide de ce jeune homme qui, elle devait l’admettre, était inhabituel. Lui de son côté, en profita pour la détailler un peu plus.

— Et… Tu veux boire un truc ? reprit-il. Je vais aller voir les hôtesses.

— Tu veux que je réponde à quelle question en premier ? renvoya Danielle.

— La dernière, je vais chercher à boire et tu répondras aux autres après.

—  Oui… Va te rafraîchir un peu.

Josh lui sourit en se levant et une annonce résonna:

— Mesdames, messieurs, nous allons traverser une zone de perturbations. Veuillez regagner vos sièges s’il vous plaît, merci.

Josh se rassit, un peu dépité, et fixa Danielle.

— La fraîcheur attendra !

Danielle garda ses yeux sur son livre, tourna une page et lui répondit sans le regarder :

— Tu as le temps de souffler comme ça.

Josh afficha un air incertain et leva les sourcils. Il prit quelques secondes pour assimiler sa réplique.

— Souffler ?

L’incompréhension du jeune homme fit sourire Danielle. Elle releva son regard sur lui :

— Te calmer, expliqua-t-elle... On dirait que t’es monté sur du deux cent vingt volts là, donc tu peux souffler. Détends-toi.

Josh baissa les yeux en secouant la tête. Visiblement, cette fille le rendait nerveux.

— Ouais, me détendre, c’est ça le problème ! Tu sais ? Ce truc que vous avez les filles à mettre toujours les garçons mal à l’aise. On sait plus quoi faire !

Danielle sourit et plissa les yeux. Elle prit une expression plus secrète et se pencha un peu sur lui.

— Tu veux savoir quelque chose ?

Josh se tendit sur cette proximité et referma ses doigts à l’accoudoir. Il avait ce besoin soudain de se tenir à quelque chose suite aux frissons provoqués par le parfum de Danielle.

— Ouais.

— Au début, les premières semaines, c’est nous qui vous mettons mal à l’aise… Puis, le temps passe, les mois, les années… Les aises se prennent et à la fin, c’est nous que vous mettez mal à l’aise.

Elle se recula dans son siège et ajouta d'un signe de la main.

— Dans un sens très désagréable qui nous oblige à quitter le pays pour ne pas faire de dépression.

Josh leva les sourcils en essayant de comprendre cette longue tirade. Le ton de cette jeune femme avait sonné très accusateur et son malaise ne le quittait plus. L’avion commença à s’agiter sous les turbulences annoncées, mais il ne la quitta pas des yeux.

— Je sais pas trop.

Dieu savait que Danielle ne parlait pas pour ne rien dire. Elle était la mieux placée pour aborder ce type de sujet depuis sa rupture avec son compagnon. Une rupture qui l’avait poussée à quitter les États-Unis pour plusieurs semaines. Mais elle avait compris : elle avait fait le bilan de trois ans de vie commune et rentrait chez elle en pleine forme. Elle reporta son regard sur le livre.

— Tu sais quoi ? Laisse tomber, Joey…

— Josh… Je m’appelle Josh ! corrigea le concerné.

Il préféra ne rien ajouter en voyant qu’il la dérangeait.

*  *  *

 

— Mesdames, messieurs, nous allons de nouveau entrer dans une zone de turbulences. Merci de rester assis, vos ceintures attachées.

Colin soupira d’agacement et continua de tourner les pages de son livre. Il détestait les avions, surtout quand le ciel était nuageux ou perturbé par les intempéries.

Une heure passa, puis deux.

Tandis qu’il mangeait son sandwich, il tourna son regard vers le hublot. Le ciel était dégagé. Les nuances entre le bleu azur du ciel et le manteau blanc des montagnes enneigées étaient éblouissantes. Le chariot de ravitaillement s'arrêta à son niveau.

— Vous désirez prendre un thé, un café, un chocolat ?

Colin regarda l’hôtesse puis l’homme assis à ses côtés qui lui faisait un léger signe de tête.

— Allez-y, je vous en prie, lui fit-il poliment.

— Ce sera un thé, s’il vous plaît.

Dès que l'hôtesse se tourna vers son chariot pour récupérer une tasse, une légère secousse se fit ressentir. Colin fronça les sourcils, inquiet. Ces perturbations depuis le décollage ne le rassuraient pas, d'autant qu'il n'était jamais vraiment à l'aise en avion. Il prit son gobelet, mais n’eut pas le temps de l’amener à ses lèvres qu’une autre secousse, plus violente, secoua l’appareil. Le liquide chaud se renversa sur ses cuisses, lui brûla la peau à travers le tissu de son pantalon. Son regard fut attiré par le hublot où il put voir le sommet des montagnes se rapprocher dangereusement. L'instant suivant, l’appareil se retrouva brutalement secoué. Des cris retentirent dans la cabine. Des masques à oxygène tombèrent du plafonnier devant les passagers. Une autre secousse se fit ressentir, puis une autre plus violente. Les mains agrippées aux accoudoirs, le regard rivé sur le hublot, Colin fut saisi d'effroi en voyant l'aile arrachée. Des sacs et des valises s’écroulèrent sur le sol, relâchés par les soutes ouvertes à cause des turbulences. Les lumières de l’appareil clignotèrent, court-circuitées. Pris de panique et tétanisé par la peur, Colin se recroquevilla sur son siège, le visage baissé, les paupières fermées.

Tout se passa vite, trop vite, trop brutalement. Entre deux secousses, au milieu des cris affolés des passagers, un long craquement se fit entendre au niveau de la queue de l’avion. Alors le froid s'engouffra dans l'appareil. Avec la vitesse, le vide aspira les sièges, les passagers, les valises et tout ce qui se trouvait à sa portée. Le froid pénétra l’appareil et Colin reçut de la neige en plein visage, lui glaçant le sang. Il tourna la tête vers l’homme à ses côtés. Il le savait, l’avion allait s’écraser. Il mourrait dans les prochaines secondes. De l'immense trou béant à la place de la queue derrière lui, une force le tira, l’aspira. Seule sa ceinture le maintenait encore dans son siège. D’autres cris retentissaient, d’autres bruits de fracas résonnaient. Il n'entendait plus le moteur à présent. Le sifflement venait-il du vent ? De la vitesse ? L’appareil glissait-il sur l’air ? Était-il déjà mort ? Il eut le malheur de tourner le visage pour voir l’ampleur de cette catastrophe. Les autres passagers derrière eux n’étaient plus là. La queue de l’avion s’était brisée, détachée. Il vit une femme sur son siège disparaître dans les airs. Il se détourna, bouleversé, désemparé. La seconde suivante, un choc brutal le plongea dans l'inconscience.

 

A suivre dans la version intégrale

 

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Note de l'auteur : Un roman inspiré d'une histoire vraie, celle du crash d'un avion dans la Cordillère des Andes en 1972, réadapté dans une romance moderne mettant à l'honneur l'amour au masculin.

 

David Cooper" src="/images/stories/virtuemart/product/deimos3-amazon.jpg" alt="Le Sang des Gladiateurs - David Cooper" width="250" border="0" />Résumé : 90 après J-C. Aquilée est une ville réputée pour ses combats de gladiateurs qui s'affrontent dans ses arènes aussi célèbres que celles de Capoue. Hadrien, fils du Consul Quintus Sarrius Valerius, va rencontrer Seylan, un Calédonien, acheté par son frère Arius, esclave offert à son père pour combattre à son tour dans l'arène. Tout un monde sépare les deux hommes prêts à tout pour se retrouver.

 

Extrait N°1 

La ville d’Aquilée était considérée comme une seconde Rome par ses richesses, son développement et sa splendeur. Auguste, premier Empereur de Rome, l’avait proclamée capitale de la dixième région d’Italie. Mais la ville d’Aquilée était avant tout célèbre dans l’Empire, grâce à son ludus renommé : le ludus de la maison Valerius qui réunissait les meilleurs gladiateurs, ceux adulés par le peuple, mais aussi par les hauts fonctionnaires de l’Empire.

Les plus grands ludi rivaux au ludus de Valerius étaient installés dans les provinces de l’Empire : Capoue, Ancyre, Thessalonique, Pergame ou Alexandrie, mais l’Empereur Domitien exigeait de ses gladiateurs qu’ils soient entraînés dans la maison Valerius ou, plus précisément, la maison de l’honorable Consul Quintus Sarrius Valerius. D’autres ludi étaient nés à Aquilée, deux maisons concurrentes qui offraient au ludus de Valerius des combattants de choix pour garder intacte la réputation du Champion d’Aquilée : Cyprus.

Debout sur la terrasse du premier étage donnant sur la grande cour d’entraînement du Ludus, Hadrien regardait les hommes de son père suinter, saigner sous les assauts de leurs alter ego. Il savait que la plupart de ces hommes étaient composés de volontaires, en quête de gloire, d’argent, mais nombreux étaient les esclaves qui n’avaient pas choisi de mourir. Les plus résistants pouvaient vivre jusqu’à trente ans, payer leur liberté ou la gagner dans l’arène, mais beaucoup mouraient deux ou trois jours après leur arrivée, affaiblis par les entraînements rigoureux. Tous ceux qui pénétraient dans l’enceinte de la maison renommée de Valerius savaient à quoi s’attendre. Au regard d'Hadrien, ces lieux étaient une prison déguisée, des catacombes où tous finiraient par mourir. Son illustre famille n’y voyait que profit, honneur et fortune, mais il n’était question que d’orgueil pour les maîtres autant que pour leurs esclaves.

— Je veux partir, fit Hadrien.

Ses mains posées sur le rebord épais du balcon, il regarda son père près de lui. Le Consul Quintus Sarrius Valerius ne quittait pas son éternel sourire face à ce spectacle dont il ne se lasserait jamais.

— Père ? Vous m’écoutez quand je vous parle ? l'interpella-t-il.

— Tout le monde n’entend que toi, dit-il d’un ton amusé.

— Ma place est à Rome !

Le Consul accorda enfin à son fils l’attention qu’il réclamait et le regarda :

— Tu ne pourras suivre le Cursus honorum. Ta jambe te fera échouer aux tests d'autant que tu n'as aucune formation militaire.

Hadrien avait déjà entendu ces reproches. Sa chute de cheval, quand il n'avait alors que sept ans, l'avait rendu infirme et boiteux de la jambe droite. Peut-être n'était-il pas aussi habile et rapide que tous ces hommes, mais la nature l'avait doté d'autres atouts indispensables pour devenir chef de guerre.

— C’est vous qui faites les lois, rappela Hadrien. Faites en sorte que je sois éligible et je vous montrerai de quoi je suis capable. Vous m’avez voulu éduqué et maintenant que je m’intéresse à la magistrature et à la guerre, vous ne souhaitez plus que j’apprenne. Cela n’a pas de sens. Je ne tiens pas à rester ici une année de plus au milieu de vos bêtes de foire. J’en ai assez d’entendre leurs cris, de voir leur sang couler et de respirer la poussière qu’ils soulèvent lors de leurs entraînements.

Les mains dans le dos, Sarrius reporta son regard sur la cour et notamment sur Cyprus, l'un des champions d’Aquilée.

— Tu as le temps de partir à Rome et tu rencontreras les meilleurs précepteurs de l’Empire. Mais avant tout, continue d’apprendre les enseignements d’Auxilius et il sera temps pour toi de te marier.

Hadrien croisa les bras :

— Je n’ai aucune envie de me marier.

Une femme avança aux côtés du Consul Valerius et répondit à cette objection :

— Tu feras ce que t’ordonne ton père, Hadrien.

Ce dernier lança un regard à sa mère, Flavia Valerius. Celle-ci avait toujours pris grand soin de veiller à lui inculquer les valeurs de Rome et voulait pour lui la meilleure des épouses.

— Quand partez-vous pour Rome ? demanda-t-il.

— Tu le sauras bien assez tôt, fit Flavia.

Hadrien s’agaçait. Il n'était pas de nature très patiente. Les portes de la cour s’ouvrirent à cet instant et le laniste Commidus ordonna à chaque homme de se reculer contre le haut mur d’enceinte.

Plusieurs chevaux entrèrent et Hadrien reconnut son frère Sextus Arius Valerius, en tête du cortège. Plus âgé que lui de quatre années, Arius ne cachait à personne ses penchants pour les jeunes garçons. Hadrien se souvenait très bien des jeux étranges que son frère avait tenté de lui imposer dans leur enfance.

 Il entendit sa mère se ravir :

— Quelle merveilleuse surprise, Arius est enfin de retour !

Une joie qu'Hadrien ne partageait pas. Leur père avait nommé Arius légat, homme de loi de l’Empire, et lui avait commandé de rejoindre les régions du Danube pour combattre les Daces. Le traité de paix signé, Arius était donc de retour après deux années d’absence. Derrière lui, plusieurs hommes posèrent pied-à-terre. Deux esclaves de la maison Valerius refermèrent les portes de la grande cour et Arius annonça :

— Père, je vous ai ramené un présent qui vous ravira.

Il fit signe à deux de ses soldats d’amener son bien et Hadrien fronça les sourcils quand son regard se posa sur un homme d'une vingtaine d'années, un esclave aux cheveux mi-longs bruns, au visage souillé de terre et au regard qui croisa très vite le sien. Les traits de cet esclave ne lui indiquaient pas ses origines, mais à en croire sa tenue, ses haillons sales, déchirés, ainsi que ses blessures, Hadrien devinait les traitements que les hommes d’Arius avaient dû lui infliger.

— Qu’on le nettoie, fit Sarrius à son fils. Et qu’on me le monte que je le vois de plus près.

Hadrien rajusta sa toge couvrant ses épaules sur sa tunique et recula :

— Je vais en ville, fit-il à ses parents.

Sa mère le suivit des yeux.

— Sois de retour pour le dîner avec Arius. Sa présence est une bénédiction des Dieux et je compte sur toi pour le féliciter.

Hadrien ne répondit pas et traversa l’atrium, pièce centrale de la villa où se tenaient les réceptions avec les habitants fortunés d’Aquilée.

Flavia Valerius entra à son tour dans l’atrium et saisit le verre d’eau qu’une des esclaves lui apportait. Elle s’arrêta près du bassin qui trônait au milieu de la pièce, l’impluvium, rempli d’eau de pluie recueillie par le toit ouvert qui éclairait la pièce. Des gravures ornaient les murs, des bustes de marbre décoraient les lieux et les esclaves de la famille se hâtaient de préparer le buffet et de ramener le vin. Flavia regarda son époux :

— Je compte sur toi pour que notre fils ne reparte pas en guerre.

— J’ai d’autres projets pour lui, fit Sarrius Valerius.

Arius arriva dans l’Atrium et vint prendre sa mère dans ses bras avant de constater le regard fier que son père lui portait.

— Père, mère, je suis heureux d’être enfin de retour et davantage de vous trouver ici. Je vous croyais à Rome !

— Je devais m’entretenir avec Commidus au sujet d’importants projets à Rome, répondit Sarrius.

— Des projets qui impliquent un laniste ? s’interrogea Arius.

— Des projets qui impliqueront la gloire de la maison Valerius. Notre Empereur fait construire quatre Ludi à Rome, à côté du Colisée, le ludus Magnus, le ludus Matutinus, le ludus Dacicus et le Ludus Gallicus. Les travaux seront bientôt terminés et il m’a prestement demandé d’envoyer notre laniste pour diriger le Ludus Gallicus. Mais si tu es de retour, je serai rassuré de te savoir à Rome pour représenter la maison Valerius. Qu’en penses-tu ?

Arius se tendit et Flavia constata son recul face à l’annonce de son époux.

— Je suis un légat, fit-il. Et vous voulez m’envoyer faire le travail d’un laniste ? N’ai-je donc pas rempli les honneurs que vous attendiez de moi contre les Daces ?

— Tu te méprends sur mes intentions, répondit Sarrius. Je ne t’envoie pas à Rome pour être laniste, mais pour faire valoir ta position, pour montrer ton retour et t’avoir à mes côtés au Sénat.

Ces précisions firent davantage sourire Arius dont l’ambition ne faiblissait pas au fil des années.

— Dans ce cas, je ne peux que me plier à ta volonté

Le nouvel esclave, ramené par Arius, se présenta dans la pièce, entouré par deux gardes en armure. Lavé, une simple étoffe sombre, un subligaculum, couvrait son  bassin. Ses cheveux mi-longs lui arrivaient aux épaules, cachaient les contours de ses joues.

Arius se réjouit aussitôt et le présenta à son père en le désignant d’un geste du bras.

— Père, je vous présente ma dernière trouvaille, annonça-t-il fièrement. Je l’ai acheté sur un marché en Illyrie, sur la route du retour. Vous plaît-il ?

Sarrius examina l’esclave et Flavia s’en approcha et le contourna. Cet homme était bien formé et sa peau peu abîmée malgré quelques cicatrices.

— Il n’a pas grande valeur si tu t’en tiens aux marques sur sa peau.

— Je l’ai eu pour quelques deniers, mère. Mais il est résistant et jeune. Il pourra vous servir pour de longues années.

Flavia s’arrêta dans le dos de l’esclave et aperçut un dessin gravé au-dessus de ses fesses représentant une croix à l’intérieur d’un rond. Les traits épais, parallèles aux autres étaient de couleur bleu foncé.

— Quel est ce dessin étrange ?

— Un tatouage celte, expliqua Arius. D’après l’un de mes soldats, cet homme faisait partie d’une tribu calédonienne.

Flavia revint sur ses pas, se posta près de son époux en prenant son bras.

— Bien, il remplacera Eono. Quel est son nom ?

— Peu importe, répondit Arius. Appelez-le comme il vous conviendra.

Sarrius prit enfin la parole et s’adressa à l’esclave :

— Ôte ton subligaculum !

Arius attendit que l’esclave s’exécute, mais celui-ci n’en fit rien, son regard droit devant lui. Il répéta d’un ton plus sec :

— Ton maître t’ordonne de te déshabiller !

Flavia resta sceptique :

— Comprend-il seulement notre langue, Arius ?

— Il la comprend, mère, acquiesça-t-il.

Il regarda ses hommes :

— Déshabillez-le.

Les deux gardes s’avancèrent vers l’esclave, mais celui-ci se saisit d’un de leur glaive dans son fourreau avant de l’enfoncer dans le ventre du premier garde. Très vite, le deuxième brandit son arme dont la lame se heurta à celle de l'esclave dans un tintement de métal. L'esclave le repoussa d’un violent coup de pied, lui trancha la gorge sans tarder, mais sentit une lame se poser sur sa jugulaire. Une dizaine d’hommes l’encercla face à la mine ahurie et choquée de Flavia Valerius. L’esclave fut alors saisi et maîtrisé, mais Arius se posta devant lui, le regard noir :

— Tu vas payer pour ce que tu as fait.

Il brandit sa lame, prêt à l'exécuter, mais son père retint son bras. Sarrius n’avait pas manqué de constater l’agilité de cet homme ainsi que sa force.

— Attends, Arius. Nous avons peut-être sous-estimé la valeur de ton cadeau, dit-il.

Il regarda les hommes venus en renfort et leur ordonna :

— Descendez-le aux cellules !

Les gardes s’exécutèrent et Arius se tourna vers son père, l’air interdit :

— Cet homme mérite la mort, père. Pourquoi épargnez-vous sa vie après pareil affront ?

Sarrius esquissa un léger sourire.

— Les hommes qui savent se battre sont précieux. Nous verrons demain si cet esclave manie le glaive de façon aussi adroite face à nos champions.

Arius resta surpris par pareille suggestion. Il n'avait pas  choisi cet homme pour devenir un gladiateur, mais un simple esclave.

— Maintenant, célébrons ton retour, reprit Sarrius et raconte-nous tes aventures.

*   *   *

La porte en fer de la cellule se referma derrière lui après avoir été jeté à l’intérieur par deux gardes. Le sol en terre battue sentait le sang, la transpiration et la mort comme les murs souillés par le temps. Deux grilles à barreaux de fer entouraient la cellule et lui laissait entrevoir un couloir sombre où des voix, des bruits et des pas lui parvenaient. Il n’avait rien de plus à faire qu’attendre, acculé tel un rat dans une cage, à la merci de ces maudits romains. Il ne savait dire à quel endroit il se trouvait, mais devinait qu’il y serait prisonnier jusqu’à sa mort. Pouvait-il au moins songer à une évasion ? Par la décoration de la pièce à l’étage, il avait constaté l’aisance de la famille romaine. Loin d’être dupe, il savait reconnaître la richesse. Les mains resserrées autour des barreaux, ses yeux tentaient vainement de trouver une issue. Les voix qu’il entendait appartenaient à des hommes et il se demandait ce que les Romains lui réservaient. Il n’avait pas faibli face à leurs coups, leurs agressions jusqu’ici et ne comptait pas leur offrir le plaisir de le voir désemparé et offert à eux. Il se réjouissait au moins d’avoir tué ces deux gardes à l’étage.

Il se recula de la grille quand il entendit des pas approcher et aperçut deux hommes vêtus comme lui d'un subligaculum. L’un était brun aux yeux sombres et l’autre, blond aux yeux bleus. Leur tenue révélait leur position d’esclave au même titre que la sienne. Son regard s’attarda un instant sur le blond qui le dévisageait tout en s’arrêtant devant la grille.

— Alors c’est toi que le légat a ramené ? fit l’esclave aux cheveux bruns.

Le concerné ne prit pas la peine de répondre, méfiant. Il préféra détailler l’allure du deuxième, observer sa silhouette. Il le vit arborer un petit sourire narquois avant de l’entendre à son tour.

— Tu as perdu ta langue ?

Ce dernier fronça les sourcils en remarquant un accent familier dans le son de cette voix.

— Ils lui ont peut-être arraché, plaisanta l’autre.

Le blond remarqua le regard insistant que le nouveau posait sur lui. À en croire sa musculature, il devinait qu'il serait, dès le lendemain, dans la cour d’entraînement. Il tira son ami par le bras.

— Viens… Nous verrons bien assez tôt s’il sait parler quand il suppliera qu’on l’achève.

L'esclave les vit s’éloigner sans avoir prononcé la moindre parole.

 

Extrait N°2

Seylan tentait de garder la tête froide devant le fils du Consul, mais n’y parvenait pas. Celui-ci dégageait un tel calme, une si grande beauté que ses rancœurs envers les Romains disparaissaient en sa présence. Cette sortie avec le maître faisait-elle aussi partie des attributions de gladiateur ?

— Vais-je devoir me battre ? demanda-t-il.

— Minerve nous en préserve, répondit Hadrien.

L’esclave revint avec la tenue de Déimos, sans l’armure, comme demandé par le Dominus Hadrien. Ce dernier se recula, mais son regard ne se détourna pas de Seylan quand le seul tissu destiné à le couvrir tomba. Hadrien perçut une douce fièvre revenir en contemplant les formes de Seylan. Les Dieux avaient été généreux à son égard. Son corps ne portait pas la moindre imperfection et les quelques cicatrices marquant sa peau semblaient être gravées sur lui pour accentuer sa beauté.

Luria attacha le subligaculum autour de ses hanches. Quand Seylan fut ainsi vêtu, les esclaves s’écartèrent et Hadrien osa s’approcher davantage, son regard vert sur la blessure de sa jambe qui ne semblait pas guérir. Il remonta ses yeux clairs dans ceux de Seylan et demanda :

— As-tu encore mal ?

Seylan s’était laissé faire, mais avait gardé son attention sur le fils du Consul. Dans sa toge de couleur bleu clair, le vert de ses prunelles brillait davantage.

— Non, répondit-il.

Hadrien ne se formalisait pas du fait que Seylan ne ponctue pas ses réponses par « Dominus ». Contrairement à son frère, il lui répondait et le regardait droit dans les yeux. Les siens se baissèrent sur la blessure, mais remontèrent sur la cicatrice épaisse qui marquait le bas de son ventre. Il osa y poser ses doigts et frôla la peau de Seylan.

— Qui t’a fait cela ? demanda-t-il dans un doux frisson.

Seylan venait de trembler au contact des doigts fins d'Hadrien. Ses muscles s’étaient tendus et ses poils hérissés aussi subitement qu’un vent froid et glacial pouvait le faire. Pourtant, cette sensation lui était plus qu’agréable et la température n’avait rien à voir avec celle de l’hiver. Son regard se posa sur la main d'Hadrien au niveau de son ventre et il répondit d’une voix plus éraillée :

— Un légionnaire.

Hadrien aurait fait fouetter ce dernier jusqu’à ce que mort s’ensuive pour avoir abîmé ce corps d'une beauté inégalable. Il demanda encore :

— Est-il mort ?

Seylan riva aussitôt ses yeux dans les siens pour en apprécier l’éclat. Les parfums du fils du Consul l’embaumaient tout entier.

— Je lui ai tranché la gorge, répondit-il. Il ne pourra plus blesser personne là où il est.

Hadrien esquissa un léger sourire sur cette réponse et observa Seylan d’un regard plus intense. Il ne résista pas à l'envie de poser ses doigts fins sur son visage ténébreux et traça sur sa peau veloutée une lente caresse qui accentua les réactions fiévreuses de son corps.

— Laissez-nous, ordonna-t-il aux autres esclaves qui quittèrent rapidement la salle des bains.

Hadrien souhaitait se retrouver seul avec Seylan, profiter d’un bref instant d’intimité. La lueur vive dans le regard du Celte lui indiquait la réciprocité de ce que lui-même ressentait. Mais Hadrien n’avait jamais perçu une telle attraction envers quiconque.

— J’ai entendu dire que nos soldats ne parvenaient pas à franchir les montagnes de Britannia. Que les tiens résistaient… Alors je me suis demandé comment et pourquoi un guerrier tel que toi s’était retrouvé esclave en Illyrie.

Seylan sentait son cœur taper plus fort et plus vite dans sa poitrine. La proximité du fils du Consul lui provoquait des réactions euphorisantes. Il avait cessé de respirer dès que les doigts d'Hadrien avaient glissé sur sa joue. De telles caresses le faisaient vaciller. Ces assauts divins avaient raison de lui et de la dureté naturelle qu’il arborait dans la cour d’entraînement. Bien sûr, il se laissait faire, appréciait pour une fois, son rôle d’esclave.

A suivre dans la version intégrale.

 

David Cooper" src="/images/stories/virtuemart/product/deimos3-amazon.jpg" alt="Le Sang des Gladiateurs - David Cooper" width="250" border="0" />Format ebook PDF + Epub : COMMANDER

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Un roman adapté du livre "Sang et Honneur" de Kyrian Malone et Jamie Leigh rédigé en 2011, revu et corrigé par David Cooper dans une romance MxM.